Archive pour 7 avril 2011

Japon : nouveau séisme près des côtes

Jeudi 7 avril 2011

«C’était vers minuit, je ne dormais pas encore, raconte Tomomi, une jeune Tokyoïte contactée par Global. J’ai senti mon appartement trembler. Au début, je me suis dit « ok, encore un de plus ». Mais ça ne s’arrêtait pas. De plus en plus fort.» Et effectivement, ce séisme qui a secoué le Japon dans la nuit de jeudi à vendredi est une des plus fortes répliques depuis le 11 mars dernier.

Un tremblement de magnitude de 7,1 selon l’USGS (institut d’observation des tremblements de terre américain) qui a provoqué une alerte au tsunami, levée une heure après, selon la NHK, la chaîne de télévision publique nippone. Les autorités craignaient des vagues de 1 à 2 mètres de haut, contre 11 mètres mi-mars.

Jean-Pierre Vilotte, physicien à l’Institut de la Physique du Globe de Paris explique qu’une telle réplique est « normale », après le violent tremblement de terre qui a secoué le Japon le 11 mars dernier :

Passée la première inquiétude, comme de nombreux Japonais, Tomomi s’est précipité sur les sites d’informations et sur Twitter. «J’ai vérifié qu’il n’y avait pas de dégâts dans mon appartement, mais tout allait bien, et je me suis connectée sur Facebook», raconte la jeune femme. «Tout le monde était en ligne : les gens se sont levés, tout le monde était effrayé».

Et l’inquiétude tournait, entre autre, autour de la résistance des centrales nucléaires. Les premières nouvelles se veulent plutôt rassurantes. L’opérateur Tepco, cité par Greenpeace sur Twitter, a annoncé que la centrale de Fukushima n’avait pas été affectée par cette nouvelle secousse. Le personnel travaillant sur place a toutefois été évacué, par précaution. A Onagawa, le système de sécurité de la centrale s’est déclenché, mais tout fonctionnerait normalement, affirme l’autorité de sûreté nucléaire japonaise.

Dans la préfecture de Miyagi, les habitants des côtes ont été évacué vers des lieux situés en hauteur. Le tremblement de terre a été ressenti jusqu’à Tokyo, et des pannes d’électricité ont eu lieu sur le territoire.

Les images du séisme :

Fort séisme au Japon, un tsunami redouté par LePostfr

O.R.

Les plats indonésiens, inspiration de la cuisine hollandaise

Jeudi 7 avril 2011

La cuisine indonésienne est partout aux Pays-Bas en raison de son passé colonial. Mais les Hollandais ont adapté à leur sauce ces petits plats épicés. Luc Smilovici a testé pour nous.

Le cannabis, une production clandestine très énergivore

Jeudi 7 avril 2011

30.000 plantations clandestines pompent les ressources énergétiques des Pays-Bas : pour grandir, le cannabis a en effet besoin d’eau et surtout d’une source de lumière très puissante. Résultat, les producteurs se branchent sur le réseau électrique de manière illégale pour faire des économies…

Acheter un morceau du Rainbow Warrior 3

Jeudi 7 avril 2011

Pour construire un nouveau bateau, l’ONG Greenpeace a lancé une souscription originale sur Internet : chacun peut acheter symboliquement un morceau du Rainbow Warrior 3 et participer ainsi à son financement.

Quand le champignon s’invite dans l’isolation

Jeudi 7 avril 2011

Par Abigaïl Cherrier

Moi qui m’évertue chaque jour à promouvoir un habitat sain et durable je suis souvent amenée à me poser des questions sur un élément majeur inhérent à nos habitations, et le plus souvent invisible : l’isolation.

Si tout le monde s’accorde à dire qu’un bon isolant permet de réaliser de substantielles économies d’énergies, les avis sont plus divergents lorsqu’il s’agit de trancher sur les qualités écologiques de chaque matériau. Qu’entendons-nous au juste par « écologique » lorsqu’on parle d’isolant ? Doit-on privilégier les matériaux entièrement naturels ou plutôt ceux offrant les meilleurs indices de conductivité thermique ? Pouvons-nous considérer comme écologiques les matériaux 100% biologiques mais ayant voyagé sur de nombreux kilomètres avant d’être mis en œuvre ?

Chanvre, paille ou laine ?

D’une manière générale tous les isolants à base de produits naturels ainsi que ceux donnant une seconde vie à des objets destinés à la décharge ont ma bénédiction. Mais comme le montrent les deux questions soulevées ci-dessus, dès qu’il s’agit de statuer sur les vertus écologiques de tel ou tel isolant la réponse est loin d’être évidente. Le chanvre me séduit beaucoup mais au moment où les besoins alimentaires explosent dans le monde est-il judicieux de consacrer des terres arables à ce genre de culture ? La paille est également un excellent isolant, mais toutes les régions ne sont pas dédiées à l’agriculture.

Certains pionniers obtiennent de très bons résultats en utilisant des pneus usagés, d’autres encore comme l’association Emmaüs transforment nos vêtements hors d’usages pour en faire de la laine isolante bon marché. Mais trouver un exutoire systématique à nos déchets industriels polluants, en les plaçant dans nos murs, est-ce réellement une solution viable à long terme ? En réindustrialisant ces déchets, ne faisons-nous pas que panser la plaie ouverte de notre frénétique société de consommation ?

Un isolant naturel, extensif et universel ?

Finalement, existe-t-il un isolant qui serait à la fois naturel, extensif et universel ? En d’autres mots, sommes-nous capable de mettre au point un isolant organique, requérant peu de transformations et utilisant des matériaux accessibles partout sans grands besoins de transport ?

Avec la découverte que j’ai fait récemment et dont je parle sur mon blog, je suis tentée de répondre par la positive. Car il semble bien que cet isolant aux allures de super héros écolo vient enfin de pointer le bout de son panneau.

Et c’est aux Etats-Unis que ça se passe. En effet, une équipe de chercheurs américains vient de mettre au point un isolant entièrement naturel fait de champignon et de rebuts agricoles.

Concrètement et techniquement voila comment ca se passe :

greensulateokLes ingrédients de base sont donc des rebuts agricoles, des coques de Sarrasin, des résidus de maïs ou bien encore des chutes de coton. Quant à la partie utilisée du champignon, il s’agit d’une molécule filamenteuse qu’on trouve dans tous les champignons parasites. Cette molécule a la capacité de coller, lier et figer la matière sans l’intervention d’aucune colle ni produits adjuvants.

Pour obtenir un panneau isolant rigide il suffit uniquement d’un endroit sombre, de moules et des composants cités ci-dessus. Une réaction chimique entièrement naturelle fera le reste. Au bout de 4 à 12 jours d’incubation (en fonction de la densité du panneau voulue) les panneaux et blocs isolants sont formés, prêts à la découpe si besoin. Vous l’aurez compris, il s’agit bien ici d’un polystyrène naturel.

De nombreux avantages inédits

Le procédé industriel est extrêmement peu gourmand en énergie, puisqu’aucune cuisson n’entre en jeu dans le processus de transformation. Cet isolant « pousse » tout seul. C’est la molécule de champignon qui fait le travail de fusion dans la pénombre.

Les perspectives d’une telle découverte sont énormes. Cet isolant est à la fois « mondialisable »  et adaptable localement. De plus, l’énergie nécessaire pour la fabrication de ce produit est presque nulle. Il faut aussi souligner que le produit fini est hypoallergénique, ne dégage aucun COV, est entièrement recyclable et peut terminer sa vie d’isolant dans le bac à compost.

Les premières études ont déjà démontré d’excellents résultats en termes d’isolation. En outre ce matériau est naturellement perspirant, c’est-à-dire qu’il laisse passer l’humidité ce qui permet un intérieur très sain et agréable à vivre.  Greensulate, c’est son nom, est naturellement ignifuge ce qui règle pour de bon l’épineux problème des traitements contre le feu. En effet le 100% écologique de certaines laines naturelles se heurte aux traitements (sel de bore et autres) qu’on doit leur administrer pour les rendre plus résistantes aux flammes.

Un produit multi-usages

Au-delà de l’isolation Greensulate se veut une sorte de polystyrène écologique multi-usage, pouvant détrôner ce dernier pour l’isolation mais aussi pour le conditionnement et les emballages.   Nous ne sommes qu’au stade de prototype pour le moment mais les tests passés avec brio pourraient très semblablement permettre aux créateurs de ce produit de le commercialiser dès cette année aux Etats-Unis.

Il me semble bien là que nous tenons une innovation prometteuse et très écologique. J’aime particulièrement d’un produit qu’il nécessite un procédé industriel très léger et qu’il soit entièrement recyclable. Les recherches sont sûrement à mon humble avis à orienter dans ce sens pour permettre à l’avenir, à tout un chacun, de concilier confort et consommation raisonnée.