Il travaillait dans la grande distribution, il est aujourd’hui guide de haute montagne. Portrait d’un homme qui a tout lâché pour s’adonner à sa passion de la nature et du sport. De sa nouvelle vie, Stéphane retient surtout ce sentiment de liberté auquel il ne renoncerait à aucun prix.
Archive pour 15 avril 2011
Stéphane : de la grande distribution à l’altitude
Vendredi 15 avril 2011Comment faire pousser fruits et légumes à Paris
Vendredi 15 avril 2011Dans le 18e arrondissement, Hélène Seingier part à la rencontre de ceux qui parviennent à cultiver un carré de verdure dans la capitale. C’est le principe des jardins partagés : une parcelle, plusieurs jardiniers. Il en existe des permanents et des temporaires qui déménagent au gré des rénovations urbaines.
Japon : « Ils déplacent tout très précautionneusement »
Vendredi 15 avril 2011Max Streltsov est photographe. Il est actuellement au Japon. Arrivé le 8 avril, il s’est rendu dans le nord de l’île de Honshu, dans la préfecture de Miyagi, durement touchée par le tsunami qui a ravagé la côte le 11 mars dernier. Il nous raconte. Un reportage exclusif pour Global mag.
« Le tsunami a été tellement puissant qu’il a détruit les habitations à leur base. Comme la plupart des villes étaient situées dans les vallées, près de la côte, les murs, les voitures et le contenu des maisons, transformés en ruines, ont été déposés là où les montagnes commencent.»
« Les Japonais sont vraiment très efficaces. Ils récupèrent très vite : ils ont déjà nettoyé les routes, reconstruit des autoroutes… Et maintenant, ils commencent à nettoyer les ruines, dans les villes détruites. »
« Ce qui m’a beaucoup surpris, c’est que dans d’autres pays, après une catastrophe pareille, les gouvernements enlèvent les ruines et commencent à tout reconstruire : de nouvelles maisons, de nouvelles usines… Mais ici, ils déplacent tout très précautionneusement car ils savent qu’il y a des objets qui ont beaucoup de valeur aux yeux des gens. On a trouvé par exemple un endroit où les gens amènent les albums-photos de famille, les souvenirs trouvés dans les ruines. Les soldats font des recherches, fouillent, de façon très soigneuse, c’est vraiment surprenant. »
« Il y a aussi des gens qui cherchent dans les ruines de leurs maisons, ça dépend : certaines zones sont encore fermées aux civils. Dans les autres, on voit les anciens habitants et les soldats qui cherchent. »
« On est à 150km de Fukushima, il n’y a pas de menace nucléaire ici. Les gens portent des masques, mais ils en portent tout le temps, ce n’est pas pour se protéger d’éventuelles radiations. Pour le moment, ils s’inquiètent surtout pour leur maison et la façon dont ils vont vivre dans le futur. Et puis, ici, ça n’a rien à voir avec Fukushima. Là-bas, il y a des villes fantômes, d’où les gens ont dû partir le plus vite possible, en abandonnant tout. Il y a des corps encore là-bas. »
« Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est plutôt l’amiante et les usines chimiques situées près des côtes. L’amiante a été utilisée dans la construction de bâtiments par le passé, et maintenant elle est donc présente dans les ruines. Les gens portent donc des masques, pour se protéger quand ils fouillent. Et c’est aussi ce qu’on m’a recommandé de faire. »
Après être resté dans la région de Sendai, Max Streltsov prévoit maintenant de partir vers le sud, vers Fukushima.
Propos recueillis par Oriane Raffin
L’Eyjafjallajökull, un an après
Vendredi 15 avril 2011Patrick Allard est vulcanologue, directeur de recherche au CNRS. Il revient, un an après, sur l’éruption de l’Eyjafjallajökull, le volcan islandais qui avait semé la panique dans le ciel européen. Un volcan qu’il connait bien pour l’avoir étudié.
Où en est le volcan ?
Depuis la fin de l’éruption, fin mai 2010, le volcan a refroidi et est plus calme. Il s’est endormi.
Doit on s’attendre à une nouvelle éruption ?
Il n’y a aucune éruption prévue pour le moment. Quelques signes ne trompent pas : l’intérieur du volcan n’est pas en pression, les fumerolles ne sont pas chaudes. Autre signe d’accalmie : l’édifice volcanique s’est affaissé, alors qu’avant l’éruption, le volcan avait pris du volume, ses flancs étaient bombés. L’Eyjafjallajökull est un gros dormeur, il n’est entré en éruption que trois fois au cours des mille derniers siècles.

crédit : Chris 73
Comment s’est déroulée cette éruption ?
L’éruption a duré 1 mois et demi et comprenait deux phases : La première a eu lieu du 20 mars au 12 avril et a duré trois semaines. C’était une éruption fluide, constituée de basalte, que l’on appelle effusive. Elle s’est limitée à des jets et des coulées de lave dans la partie du col libre de glace. Spectaculaire mais pas dangereux. Cette éruption a même été suivie par 27.000 personnes sur place.
La deuxième a commencé le 14 avril et c’est elle qui a paralysé le trafic aérien. Elle a percé le glacier de 200 mètres d’épaisseur qui recouvrait une autre partie du volcan. La température du magma, comprise entre 1.000 et 1.200°C, a vaporisé la glace. Il y avait plus de gaz, ce basalte était plus visqueux, d’où la puissance de l’explosion et l’ampleur du panache de fumée.
Y a-t-il, en Islande, d’autres volcans susceptibles d’entrer en éruption prochainement ?
Il y en trois : l’Hekla se réveille tous les dix ans mais n’est pas dangereux. La dernière fois c’était en 2000, nous sommes en 2011, donc on peut dire qu’il est en retard !
À côté de l’Eyjafjallajökull, le Katla. Il est très actif et ses éruptions sont entre 10 fois et 100 fois plus importantes que celle de l’Hekla. Si le Katla devait entrer en éruption on le saurait. L’Eyjafjallajökull a donné les premiers signes en 1994 donc 16 ans avant l’éruption.
Dernier volcan potentiel : le Grímsvötn. Il est plus imposant que le Katla et recouvert du plus gros glacier d’Europe. Sa dernière éruption, en 2004, est restée sous la glace.
Quelles ont été les conséquences environnementales de cette éruption ?
Elles ont été relativement faibles. Dans la partie sud la plus touchée, le fluor a contaminé les eaux et les champs mais ce n’est rien en regard de l’éruption du Laki en 1783. Il avait provoqué une famine qui avait fait 10.000 morts. En effet, la colonne de cendre était telle qu’elle avait recouvert l’Europe. Privées de soleil, les cultures n’ont donc plus rien donné. C’est une des causes de la révolution française. Si cette éruption s’était produite à notre époque, le trafic aérien aurait été bloqué pendant six mois. Les éruptions de cette ampleur sont rares, une fois par siècle environ.
Quels enseignements les scientifiques ont-ils tirés de cette éruption ?
Cette éruption nous a appris deux choses. Premièrement, on a comparé les images de l’éruption prises par satellite avec celles effectuées depuis le sol. Cela a permis d’affiner les modèles comme ceux du centre d’alerte volcanique de Londres pour les simulations et les prévisions.
Deuxièmement, il faut que les risques d’éruption soient davantage pris en compte et insérés dans les scénarios de catastrophes économiques.
Propos recueillis par Christofer Jauneau
Sommaire du vendredi 15 avril
Vendredi 15 avril 2011
Paris – Les orchidées du Luxembourg
Raphael Hitier nous emmène aujourd’hui dans les serres du Luxembourg. Ce lieu interdit au public abrite une des plus belles collectons d’orchidées d’Europe. Outre de nombreuses espèces naturelles, les serres renferment d’incroyables hybrides, fruits de mélanges créés par les jardiniers.
Paris – Comment faire pousser fruits et légumes à Paris
Dans le 18e arrondissement, Hélène Seingier part à la rencontre de ceux qui parviennent à cultiver un carré de verdure dans la capitale. C’est le principe des jardins partagés : une parcelle, plusieurs jardiniers. Il en existe des permanents et des temporaires qui déménagent au gré des rénovations urbaines.
Zone verte – Voguéo prend l’eau
Le service de navette fluviale mis en place entre Maison Alfort et la gare d’Austerlitz croule sous les déficits budgétaires. Trop peu d’usagers, pas assez d’arrêts, pas assez de bateaux : son avenir semble compromis. Pourquoi ? La réponse se trouve peut-être du côté du Syndicat des Transports de l’Ile-de-France et des bateaux mouches…
Planète durable – L’hôtel de Brando à Tetiaroa
Un hôtel de luxe est en cours de construction sur l’île de Tetiaroa. Selon les vœux de l’acteur Marlon Brando qui en était propriétaire, il sera écolo. Energies renouvelables, respect de la biodiversité, tout a été pensé pour limiter l’impact sur le milieu.
Ils changent de vie – Stéphane : de la grande distribution à l’altitude
Il travaillait dans la grande distribution, il est aujourd’hui guide de haute montagne. Portrait d’un homme qui a tout lâché pour s’adonner à sa passion de la nature et du sport. De sa nouvelle vie, Stéphane retient surtout ce sentiment de liberté auquel il ne renoncerait à aucun prix.












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