Catastrophe au Japon : ruée sur l’iode ?
L’ensemble de la planète a les yeux rivés sur Fukushima et sa centrale hors de contrôle. Ce mercredi, Nathalie Kociusko-Morizet a changé de ton, reconnaissant sur I-Télé la gravité de la situation, parlant d’un « risque de catastrophe majeure ».
Selon l’AFP, depuis le début de la semaine, les pharmacies françaises ont connu un afflux de demande de pastilles d’iode. Même scénario en Belgique ou à Vladivostok. Dans cette ville russe, située à 1.000 km de la centrale, les Russes achètent massivement des médicaments contenant de l’iode.
Dans France Soir, Anne Lecroart, secrétaire générale francophone de l’Association pharmaceutique belge, explique pourtant : « Il est inutile de se présenter dans une pharmacie pour y retirer des comprimés d’iode. Certains patients affirment même avoir reçu le conseil de professionnels de la santé d’en prendre dès maintenant. »
Saturation de la thyroïde en iode
Si elles sont à prendre avec modération, les pastilles d’iode sont utiles en cas d’exposition à des radiations. En effet, elles saturent la thyroïde en iode, et l’iode radioactive ne sera donc pas fixée par cette glande. Mais attention, selon Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la Criirad, « ça ne joue pas sur les radiations externes et sur les autres nucléides comme le césium. ». Pas une panacée donc.
En France, des pastilles d’iode sont censées être à disposition de la population. Laure Noualhat a mené l’enquête :




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