On connaissait le Nigerian spam, ce mail d’un fils d’opposant nigérian nous promettant des milliers d’euros si on lui rendait service en versant de l’argent sur un compte. Une arnaque, évidemment. On se méfiait aussi des pièces-jointes non identifiées dans des mails de provenance louche, et, bien sûr, on n’achetait pas le viagra bon marché proposé régulièrement dans des courriers électroniques.
Actualité oblige, de nouveaux types de spams ont surgi. Par exemple ce mail qui raconte que « mon amie Virginie, dont le mari, Antoine, travaille près de Marseille dans une centrale nucléaire ». Eh bien ce fameux Antoine (bien évidemment, aucun nom propre pour vérifier l’exactitude des dires), figurez-vous qu’il a des infos exclusives : on nous ment ! « IL DIT EN PARTICULIER DE NE SURTOUT PAS SORTIR LA PROCHAINE FOIS QU IL VA PLEUVOIR CAR CETTE PLUIS SERA TRES CHARGÉE EN RADIO ACTIVITE ». Effrayant.
Méfiance aussi avec les recettes miracles pour lutter contre les radiations nucléaires provoqués par l’accident de la centrale de Fukushima au Japon et qui auraient atteint notre pays. Le site Hoaxbuster, qui recense les spams et autres arnaques du web, cite ainsi un cocktail à base de soupe miso, de chlorure de magnésium et de charbon. Evidemment, envoyé par mail par un ami inconnu qui vous veut du bien. Bon appétit !
Plus vicieux, des escrocs ont organisé des fausses campagnes de récoltes de dons pour le Japon. Un procédé qui existait déjà pour Haïti en 2010. Des mails vous attirent vers de faux sites d’ONG reconnues qui font alors du phishing, c’est-à-dire qu’ils récupèrent vos données, bancaires notamment. Si vous voulez donner aux réfugiés, mieux vaut donc éviter les mails et vous rendre directement sur des sites reconnus.
O.R.





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