Archive pour juillet 2010

« Bienvenue dans ma tribu » ou comment folkloriser les peuples indigènes

Jeudi 15 juillet 2010

Trois familles françaises immergées chez des peuples indigènes isolés, tel est le scénario de base de « Bienvenue dans ma tribu« , une série de télé-réalité dont la diffusion a commencé le 13 juillet. Sophie Baillon est porte-parole en France de l’ONG Survival, qui défend les droits des peuples indigènes. Le premier épisode de la série l’a fait bondir.

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Un homme du peuple Hull, en Papouasie Nouvelle Guinée. Source : Reine Bensaid

Pourra-t-on un jour cesser de qualifier les peuples indigènes de « primitifs » ? Le premier épisode de cette émission, produite par Alexia Laroche Joubert, qualifie de « primitif » le mode de vie des peuples indigènes auprès desquels se rendent trois familles françaises. A quel titre peut-on prétendre que ces peuples soient restés figés dans l’histoire ?

L’emploi des termes tels que « primitifs » ou hommes de la « préhistoire » n’est pas approprié, quelle que soit la manière dont on les interprète. Toutes les sociétés évoluent et s’adaptent continuellement, aucune ne reste figée dans le temps. Comme l’a dit un chasseur bushman de la Réserve du Kalahari central au Botswana : « Nous ne sommes pas primitifs. Nous vivons d’une manière différente de la vôtre, mais nous ne vivons pas non plus comme nos grands-parents, tout comme vous ».

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Chez les Surmas, en Ethiopie. Source : Jean-Marc Sureau

Ainsi, les jeunes Kayapó du Haut Xingu au Brésil ne portent pratiquement plus le plateau labial comme le porte encore Raoni, leur leader. Toujours au Brésil, certains Guarani du Mato Grosso do Sul s’habillent en pantalon, t-shirts et chaussures, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’ils ne sont plus Indiens. Simplement leur société évolue, au même titre que la nôtre, mais pas forcément de la même façon.

Depuis l’époque coloniale, des formules extrêmement péjoratives telles que « primitifs vivant encore à l’âge de pierre » sont couramment utilisées pour qualifier les peuples indigènes. Elles renforcent l’idée que ces peuples n’auraient pas évolué depuis des générations et qu’ils seraient restés au ban de la « civilisation » ou du « progrès ».

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Chez les Zaparas, en Equateur. Source : Reine Bensaid

Le préjugé selon lequel les peuples indigènes sont arriérés mène directement à leur persécution. On affirme par exemple que c’est « pour leur bien » que leur est imposé le développement et que celui-ci les aidera à « rattraper » le monde « civilisé ». Le résultat est presque toujours catastrophique et conduit à la dépendance, à la misère, à l’alcoolisme, à la prostitution, à la maladie et à la mort. Les Bushmen du Botswana, entassés dans des « camps de relocalisation » sous prétexte de leur apporter le développement, sont voués à la dépression et aux maladies telles que l’hépatite ou le sida. Les Guarani du Brésil souffrent de malnutrition et d’alcoolisme et font l’objet de détentions arbitraires. Leur taux de suicide est l’un des plus élevés du monde : plus de 625 Guarani se sont suicidés depuis 1981 (soit près de 1,5 % de la population). Même des enfants guarani, dont l’un était âgé de neuf ans, ont mis fin à leurs jours.

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Une des familles participant à l'émission, auprès des Surmas d'Ethiopie. Source : Jean-Marc Sureau

La deuxième question que l’on se pose en voyant des émissions comme « Bienvenue dans ma tribu » c’est : montrent-elles la réalité des peuples indigènes ? N’essaie-t-on pas plutôt d’en donner une image folklorique, image à laquelle s’attendent les téléspectateurs et qui s’apparente beaucoup plus au mythe du « bon sauvage » qu’à ce qu’ils sont en réalité ? Certes, les membres de certaines tribus papoues sont connus pour être de célèbres guerriers. Mais vous attendent-ils vraiment sur le ‘pied de guerre’ tel qu’ils étaient présentés à l’arrivée d’une de ces familles ? Est-ce là l’unique détail qu’il faut retenir de la manière dont se présente ce peuple ?

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Scène de chasse chez les Surmas en Ethiopie. Source : Jean-Marc Sureau

L’an dernier, en Espagne, Tele Cuatroa produit un programme similaire, « Perdidos en la Tribu ».Un programme que l’ONG CEAR a condamné, arguant que les protagonistes indigènes étaient « tournés en ridicule » et sortis de leur contexte culturel. Sans compter la maigre rémunération qu’ils avaient perçue et qui ne correspondait même pas à ce qu’ils avaient perdu en journées de travail.

Survival mène depuis plusieurs années une campagne intitulée « Racisme dans les médias » pour attirer l’attention des médias sur l’usage abusif d’un vocabulaire chargé de stéréotypes à propos des peuples indigènes. Cette campagne a reçu l’adhésion et le soutien d’éminents journalistes parmi lesquels John Simpson, John Pilger, Christopher Booker, Sandy Gall et George Monbiot.

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Femmes surmas, en Ethiopie. Source : Jean-Marc Sureau

L’usage de certains mots contribue à construire une forme de réalité dans l’inconscient collectif. Nous demandons de ne pas vulgariser ce genre de stéréotypes, qui ne peuvent que renforcer la réelle détresse de certains peuples indigènes.

Nous vous invitons donc à écrire après nous à Alexia Laroche Joubert, la productrice de l’émission « Bienvenue dans ma tribu »*, pour lui faire part de votre indignation devant ce type d’émission et des préjugés et stéréotypes négatifs à l’égard des peuples indigènes qu’elle contribue à véhiculer.

* Ecrire à ALJ Productions, 118 rue de Tocqueville 75017, ou sur la page facebook de l’émission

Global se met à l’équitable

Lundi 12 juillet 2010

Éliminer les intermédiaires, mettre en relation des personnes que tout oppose d’un bout à l’autre de la planète : entre les principes du web et ceux du commerce équitable, il n’y a qu’un clic de souris! Du nord au sud, des blogs de cuisine aux sites de vente en ligne, faites un tour de la web-planète équitable !

C’est l’aliment phare du commerce équitable : le quinoa. Voilà près de dix ans que la petite graine d’or a envahi nos assiettes et il est temps de se demander d’où elle vient. Une fois n’est pas coutume, supérettes bio et géants de l’agroalimentaire ont le même fournisseur : les hauts plateaux de Bolivie. Mais le succès du quinoa est tel qu’il menace l’environnement local et les productions vivrières. Notre reportage sur les traces de la graine miracle commence… dans un restaurant branché de la capitale.

Terminons ce repas par un carré de chocolat et une réflexion critique sur les liens entre commerce équitable et écologie. Peut-on être vert quand on fait venir des produits du bout du monde ? Quid des produits chimiques, de l’épuisement des sols, de l’agriculture vivrière ? Global a cuisiné un acteur majeur de la filière : Tristan Lecomte, dirigeant de l’entreprise Alter Eco.

Jardin des Plantes : les serres font de l’effet

Jeudi 8 juillet 2010

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Comment prendre une cure de chlorophylle au milieu de Paris ? En visitant les serres du Jardin des plantes. Notre Eco’respondant Aurélien Francisco Barros a tenté l’expérience et il a rencontré une grande dame : la biodiversité.

Un matin j’étais dans le métro, bondé, comme d’habitude, pour aller au travail. J’étais sur le point de me transformer en une compression digne de César quand, la joue collée contre la vitre, je vis de l’autre côté du quai une publicité. Les serres du Jardin des Plantes rouvraient après six ans de fermeture !
Ma prochaine escapade hors de Paris semblait bien lointaine. Je me suis dit qu’une cure de chlorophylle me ferait du bien. Le dimanche suivant je suis au milieu du Jardin des Plantes, terrain de jeu de mon enfance. Une courte file d’attente au soleil, une porte en verre et me voilà transporté au pied de ficus géants, de bananiers avec de vraies bananes dessus, de lianes aussi larges que le bras… Dans un premier temps, je ne lis aucun panneau, je m’émerveille juste comme un enfant.

P1010924petitÊtre propulsé comme ça à l’autre bout de la Terre, juste en passant une porte, ça n’arrive pas tous les jours.
Des plantes tropicales, on en trouve facilement dans les magasins de jardinage, les appartements ou les halls d’hôtel. Mais la plupart du temps, elles sont en pot, petites, fragiles. On appelle tous nos amis dès que notre yucca dépasse les 75 centimètres de hauteur, tellement ce fait d’armes mérite de faire le tour de Paris…
Dans les serres du Jardin des Plantes, les ficus, les fromagers, les philodendrons dépassent les 7 mètres de hauteur. Ils nous entourent, ils nous submergent. Une petite rivière coule le long du parcours. Nous oublions presque que nous sommes au milieu de Paris, à quelques centaines de mètres du métro. Nous ne sommes plus là, nous sommes très loin. Nous réalisons la puissance de la photosynthèse, de l’exubérance de la végétation sous les tropiques.

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C’est là que le voyage sous les serres du Jardin des Plantes devient intéressant. Je me rends compte à quel point dans nos villes, nous sommes comme exclus de la nature. Je peux passer deux semaines sans aucun contact avec une autre espèce vivante à part mon ficus, les marronniers du boulevard Barbès… et mon chat. Ça a l’air bête mais la biodiversité, on en entend parler, on sait conceptuellement ce que c’est, mais elle est loin de nous, loin de notre quotidien. Nous avons besoin de lieux comme celui-là pour voir des plantes qui vivent ensemble, qui coopèrent, dont les vies s’entrelacent… Des lieux où l’importance de la biodiversité saute aux yeux.

P1010927petitLe parcours dans la serre est parsemé de panonceaux. Le cahier à la main, les enfants essaient de les dessiner, notent le nom des plantes et le fonctionnement des écosystèmes. Ils se transforment pendant quelques heures en explorateurs et se mettent un peu de biodiversité dans la tête.

Cousteau disait : « On protège ce que l’on aime ». Nous ne pouvons pas espérer prendre soin de la biodiversité si nous ne la comprenons pas, si nous ne la sentons plus. Les serres du Jardin des Plantes sont faciles d’accès pour les Franciliens, quelques heures suffisent pour les visiter. C’est un lieu nécessaire pour tous les déracinés de la biodiversité que nous sommes, nous les urbains, une des rares espèces qui ne vive plus en interaction directe avec les autres êtres vivants.

Informations pratiques : ouverture tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h. Tarifs 5euros adultes , 3euros enfants de 4 à 14 ans , gratuit pour les moins de 4 ans.

Les paysans contre attaquent

Jeudi 1 juillet 2010
Alice Samson // Global Mag Best of été 2010
Les paysans contre-attaquent
Vous les imaginiez ringards et super-pollueurs. Dans Global, les agriculteurs vivent en harmonie avec la planète, sont connectés au web et surveillent leur impact sur la nature comme le lait sur le feu.
Premier visage de l’agriculteur du 21è siècle : le fermier 2.0. Les prêtres ne sont pas les seuls à voir dans le web un formidable outil de prosélytisme ! Entre lipdub et journal de bord en direct de la salle de traite, les paysans investissent la toile à la recherche d’une meilleure visibilité.
Video sur les cybers fermiers
Deuxième facette de l’agriculteur durable : il ne cultive plus pour le consommateur du bout du monde mais pour ses voisins, ruraux ou urbains. Une drôle de tendance se développe d’ailleurs : le locavorisme – comprenez « manger uniquement des produits locaux ». Jetez un ?il à la revue de web dressée par notre Eco’respondante, Anne-Sophie Novel.
http://global.arte.tv/fr/2010/03/15/revue-de-blogs-4-le-retour-a-la-terre/
Troisième caractéristique du paysan qu’on aime, chez Global : il fait la révolution au milieu de ses champs. Mickael Poillion, notre Eco’respondant, a découvert l’agriculture de conservation et ça a été un coup de foudre. Dans ce post en forme de cri du coeur, il clame son amour pour son métier et pour l’écologie, «passeport pour la liberté».
http://global.arte.tv/fr/2010/03/05/parole-dagriculteur-%C2%AB-lecologie-un-passeport-pour-la-liberte-%C2%BB/
Il y a du neuf aussi du côté du consommateur : fini de galérer au Biocoop, face aux dizaines de labels bio différents. L’Union Européenne vient de mettre en place un label unique, chargé de garantir que les  produits sont issus de l’agriculture biologique. Sauf que les critères de certification sont chamboulés au passage… et que ça ne plaît pas à tout le monde.
Videos sur la guerre des labels bios
Terminons cet aperçu des nouvelles pratiques agricoles par une séance de ciné : en début d’année sortait un documentaire en forme de plaidoyer pour la préservation de l’agriculture française, Le Temps des Grâces de Dominique Marchais. Notre Eco-respondant Aurélien Francisco Barros l’a visionné pour nous.
http://global.arte.tv/fr/2010/02/18/consommateurs-sauvez-vos-paysans

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Vous les imaginiez ringards et super-pollueurs. Dans Global, les agriculteurs vivent en harmonie avec la planète, sont connectés au web et surveillent leur impact sur la nature comme le lait sur le feu.

Premier visage de l’agriculteur du 21è siècle : le fermier 2.0. Les prêtres ne sont pas les seuls à voir dans le web un formidable outil de prosélytisme ! Entre lipdub et journal de bord en direct de la salle de traite, les paysans investissent la toile à la recherche d’une meilleure visibilité.

Deuxième facette de l’agriculteur durable : il ne cultive plus pour le consommateur du bout du monde mais pour ses voisins, ruraux ou urbains. Une drôle de tendance se développe d’ailleurs : le locavorisme – comprenez « manger uniquement des produits locaux ». Jetez un oeil à la revue de web dressée par notre Eco’respondante, Anne-Sophie Novel.

Image 3Troisième caractéristique du paysan qu’on aime, chez Global : il fait la révolution au milieu de ses champs. Mickael Poillion, notre Eco’respondant, a découvert l’agriculture de conservation et ça a été un coup de foudre. Dans ce billet en forme de cri du coeur, il clame son amour pour son métier et pour l’écologie, «passeport pour la liberté».

Il y a du neuf aussi du côté du consommateur : fini de galérer au Biocoop, face aux dizaines de labels bio différents. L’Union Européenne vient de mettre en place un label unique, chargé de garantir que les  produits sont issus de l’agriculture biologique. Sauf que les critères de certification sont chamboulés au passage… et que ça ne plaît pas à tout le monde.

Terminons cet aperçu des nouvelles pratiques agricoles par une séance de ciné : en début d’année sortait un documentaire en forme de plaidoyer pour la préservation de l’agriculture française, Le Temps des Grâces de Dominique Marchais. Notre Eco-respondant Aurélien Francisco Barros l’a visionné pour nous.

Global part aux States

Jeudi 1 juillet 2010
Alice Samson // Global aux States // Best of été 2010
Tandis que le pétrole continue de jaillir sous les eaux du Golfe du Mexique, où  en est l’Amérique verte promise par Barack Obama durant sa campagne électorale ? Alors que le président des Etats-Unis parle de « repenser la politique environnementale et énergétique » Global vous emmène on the road à la découverte d’une Amérique écolo en demi teinte.
Commençons ce voyage par le bilan énergétique de l’American Way of Life. Global a suivi le quotidien de deux familles que tout oppose : côté Nord, les Young, qui vivent à Atlanta, aux Etats-Unis. Côté Sud, les Hattan, qui vivent à Agadez, au Niger. Dans la balance de l’empreinte carbone, leurs modes de vie ne pèsent pas vraiment le même poids. Ce sont même des tonnes de carbone qui les séparent…
Les vidéos sur le Niger.
Le rêve américain carbure aux énergies fossiles : le pétrole, mais aussi le charbon. En Virginie, la houille soutient l’économie locale en créant richesse et emploi. Mais son extraction est un désastre environnemental : elle décapite les montagnes et encrasse les poumons des habitants ! Reportage au cœur des Appalaches.
La vidéo sur les Appalaches
Prochaine étape du voyage : Las Vegas. Police des eaux et constructions durables de taille pharaonique : la cité du vice tente de se racheter une conduite verte. Mais Las Vegas reste une aberration écologique : elle est bâtie en plein désert du Nevada ! Peut elle lutter contre sa nature artificielle ? Pas si facile…
La vidéo sur Las Vegas.
Terminons ce voyage dans le temple du mode de vie à l’américaine : le centre commercial. Si vous voulez acheter du bio, allez donc chez Wal-mart, le roi du hard discount. Hérésie ? Même pas. La multinationale américaine, parangon du capitalisme à outrance, a lancé une gamme complète de produits discount mais écolos. Le bio cheap, opportunisme ou conversion sincère ? La question sème la zizanie chez les écolos.
La vidéo sur Wal-mart

USA

Tandis que le pétrole continue de jaillir sous les eaux du Golfe du Mexique, où  en est l’Amérique verte promise par Barack Obama durant sa campagne électorale ? Alors que le président des Etats-Unis parle de « repenser la politique environnementale et énergétique » Global vous emmène on the road à la découverte d’une Amérique écolo en demi teinte.

Commençons ce voyage par le bilan énergétique de l’American Way of Life. Global a suivi le quotidien de deux familles que tout oppose : côté Nord, les Young, qui vivent à Atlanta, aux Etats-Unis. Côté Sud, les Hattan, qui vivent à Agadez, au Niger. Dans la balance de l’empreinte carbone, leurs modes de vie ne pèsent pas vraiment le même poids. Ce sont même des tonnes de carbone qui les séparent…

Episode 1 : La nourriture

Episode 2 : Le logement

Episode 3 : Le bilan

Le rêve américain carbure aux énergies fossiles : le pétrole, mais aussi le charbon. En Virginie, la houille soutient l’économie locale en créant richesse et emploi. Mais son extraction est un désastre environnemental : elle décapite les montagnes et encrasse les poumons des habitants ! Reportage au cœur des Appalaches.

Terminons ce voyage dans le temple du mode de vie à l’américaine : le centre commercial. Si vous voulez acheter du bio, allez donc chez Wal-mart, le roi du hard discount. Hérésie ? Même pas. La multinationale américaine, parangon du capitalisme à outrance, a lancé une gamme complète de produits discount mais écolos. Le bio cheap, opportunisme ou conversion sincère ? La question sème la zizanie chez les écolos.