Une association écologiste organise des mises en scène pour faire prendre conscience aux Français de nos excès en terme de déchets. Ce qu’on jette dans nos poubelles est-il vraiment irrécupérable ?
Archive pour 31 mars 2011
Autopsie de poubelles
Jeudi 31 mars 2011Le café, pas si mauvais pour la santé ?
Jeudi 31 mars 2011Bourré d’antioxydants et bronco-dilatateur, le café ne serait pas si mauvais que ça. Il aiderait aussi à lutter contre la maladie de Parkinson. Mais attention à ne pas en abuser ! Luc Smilovici nous livre ses conseils.
Le commerce équitable concerne aussi les agriculteurs français
Jeudi 31 mars 2011Il n’est plus seulement l’apanage des pays en voie de développement : des producteurs français vendent aussi via le commerce équitable, ce qui leurs assure des revenus minimums.
Zoobusiness en Colombie
Jeudi 31 mars 2011Avec 10% de la biodiversité mondiale, ce pays offre une faune et une flore très riches mais aujourd’hui menacées. Notamment par le trafic illégal d’animaux : des singes ou des tortues par exemple. Les autorités s’attaquent aujourd’hui à ce fléau et encouragent l’élevage d’animaux exotiques.
Le jour ou j’ai décidé de manger bio
Jeudi 31 mars 2011
Alors que j’avais pour habitude de croquer dans ma belle petite pomme pink lady chaque matin, pensant faire un bien fou à ma petite santé, j’ai soudain réalisé que je me trompais sur toute la ligne. En effet, ma pomme n’était pas bio mais issue de l’agriculture intensive. J’ai appris que c’est des vingtaines de résidus de pesticides que j’ingurgitais chaque matin au réveil : thiabendazole, bocalide, thiophanate, methyl, dioxyne, PCB et autres termes scientifico-barbares. Même si je ne comprends un mot de la liste énumérée ci-dessus, une chose est sûre, ils sont nocifs pour la santé, voire cancérigènes. Tout de suite, ma pink lady m’est apparue moins belle et savoureuse qu’elle n’y paraissait.
Manger peut-il nuire à la santé?
Pour ma santé, j’avais pourtant bien adopté l’adage « Mangez cinq fruits et légumes par jour ». Je pensais bien faire… ils avaient juste omis de spécifier « sans pesticides ». Et ça, je l’ai découvert en tombant sur le documentaire « Manger peut-il nuire à la santé? » du réalisateur Eric Guéret et de son acolyte, la journaliste Isabelle Saporta spécialiste en alimentation. Un vrai choc. Non pas que j’ignorais les méfaits de l’agriculture intensive, mais là, j’en suis ressortie vraiment secouée. Mon assiette n’avait plus la même gueule, comme défigurée par un amas de parasites mortifères. C’est pour dire, j’ai même décidé d’arrêter la « pink lady ». Bon, les premiers jours ne furent pas sans difficultés, mais à force de me répéter que ma pomme s’avérait nuisible à ma santé, j’ai fini par m’y faire. C’est comme la cigarette: c’est une question de volonté!
Ce film donne le ton dès le départ. Tout commence par une prise de sang. La journaliste la soumet à une analyse scientifique. Plus de quarante résidus de pesticides y sont détectés. Ca fait froid dans le dos. Mercure, arsenic, plomb et autres produits dangereux. Qui proviennent de notre alimentation.
La journaliste mène alors son enquête notamment dans un verger de pommes et un élevage de porcs français et dans un élevage de saumons norvégien. Elle remonte ainsi les filières de fabrication d’aliments phares de notre alimentation quotidienne. Et on constate à quel point ils sont toxiques. Les cochons sont gavés d’antibiotiques, les graines baignent dans les insecticides et les saumons de Norvège sont nourris artificiellement aux farines de poissons et aux huiles végétales.
Afin d’apporter davantage de crédibilité aux données rapportées de ces investigations, elle s’entoure d’un comité d’experts spécialisés en nutrition, toxicologie et cancérologie. La science ayant toujours le dernier mot, on ne peut que s’en fier aux résultats et arguments à l’appui de ces cinq scientifiques. On apprend notamment qu’en gavant les cochons d’antibiotiques, ils passent dans la chaîne alimentaire et menacent l’efficacité de nos propres antibiotiques.
Sans oublier qu’on apprend que si la population manque cruellement d’omégas 3, c’est en partie à cause des animaux eux-mêmes nous explique le neuropsychiatre David Servan-Schreiber. En effet, les vaches sont retirées des pâturages et ne mangent plus leur aliment naturel qu’est l’herbe, une plante à forte teneur en oméga 3.
Pour une alimentation saine 100% bio
Et c’est donc suite à cette série de révélations, que j’ai décidé de me nourrir convenablement et exclusivement de produits bios. Ce samedi 26 mars 2011 a signé mes premiers pas dans l’antre de l’alimentation saine et équilibrée. Je suis allée taper à la porte d’un magasin bio et j’y ai rempli mon caddie de quelques pommes et oranges. La teneur en vitamine C y est nettement plus importante. C’est scientifiquement prouvé. Véritable concentré d’anti-oxydants.
Puis, j’y ai ajouté du pain aux graines de lin riche en fibres et acides gras, quelques yaourts et volailles à forte teneur en omégas 3. Et enfin, je me suis accordée un petit plaisir gourmand : un gâteau au chocolat au lait de soja.
Bon je l’admets, les produits sont plus chers que ceux des grandes surfaces. Mais pourquoi pas consommer moins et mieux? En plus, c’est tout benef’ pour sa ligne. Voilà un argument qui devrait vous convaincre, vous les filles, tout comme les garçons d’ailleurs.
Et plus largement, au-delà de sa silhouette, manger bio, c’est faire preuve de respect vis-à-vis des producteurs. Ceux-là même qui, en manipulant les pesticides, s’exposent à de graves risques de cancers. C’est faire preuve de respect vis-à-vis de l’eau que nous buvons. Celle-là même contaminée par l’agriculture intensive qui pollue nos nappes phréatiques. Et enfin, c’est concourir au développement d’une agriculture saine, durable et sans pesticide. Convaincant non ?
Anouk Rijpma




Ecolorama
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