Archive pour janvier 2010

Sommaire du jeudi 28 janvier 2010

Jeudi 28 janvier 2010

Irak, le pétrole un cadeau empoisonnéSatellites : Irak, le pétrole un cadeau empoisonné
L’Irak détient 11 % du pétrole mondial et le pays est toujours occupé par les États-Unis. L’Irak vient de mettre aux enchères de gros gisements de pétrole en décembre dernier.
Vainqueurs : le russe Loukoil, et l’anglo-néerlandais Shell.
Avec ces majors étrangères, le pétrole va bientôt jaillir par millions de barils. Mais les Irakiens en seront-ils les bénéficiaires ? Début de réponse par nos satellites.

Domino : Vins français : combien de degrés (de latitude) ?
Vins français : combien de degrés (de l’attitude) ?S’il est une profession qui voit bien que la température monte, ce sont les viticulteurs. Eux, le réchauffement du climat, ils le ressentent dans les vignes et même dans le goût, dans la qualité du vin. Les vignobles traditionnels sont menacés. Mais comme souvent sur la planète, le malheur des uns fait le bonheur des autres et les pays du nord vont peut-être récolter la mise, c’est-à-dire se mettre à leur tour à faire du vin. Avec qui sait un Champagne made in Grande-Bretagne.

Planète durable : Les Global Music AwardsLes Global Music Awards

Si vous êtes un fan de musique, vous savez bien que dimanche a lieu la cérémonie des Grammy Awards. Toute la planète “Music” va défiler à Los Angeles.
Nous avons choisi de nous concocter notre petite cérémonie à nous : les Global Music Awards.
Global récompense ce soir la musique verte et les groupes qui pensent à la planète.

Zoom sur – Les super-productions écolos

Mercredi 27 janvier 2010

Qu’ils soient contemplatifs ou catastrophistes, les super-productions écologiques se font une place dans le box-office. De « Une vérité qui dérange » à « Océans », de « Home » au « Syndrome du Titanic », petite revue critique de ces films à gros budget et à forte tendance environnementale.

Et vous, comment jugez-vous ces super-productions écologiques ? Sont-elles nécessaires ? Convaincantes ? Superflues ? Hypocrites ? Laissez votre avis en commentaire.

Et si vous voulez creuser la question, retrouvez les articles du journaliste dubitatif Serge Kaganski sur le site du magazine Les Inrockuptibles, (re)visionnez les bandes-annonces des block-busters sur Allociné ou Kino pour l’Allemagne. Enfin, retrouvez les sites de Home, Le syndrome du Titanic ou encore The Age of Stupid.

Zoom sur – La tribu de l’open source

Mercredi 27 janvier 2010

Les partisans de l’ »open source » sont allergiques aux brevets : pour eux, les inventions ça se partage ! Ces Géo Trouvetou partagent tous leurs plans sur internet, afin qu’ils puissent profiter au plus grand nombre. Rencontre avec des inventeurs très partageurs.


Ca y est, vous voulez vous convertir à l’open source ? Pour remonter aux racines du mouvement, une visite au petit pingouin de Linux s’impose. Rendez-vous ensuite sur le site Rep-rap, pour fabriquer votre machine à cloner des objets en plastique. Ou sur le site Oswash, qui explique comment bricoler votre propre machine à laver.  Bonnes expériences !

Sommaire du Mercredi 27 janvier 2010

Mercredi 27 janvier 2010

Planète Durable – Cinéma : les super-productions écolosles super-productions écolos
Qu’ils soient contemplatifs ou catastrophistes, les super-productions écologiques se font une place dans le box-office. De « Une vérité qui dérange » à « Océans », de « Home » au « Syndrome du Titanic », petite revue critique de ces films à gros budget et à forte tendance environnementale.

La tribu de l'open sourceLa toile verte – La tribu de l’open source
Les partisans de l’ »open source » sont allergiques aux brevets : pour eux, les inventions ça se partage ! Ces Géo Trouvetou partagent tous leurs plans sur internet, afin qu’ils puissent profiter au plus grand nombre. Rencontre avec des inventeurs très partageurs.

Focus – Qui veut la peau des éoliennes ?Qui veut la peau des éoliennes ?
Ils se battent contre des moulins à vent. Les anti-éoliens sont pugnaces et de plus en plus influents en France. A leurs yeux, les hélices sont laides, bruyantes et peu efficaces. Mais quels sont les moyens de pression de ces anti-éoliens ? N’y a-t-il pas quelques arrières-pensées politiques là-derrière ? Enquête.

Angola, alerte rouge au pays de l'or noirImage satellite – Angola, alerte rouge au pays de l’or noir
Dimanche a lieu la finale de la CAN, la Coupe d’Afrique des Nations de football. Et ça se passe en Angola, un pays de pétrole, de diamant et… de corruption. Ces enjeux ont d’ailleurs endeuillé la compétition, avec l’attaque de l’équipe togolaise avant même le premier match. Une attaque aux relents d’hydrocarbures, comme nous le racontent nos satellites.

Dans « Océans », les abysses manquent de fond

Mardi 26 janvier 2010

OcéansCe mercredi sort « Océans », la fresque des mers de Jacques Perrin. Le réalisateur nous a déjà emmenés à la découverte du monde des insectes, avec « Microcosmos »,  puis emportés dans les airs avec « Le peuple migrateur ». Que vaut donc cette découverte des océans ? Aurélien Francisco Barros, qui rejoint la communauté de nos Eco’respondants, est lui-même réalisateur de documentaires et environnementaliste. Il s’est incrusté à l’avant-première.

Quand je suis entré dans la salle de projection, à deux pas du grand aquarium de La Rochelle, j’étais comme un petit garçon. « Océans », ça fait longtemps qu’on en parle, qu’on nous offre des images sur internet pour faire monter la sauce. On nous avait promis le monde des mers comme nous ne l’avions jamais vu.

Là dessus, pas de souci, je n’ai pas été déçu. J’ai regardé avec bonheur les majestueuses baleines évoluer dans une pénombre bleutée, filmées sans lumière artificielle, ou alors si discrète qu’on ne la voit pas. Vous pouvez en être sûrs, aucun mérou n’a été réveillé par une lampe torche pendant le tournage d’Océans*. Les bateaux et les humains sont filmés comme d’autres animaux, qui subissent et vivent la puissance des océans. La photographie est sublime, le commentaire rare, pour laisser place à l’émerveillement et souvent à l’humour. Et la magie opère. Nous redevenons ces petits enfants qui rêvaient de mettre un bonnet rouge et d’embarquer sur la Calypso du Commandant Cousteau.
Mais c’est sans compter la partie « à message », où Jacques Perrin parle à un enfant, comme l’aviateur au Petit Prince. Il lui explique tous les maux que l’homme fait subir aux baleines, aux tortues et aux dauphins. Les scènes de pêche et de mutilation de requin sont aussi horribles que le reste du film est beau. Telles des veines néfastes, les cours d’eau déversent le poison des hommes sur les poissons. C’est bien d’en parler, c’est sûr. La surpêche aveugle et la pollution chimique de nos villes sont des fléaux bien connus pour les océans. Mais ils sont loin d’être les seuls.

© Pathé Distribution

© Pathé Distribution

J’aurais tant aimé que la voix grave et posée de Jacques Perrin nous parle du continent de plastique dans le Pacifique Nord ou de la pollution sonore qui a envahi le « monde du silence » ! Je rêvais qu’il nous rappelle que les océans respirent, et que c’est dans cette respiration que 70% de notre oxygène est produit. Mais non, au lieu de cela, il se contente d’esthétiser ce qui est déjà connu.

C’est au moment où Jacques Perrin a parlé de la biodiversité que je me suis  fâché tout rouge : il nous exhorte à la préserver mais sans jamais nous dire pourquoi ! On se doute que ce n’est pas seulement parce que les baleines sont jolies, les dauphins vachement sympa et les manchots super rigolos. On sent qu’il y a des enjeux plus importants, que c’est aussi l’avenir des hommes qui est en jeu dans celui des espèces. Mais rien, pas un mot. Comme si, en cette année mondiale de la biodiversité, nous n’étions pas assez grands pour comprendre.

Avec ses images fabuleuses, Jacques Perrin crée un état de grâce. C’est dans ces moments où nous sommes sous le charme, où chaque mot prend du poids, que nous pouvons être sensibilisés en profondeur. Mais non, notre soif de comprendre n’est pas assouvie. C’est dommage.

© Pathé Distribution

© Pathé Distribution

Ne renoncez pas pour autant à aller voir le film. Si j’essaie de mettre un peu d’eau de mer dans mon vin, je suis heureux du moment passé sous la mer avec Jacques Perrin et son équipe. Ils nous font oublier le monde des humains, à tel point que lorsqu’un homme-grenouille apparaît, au bout d’une heure et demie, il a l’air sacrément laid et ridicule devant toutes ces bestioles majestueuses.
Comme disait le Commandant Cousteau, « les gens protègent ce qu’ils aiment ». « Océans » ravive l’amour que nous avons pour ce monde mystérieux et c’est déjà ça.

Aurélien Francisco Barros**

*Référence à un célèbre sketch de Patrick Timsit où il parle du Commandant Cousteau qui va faire « chier » les mérous avec une lampe torche.
**Réalisateur de « Base Zéro – des pauvres et des pierres », coup de coeur du festival du film d’environnement de Noirmoutier en 2008 et de « Geraldo Espindola – um Matogrossense na França », Rede Globo, 2006.