Archive pour août 2010

Revue de web #9 – Reprise en douceur

Lundi 30 août 2010
Revue de Web #10 – Août 2010
Photos de vacances et reprise en douceur
Je vous vois revenir, là, tous frais, comme de vrais gardons à peine sortis du ruisseau, près à vous remettre au boulot… C’est bien joli tout ça, mais pendant que vous preniez du repos, qui s’est occupé de votre petite revue de web aoutienne ? C’est Bibi ! Comme l’heure est à la nostalgie estivale en regardant les photos des copains brûlés sur la plage, je vous propose, une fois n’est pas coutume, une revue de web en images et en clichés…
Pour commencer, voilà une photo prise dans les canyons dans le sud de l’Utah. Les garçons sur la photo, je ne vous raconte pas : ce sont des geeks finis, et leur trip consiste à partir pendant 3 jours en pleine nature afin de déconnecter afin de voir comment l’usage des nouvelles technologies altère notre manière de penser ( HYPERLINK « http://www.nytimes.com/2010/08/16/technology/16brain.html?ref=technology » http://www.nytimes.com/2010/08/16/technology/16brain.html?ref=technology et  HYPERLINK « http://www.internetactu.net/2010/08/23/ce-quil-y-a-de-bon-dans-la-deconnexion/ » http://www.internetactu.net/2010/08/23/ce-quil-y-a-de-bon-dans-la-deconnexion/ pour la version française). Résultat de l’opération ? Ca a du bon de faire un break…
A mon avis, si vous voulez faire un vrai break, arrêtez tout, tout de suite et mettez vous en lévitation jusqu’à la fin de l’année, car nous vivons à crédit depuis le 21 août ! Chaque année, l’ONG Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » – le jour où l’humanité a utilisé plus de ressources naturelles dans l’année que ce que la Terre est capable de produire. (« Earth Overshoot Day » in English –   HYPERLINK « http://www.footprintnetwork.org/en/index.php/GFN/page/earth_overshoot_day/ » http://www.footprintnetwork.org/en/index.php/GFN/page/earth_overshoot_day/). Comme l’explique GreenIT ( HYPERLINK « http://www.greenit.fr/article/acteurs/samedi-21-aout-jour-du-depassement-3077″ http://www.greenit.fr/article/acteurs/samedi-21-aout-jour-du-depassement-3077), c’est un peu comme si vous aviez dépensé « l’intégralité de vos revenus annuels en neuf mois (…), la situation n’en est pas moins terrible lorsqu’il s’agit de notre budget écologique »
Bien entendu, comme tout le monde n’est pas capable d’entrer en lévitation et d’arrêter toute consommation, j’ai trouvé d’autres solutions pour vous aider à passer ce mauvais cap. Pourquoi ne pas faire comme mon ami Tristan Lecomte, et mettre la main à la pâte (heu, à la terre, plutôt) ? Lui qui, depuis 12 ans, interroge les producteurs dans le cadre de la marque Alter Eco, a décidé de franchir le pas et de devenir à son tour, le temps d’une saison, petit producteur. Il témoigne de cette expérience sur son blog (http://tristanlecomte.altereco.com/tristan/), et tout cela est passionnant.
INCLUDEPICTURE « http://tristanlecomte.altereco.com/.a/6a00d83452c51b69e2013486600a5c970c-800wi » \* MERGEFORMATINET
Vous pouvez aussi imiter l’artiste américain Doug Aitken ( HYPERLINK « http://www.dougaitkenworkshop.com/ » \t « _blank » http://www.dougaitkenworkshop.com/) et vous entraîner à écouter parler la terre. A l’aide d’un pavillon sonore aux murs de verre réalisé pour l’Instituto Cultural Inhoti, dans le sud du Brésil, il enregistre le langage terrestre. C’est à déguster avec des écouteurs bien ancrés sur les oreilles, et ça se passe par là. ( HYPERLINK « http://www.anothermag.com/exclusives/dougaitken » http://www.anothermag.com/exclusives/dougaitken)
INCLUDEPICTURE « http://www.greenmuze.com/images/stories/photos/art/artists/art310/rainforest2.jpg » \* MERGEFORMATINET
Autre solution dans le genre, faire comme Bjork… ( HYPERLINK « http://www.lecridurenne.fr/blog/2010/08/19/l-islande-defendu-par-bjork.html » http://www.lecridurenne.fr/blog/2010/08/19/l-islande-defendu-par-bjork.html)… L’artiste est révoltée que son pays, l’Islande, ait vendu une de ses plus grandes usines géothermiques à des Canadiens.  INCLUDEPICTURE « http://www.lecridurenne.fr/media/4551″ \* MERGEFORMATINET
Bon, ce genre de démarches n’étant pas des plus aisées, j’ai cherché d’autres idées, et je vous propose de rejoindre les rangs du collectif Knitta Please, une initiative lancée par Magda Sayeg, qui a décidé de tricoter notre mobilier urbain. C’est gai, c’est doux, et ça donne du pep’s en cette rentrée, non ?
INCLUDEPICTURE « http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/files/2010/07/extreme-knit1.1279987218.jpg » \* MERGEFORMATINET
Autre suggestion : vous mettre au graffiti de mousse pour exprimer votre envie de re-végétaliser votre entourage. La recette est simple : pour la colle, mélangez de la farine, de la bière, du yaourt et du sucre. Pour la mousse, récupérez là dans un jardin ou dans des friches urbaines par exemple. D’après le blog Cultures Mobiles ( HYPERLINK « http://blog.culturemobile.net/index.php/2010/08/09/447-graffitis-ecologiques » http://blog.culturemobile.net/index.php/2010/08/09/447-graffitis-ecologiques), « une démonstration sera faite en septembre sur le  HYPERLINK « http://www.naturel-brut.fr/dans-paris/ » \l « happening-graffitis-ecolos » circuit Art et biodiversité organisé par WWF. » D’autres conseils et recettes sont disponibles sur le site des Guerilla Gardening Parisiennes ( HYPERLINK « http://guerillagardeningparis.xooit.fr/t53-Graffiti-en-mousse.htm » http://guerillagardeningparis.xooit.fr/t53-Graffiti-en-mousse.htm)
Bon, il y a aussi une façon un peu plus radicale de dire les choses, si vraiment vous insistez : envoyer balader votre entourage…
A l’image du clip en « motion typography » de CeeLoGreen (le Ben Oncle Soul américain),  HYPERLINK « http://www.youtube.com/watch?v=CAV0XrbEwNc&feature=player_embedded » http://www.youtube.com/watch?v=CAV0XrbEwNc&feature=player_embedded, la campagne de levée de fonds lancée dans le cadre de la marée noire  HYPERLINK « http://www.unf–kthegulf.com/ » http://www.unf–kthegulf.com/ est assez explicite !
<iframe src= »http://player.vimeo.com/video/12968475″ width= »400″ height= »225″ frameborder= »0″></iframe><p><a href= »http://vimeo.com/12968475″>Oil Spill Charity « F-Bomb-A-Thon »</a> from <a href= »http://vimeo.com/user4141097″>UnF–kTheGulf.com</a> on <a href= »http://vimeo.com »>Vimeo</a>.</p>
Allez, on y va tous en cÅ“ur ! Ambiance garantie ! Si certains sont choqués vous n’aurez qu’à dire que c’est tendance… Sans trop vous faire mousser bien sûr…
Je vous vois revenir, là, tous frais, comme des gardons à peine sortis du ruisseau, prêts à vous remettre au boulot… C’est bien joli tout ça, mais pendant que vous preniez du repos, qui s’est occupé de votre petite revue de web aoutienne ? C’est Bibi ! Comme l’heure est à la nostalgie estivale en regardant les photos des copains brûlés sur la plage, je vous propose, une fois n’est pas coutume, une revue de web en images et en clichés…
Un des neuro-scientifiques testant les vertus de la déconnexion totale... - Source : New York Times

Un des neuro-scientifiques américains testant les vertus de la déconnexion totale... - Source : New York Times

Pour commencer, voilà une photo prise dans les canyons dans le sud de l’Utah. Ce monsieur et ses collègues sont neuro-scientifiques et ils se sont offert une session de rafting en pleine nature. Objectif – très sérieux : opérer une déconnexion totale afin de voir comment l’usage des nouvelles technologies altère notre manière de penser (ici en version française). Résultat de l’opération ? Ca a du bon de faire un break…
Au 30 août 2010, l'humanité avait utilisé 103% des ressources naturelles de l'année... - Source : Global Footprint Network

Au 30 août 2010, l'humanité avait utilisé 103% des ressources naturelles de l'année... - Source : Global Footprint Network

A mon avis, si vous voulez faire un vrai break, arrêtez tout, tout de suite, et mettez vous en lévitation jusqu’à la fin de l’année, car nous vivons à crédit depuis le 21 août ! Chaque année, l’ONG Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » – le jour où l’humanité a utilisé plus de ressources naturelles dans l’année que ce que la Terre est capable d’offrir. Comme l’explique GreenIT, c’est un peu comme si vous aviez dépensé « l’intégralité de vos revenus annuels en neuf mois (…), la situation n’en est pas moins terrible lorsqu’il s’agit de notre budget écologique ».

Bien entendu, comme tout le monde n’est pas capable d’entrer en lévitation et d’arrêter toute consommation, j’ai trouvé d’autres solutions pour vous aider à passer ce mauvais cap. Pourquoi ne pas faire comme mon ami Tristan Lecomte, et mettre la main à la pâte (heu, à la terre, plutôt) ? Lui qui, depuis 12 ans, interroge les producteurs dans le cadre de la marque Alter Eco, a décidé de franchir le pas et de devenir à son tour, le temps d’une saison, petit producteur. Il témoigne de cette expérience sur son blog, et tout cela est passionnant.
Tristan Lecomte, d'Alter Eco, en plein apprentissage de la culture du riz - Source : tristanlecomte.altereco.com

Tristan Lecomte, d'Alter Eco, en plein apprentissage de la culture du riz - Source : tristanlecomte.altereco.com

Vous pouvez aussi imiter l’artiste américain Doug Aitken et vous entraîner à écouter parler la terre. A l’aide d’un pavillon sonore aux murs de verre réalisé pour l’Instituto Cultural Inhoti, dans le sud du Brésil, il enregistre le langage terrestre. C’est à déguster avec des écouteurs bien ancrés sur les oreilles, et ça se passe par là.
L'installation de l'artiste Doug Aitken pour enregistrer le son de la Terre... - Source : Doug Aitken

L'installation de l'artiste Doug Aitken pour enregistrer le son de la Terre... - Source : Doug Aitken

Autre révolte d’artiste, celle de Bjork… L’artiste est révoltée que son pays, l’Islande, ait vendu une de ses plus grandes usines géothermiques à des Canadiens.
Bjork à l'écoute de la terre de son pays : elle veut défendre les usines de géothermie nationale - Source : Le cri du renne
Bjork à l’écoute de la terre d’Islande : elle veut défendre les usines de géothermie nationales – Source : Le cri du renne
Bon, ce genre de démarches n’étant pas des plus aisées, j’ai cherché d’autres idées, et je vous propose de rejoindre les rangs du collectif Knitta Please, une initiative lancée par Magda Sayeg, qui a décidé de tricoter notre mobilier urbain, des plots de trottoir… aux bus. C’est gai, c’est doux, et ça donne du pep’s en cette rentrée, non ?
Un bus de Mexico passé par les mains tricoteuses du collectif Knitting - Source : magdasayeg.com

Un bus de Mexico passé par les mains tricoteuses du collectif Knitta Please... - Source : magdasayeg.com

Autre suggestion : vous mettre au graffiti de mousse pour exprimer votre envie de re-végétaliser votre entourage. La recette est simple : pour la colle, mélangez de la farine, de la bière, du yaourt et du sucre. Pour la mousse, récupérez là dans un jardin ou dans des friches urbaines par exemple.
Quand l'art urbain s'inscrit dans la mousse... - Source : Cultures Mobiles

Quand l'art urbain s'inscrit dans la mousse... - Source : Cultures Mobiles

D’après le blog Cultures Mobiles, « une démonstration sera faite en septembre sur le circuit Art et biodiversité organisé par WWF ». D’autres conseils et recettes pour des graffitis écolos sont disponibles sur le site des Guerilla Gardening Parisiennes.
Il y a aussi une façon un peu plus radicale de dire les choses, si vraiment vous insistez : utiliser le fameux mot anglais en F… La campagne de levée de fonds lancée dans le cadre de la marée noire pour nettoyer le Golfe du Mexique ( »unf–kthe gulf » en version censurée) est assez explicite !
Allez, on y va tous en cÅ“ur, ambiance garantie ! Si certains sont choqués vous n’aurez qu’à dire que c’est tendance… Sans trop vous faire mousser bien sûr…

L’écotourisme ménage la chèvre et… la montagne

Jeudi 12 août 2010

salomé-kiner2 Par Salomé Kiner

Le panneau indique 4h20, mais moi j’ai mis six heures. Et encore, c’est sans compter les pauses. Six heures de roche et de silence en sentiers pastoraux, six heures et 1400 mètres de dénivelé : c’est le tribut à payer pour atteindre l’alpage de Nimi – quelques baraques en pierre et une bergerie – situé à 1718 mètres d’altitude dans la Vallée de Maggia, en plein cœur du Tessin, en Suisse.

C’est ici que Pietro Zanoli,03 ancien courtier en bourse, ancien directeur de camping, prend ses quartiers d’été. De juin à septembre, ce polyglotte reconverti garde un troupeau de 170 chèvres (les siennes et celles du voisin), et quelques porcs laineux. Pour faire tourner le business, Pietro a deux filons : le fromage de chèvre, qu’il vend au village, et l’agrotourisme, cette nouvelle forme de « vacances responsables » en vogue depuis quelques années. Si toutefois vous montez jusqu’à lui, Pietro propose, pour 10 euros, l’hébergement en dortoir, un dîner spartiate, une douche froide, la visite de l’exploitation, et si vous insistez, vous pourrez traire vous-même Camilla Parker-Bowles, la plus sympa des biquettes. En bref, pour 10 euros et quelques litres de sueur, la vie d’alpage comme si vous y étiez.

Alors que l’industrialisation des élevages fait débat en Suisse (et ailleurs), le chevrier  s’engage concrètement : au Pérou, il fait partie d’une association de défense des alpages dits « pauvres », pour aider les éleveurs des Andes à garder leur indépendance : transmission de savoir, aménagement de terres, gestion administrative : « mais à terme, je crois à l’autonomie : très vite, ils n’auront plus besoin de moi. »
La grande fierté de Pietro Zanoli: sa baignoire avec vue sur les Alpes et le lac Majeur En Suisse – où il bénéficie d’un soutien fédéral, il est en train de co-créer un Centre de Compétences caprin, pour « sortir les  de leur isolement, monter un réseau de formation moderne, soutenir les producteurs locaux et revitaliser l’économie régionale. »
En somme, c’est presque une vie de rêve – celle à laquelle on pense au milieu du Périph’, les soirs de gros bouchons : la nature, le voyage, et l’artisanat. Lorsqu’on évoque la solitude, Pietro écrase la trentième cigarette et sourit : « j’ai beau être dans un endroit perdu, je rencontre tout le temps des gens nouveaux. Je ne bouge pas, et le monde vient à moi. »  N’empêche : le soir, on s’y console quand même au coin du poêle à coups de gros cafés-calva.

Global derrière les fourneaux

Lundi 9 août 2010

C’est autour d’un repas que se clôt cette série de Best Of pour la saison. Alors, que mettre sur notre table pour qu’elle soit saine et équitable ? Pas si facile.

Première étape, faire les courses, et gérer le budget « caddie ». Faut il être riche pour bien manger ? Réponse en images.

Pour mieux s’alimenter, il faut consommer des produits cultivés ou fabriqués près de chez nous, on a retenu la leçon. Mais que faire quand on habite en ville ? Peut-on par exemple manger local à Paris ? Une journaliste de Global a relevé le défi.

Miel, légumes, vin… un peu frugal ce repas ! Aïe, la fringale vous guette et c’est vers un  hamburger et ses frites bien grasses que le GPS de votre estomac vous dirige. Que faire ? Peut-être s’orienter… vers un fast-food bio ! Manger vite et bien, c’est le défi de ces nouveaux restos.

Pour accompagner ce copieux repas, vous prendrez bien un jus d’orange ? Ou un kiwi en dessert ? Encore tout faux, ces fruits ne sont pas de saison ! On vous le concède, ce n’est pas évident d’avoir en tête tout le calendrier du garde-manger. A moins de vous connecter  : notre sélection de sites web vous aide à manger de saison.

Et si avec tout ça vous frôlez l’indigestion, pourquoi ne pas tenter une cure de détox dans la montagne ? Au programme un cocktail détonnant : jeûne et… randonnée. Vacances purifiantes ou pratique dangereuse ? Global mène l’enquête.

Sans aller jusqu’au jeûne, vous pouvez faire des expériences culinaires étonnantes en vous essayant à la gastronomie bio. Notre Eco’respondante Salomé Kiner a offert à ses amis, plutôt bons mangeurs, un dîner à base de graines germées et de fanes de radis. Une aventure à lire ici. Voilà, vous avez toutes les recettes, on vous souhaite un bel été… et un bon appétit.