Archive pour mars 2010

Des éditeurs « écolo-compatibles » ?

Jeudi 25 mars 2010

Peut-on être écolo lorsqu’on a pour métier d’éditer des livres, de noircir des montagnes de papier et de faire couler des fontaines d’encre ? Sept éditeurs ont décidé de relever le défi. Ils se sont baptisés « les éditeurs écolo-compatibles » et vont signer une charte environnementale à l’occasion du Salon du Livre de Paris qui s’ouvre ce 26 mars. L’un d’entre eux, Thomas Bout, des éditions « Rue de l’échiquier », nous lance son cri du cœur écolo.

Editeur plante« Éditeur écolo-compatible » : voilà une appellation qui en fera sourire plus d’un… Et tant mieux, puisque c’est aussi le but !

Parmi les sept maisons d’édition indépendantes qui font partie de ce nouveau collectif, Rue de l’échiquier est la petite dernière : nous sommes présents en librairie depuis seulement un an… Pendant près de 15 ans, mon associée et moi-même avons d’abord pratiqué notre métier dans de grands groupes, bien à l’abri derrière notre bureau cloisonné d’éditeur : il était finalement assez confortable de laisser à d’autres (au service « fabrication », aux services « généraux », etc.) la responsabilité de décider à notre place de l’impact environnemental de notre activité.

Cette tranquille ignorance, plus ou moins inconsciente il faut bien le dire, n’est plus de mise : désormais, à l’échelle bien modeste de nos 10 à 12 parutions annuelles, c’est nous qui décidons. Par exemple, d’utiliser du papier recyclé pour notre catalogue ou un papier FSC pour nos livres (produit à partir de forêts gérées de manière écologique) ; ou de travailler avec un imprimeur titulaire du label Imprim’Vert et situé à moins de 500 km de nos locaux afin de limiter les émissions de CO2. Et puis, comme le diable se cache dans les détails, nous avons également décidé de remiser notre machine Nespresso au profit d’une bonne vieille cafetière…

COUVE_Henckel-SitesTrès clairement, nous nous inscrivons dans une dynamique de réduction de notre empreinte carbone. Nous sommes à ce titre ouverts à la discussion, désireux d’apprendre de nos confrères plus avancés en la matière. Sans pour autant nous mettre à déprimer parce que la route est longue. Dans la fameuse « sobriété heureuse » que Pierre Rabhi appelle de ses vœux, l’idée du bonheur nous semble tout aussi importante que celle de la sobriété ! La culpabilisation est contre-productive, c’est notre conviction. La compétition entre ceux qui auront le meilleur bilan carbone nous semble relever de la stratégie de bac à sable, et nous nous garderons donc de donner des leçons à qui que ce soit. Car c’est un fait : notre merveilleux métier d’éditeur nous conduit à faire souvent le grand écart entre des convictions chevillées au corps et les compromis du quotidien, entre un fantasme de pureté et la réalité.

À ce jour, l’éco-compatibilité dont nous sommes la plus fière tient dans le contenu de nos livres, dans le fait que nos auteurs cherchent tous à réinventer le monde dans lequel nous vivons, à offrir à nos lecteurs un éclairage nouveau sur des questions essentielles. Oui, nous avons l’ambition que chacun de nos livres soit unique. Qu’il soit d’abord l’objet de notre désir profond d’éditeur pour espérer rencontrer — soyons fous ! — le désir d’un lecteur.

Couve-Bureaux-SitesC’est d’ailleurs deux de nos auteurs que je mentionnerai pour finir. Tout d’abord Jean-Guy Henckel, au coeur de notre livre Dans un pays de cocagne. Il est fondateur du Réseau des Jardins de Cocagne, qui permet la réinsertion de 3 000 personnes par an en distribuant des paniers de légumes biologiques à près de 20 000 familles adhérentes : « Nous sommes des “gestionnaires de tensions”. Dans ce type de travail, on gère des tensions, voire des paradoxes en permanence. Et il y en a beaucoup… Nous sommes donc sujets à la critique. »

Et aussi Claude Bureaux, qui a été jardinier au Jardin des Plantes de Paris pendant plus de 40 ans. Dans Sur les pas d’un maître jardinier, il explique qu’avant de se convertir résolument au jardinage bio, il a été l’un des plus grands pollueurs que la Terre ait porté…

Il serait donc malvenu d’emprunter ici la posture de l’écolo-incorruptible, bilan carbone optimal et ISO dans tous les sens… Nous pensons que l’intérêt de ce nouveau collectif, qui voit le jour à l’occasion du Salon du Livre de Paris, est aussi de s’ouvrir à des maisons d’édition, qui, comme la nôtre, savent qu’elles peuvent mieux faire…

A défaut d’être complètement écolo-compatibles… je dirais que nous sommes compatibles avec les écolos.

Thomas Bout, pour les éditions Rue de l’échiquier

Sommaire du jeudi 25 mars

Jeudi 25 mars 2010

PLA 44 bisSatellite – La planète face au Sida
Le Sidaction c’est aujourd’hui. Pour aider à lutter contre la maladie, si vous êtes en France, un seul numéro : le 110. Le virus contamine une personne toutes les 10 secondes sur la planète. Mais il y a aussi quelques raisons d’espérer. Notre voyage commence en Thaïlande.

Focus – La Californie contre les acides gras trans
C’est une substance miracle pour l’industrie agro-alimentaire mais un fléau pour notre santé. Présents dans certaines huiles, les acides gras trans coûtent peu cher et rendent les coupe-faim, les glaces ou encore les frites ultra-appétissants. Mais ils constituent aussi un cauchemar pour les médecins, qui surveillent notre taux de cholestérol. Dans les restaurants de Californie, depuis le 1er janvier, ces AGT, comme on les appelle, sont formellement interdits. Voyage dans un Etat américain pionnier dans ce combat contre la malbouffe.

Planète durable – Faut-il être riche pour bien manger ?

Faut-il mettre le prix pour que la qualité soit au rendez-vous dans le caddie ? Notre cuisinier du jour a fait ses courses sans se soucier des pesticides et a demandé à un acolyte d’en faire autant, mais sur le marché bio. Plus cher veut-il forcément dire meilleur ? Nous nous sommes pris au jeu.

Le web contre les animaux dans les cirques

Mercredi 24 mars 2010

Pour eux, les animaux n’ont rien à faire sous un chapiteau. Certains amoureux des bêtes refusent qu’on fasse faire le poirier à un éléphant ou de la bicyclette à un ours. Leur combat contre la présence d’animaux dans les cirques s’organise avant tout sur internet, au grand dam des dompteurs et des directeurs de cirque. Petit tour de piste.

Si vous voulez jouer au jeu des sept différences, naviguez entre les sites du cirque américain « Ringling Brothers » et le contre-site « Ringling beats animals« .
En France, l’une des associations opposées à la présence d’animaux sauvages dans les cirques est Code animal. Face à elle, des cirques comme Arlette Grüss, Alexis Gruss ou Pinder. Pour suivre la cause en Allemagne, rendez visite à Zirkus in Berlin, par exemple. Et retrouvez sur le site de One Voice la liste des cirques sans animaux.

Sommaire du mercredi 24 mars

Mercredi 24 mars 2010

FOC 43 bisLe web contre les animaux dans les cirques
Pour eux, les animaux n’ont rien à faire sous un chapiteau. Certains amoureux des bêtes refusent qu’on fasse faire le poirier à un éléphant ou de la bicyclette à un ours. Leur combat contre la présence d’animaux dans les cirques s’organise avant tout sur internet, au grand dam des dompteurs et des directeurs de cirque. Petit tour de piste.

Focus – Verts comme la révolte
Ils ont une vingtaine d’années et ils ont choisi l’action directe pour lutter contre la pollution, le gâchis et les inégalités planétaires. Très politisée, cette nouvelle génération d’activistes n’hésite pas à fusionner le combat vert avec le drapeau rouge. Notre rencontre avec ces nouveaux militants commence à Copenhague, en décembre dernier.

Sommaire du Mardi 23 mars

Mardi 23 mars 2010

Image 3Satellite – Décollage pour Kourou
Demain, la fusée Ariane s’envolera vers la haute atmosphère, pour mettre en orbite deux nouveaux satellites.
Ariane qui est une réussite européenne, mais qui décolle toujours d’Amérique du Sud : de Kourou, en Guyane française.
Vous vous êtes sans doute déjà demandé pourquoi et bien, les satellites vont tout vous expliquer.

Domino – Le long voyage de la crevette
C’est un crustacé qui à l’heure de l’apéritif fait le délice des consommateurs européens. La crevette de mer du Nord ne pèse que deux grammes en moyenne, mais son impact sur l’environnement est très lourd. Elle parcourt en effet des milliers de kilomètres en camion frigorifique, pour être décortiquée au Maroc, avant de remonter vers les supermarchés du nord. Le coût de la main-d’oeuvre explique cet aller et retour entre Europe et Maghreb. Calculette en main, les écologistes plaident pour un étiquetage plus transparent sur les transports.

Planète durable – Eco-citoyen une calculette dans la tête

Aujourd’hui, l’empreinte carbone, on la met à toutes les sauces. On y pense avant de choisir ses fruits, ses vêtements, ses vacances. On y pense en voiture ou au restaurant.
Et certains d’entre nous finissent par devenir légèrement obsessionnels. Il leur pousserait presque comme une sorte de calculette verte dans la tête.