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Chroniques à l’en-vert : Le fixie, ma nouvelle idée fixe

LaBlanchePar Eric La Blanche. Dans ses chroniques d’hum(o)eur, Eric la Blanche décrypte l’actualité à sa façon, c’est à dire à l’envers et sans aucune honnêteté : un univers absurde, quelque part entre Desproges et les Monthy Python.

En ces temps de guerres, d’explosions nucléaires et de débats racistes, je voudrais vous distraire avec un sujet écolo gracieux. Je vais donc vous causer bicyclettes.

Savez-vous ce que c’est qu’un fixie ? Non ? Le fixie est une bicyclette d’un nouveau genre, généralement conduite par un jeunes branché mèchu qui se rit légèrement des dangers d’un inéquitable partage du pavé des villes avec la voiture individuelle.

Le fixie tire son nom de son unique pignon « fixe », c’est-à-dire qu’il n’a qu’une roue dentée « non libre » à l’arrière sans dérailleur et sans vitesses : un pédalier, une chaîne, un pignon… et c’est tout. Regardez la roue arrière, c’est comme cela que vous le reconnaîtrez : un vélo de piste, hyper spécialisé, allégé à l’extrême et qu’un petit malin a eu, un jour, l’idée d’utiliser dans la rue.

fixieNi vitesses, donc (pour quoi faire ?), ni porte bagage (un sac à dos, c’est mieux) ni garde-boue (171 jours de pluie/an à Paris) mais surtout, le vrai fixie n’a pas de freins. Vous avez bien lu : pas de freins* – car les vélos de piste n’en ont pas besoin.
Donc, un petit génie s’est un jour demandé : « Tiens, et si j’enlevais les freins ? Ça sera plus léger. » C’est vrai ça : à quoi ça sert, franchement, des freins, en plein trafic ? Le petit génie en question est resté malheureusement inconnu, faute sans doute d’avoir survécu à son invention. Bon, et puis rien n’interdit de mettre des freins (la plupart de ceux que je croise en ont) à son fixie si on trouve ça plus important d’être vivant que branché.

Pourtant, le fixie a un « truc » en plus que tous les freins du monde n’apporteront jamais : avant d’être un vélo, c’est une mode : il est bran-ché ! Du coup, vous ne pourrez pas laisser le vôtre dans la rue sous peine de vous le faire piquer mais bon, vu que vous n’avez pas de freins, vous n’êtes plus à un risque prêt, hein ? D’ailleurs, une mode, par définition, c’est complètement con : ça consiste à être un mouton… mais différent. C’est pour ça qu’une mode, ça se suit : bêê.

Personnellement, le fixie me rappelle un autre engin à la mode, tout aussi inadapté aux déplacements urbains, un véhicule conçu pour tout autre chose mais qu’un petit malin a, un jour, eu l’idée d’utiliser dans la rue ? Oui ! Le fixie est un Hummer, mais un Hummer à l’envers, aussi léger que l’autre est lourd, aussi inadapté, cher et malcommode… mais tellement « éwotique ».

Alors bien sûr, moi qui suis un indécrottable (malgré mes garde-boue) cycliste, je suis heureux qu’une mode, aussi débile soit-elle, se soit emparé du vélo et je préfère de loin le gracile crétin kamikaze en fixie à son malodorant beauf en 4×4. Sauf que je me dis parfois que c’est juste le même qui a changé de véhicule. Et que l’écologie n’a rien à voir là-dedans, au contraire.

J’attends néanmoins avec impatience le petit malin qui, pour être plus branché que ses laineux copains, trouvera le moyen d’alléger encore sa monture. Après les freins, que pourra-t-il bien enlever ? Les pédales, les roues, le guid… ah non, ça y est : je sais !

(*) Pour freiner avec un fixie, c’est « simple » : soit on bloque les pédales (et la roue arrière) pour partir en dérapage et stopper l’engin (on dit « skider »), soit on évite de freiner : « A freiner sans péril on pédale sans gloire. »

Crédits photo : Jamison Wieser, CC sur FlickR

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23 commentaires pour „Chroniques à l’en-vert : Le fixie, ma nouvelle idée fixe“

  1. Thygo dit :

    Je comprends que le coté « mode » puisse être gênant pour le fixie, mais se déplacer en vélo, qui plus est en fixie, demande une certaine expérience et ne s’improvise pas. Alors, je ne suis pas tout a fait d’accord avec votre point de vue. Pour moi les fiximen (c’est pas dit que le mot existe), sont pour moi des cycliste aguerrie.
    Je suis cycliste urbain (vélotafeur) depuis quatre ans et je pense passer un jour au fixie.

  2. Laurent dit :

    j’attends avec impatience l’arrivée du hummer fixie : sans freins. Ok ça va rayer un peu le mobilier urbain et les assureurs dans un premier temps, mais ensuite les cyclistes fixies n’auront plus rien à craindre (à condition d’éviter les rues en pente évidemment).

  3. Camille dit :

    Les fixies gars se reconnaissent aussi par leurs pantalons trop courts et leurs petites casquettes vintââge.
    Sinon y’a le single speed : le fixie pas fixe mais avec frein, c’est une chouette alternative.

  4. soymalau dit :

    C’est un peu chiant de stigmatiser une communauté comme ça, sans cesse. Je fais du fixe. Enfin, je dis rarement que je fais du fixe, je dis que je fais du « vélo ». Et oui, mon fixe n’a pas de freins. Est-ce que pour autant je roule comme un barjo ? Je ne crois pas. Je respecte les feux (ce que 80% des vélibs et gens avec freins que je croise ne font pas), j’adapte ma vitesse, je colle moins les véhicules qui roulent devant moi… Je prends mon vélo tous les jours, matin et soir, et depuis que je suis sans freins, je n’ai jamais eu d’accident. Sauf une fois, lorsqu’un scooter qui m’avait doublé a jugé bon de freiner sec devant moi pendant que je checkais mon angle mort… Freins ou pas, j’étais par terre.

    Bref, tout ça pour dire que oui, le fixe est devenu un effet de mode, oui, certaines personnes roulent sans doute de façon inconsciente, mais est-ce l’apanage des suiveurs ?

    Je ne vois pas en quoi ton billet fait avancer le débat.

    Sur ce, je continuerai malgré tout à prendre mon véhicule cher (tu parles, un vieux motobécane que j’ai rénové durant un an et demi), inadapté et malcommode. Moi, plus il y a de vélos dans la rue et plus je suis content.

  5. l'auteur dit :

    @soymalau
    Je ne stigmatise personne ou alors, avec dérision (et sympathie). Je ne suis pas sérieux, j’essaie juste de faire réfléchir (un peu) sans emmerder (beaucoup) et puis surtout, je revendique mon droit à la mauvaise foi.
    Etant moi-même cycliste depuis 15 ans, il est bien évident que je vois la mode du fixe comme une très bonne nouvelle et d’ailleurs, à aucun moment dans ce billet je n’acccuse les « fixeurs » de rouler comme des fous. Je treouve juste extrêmement drôle (parce qu’injustifiable pour d’autres raison que la mode) que certains cyclistes aient enlevé leurs freins. C’est con, c’était une bonne invention, je trouve, les freins. Pas très lourde, en plus, vu son utilité.
    Cordialement,
    Eric la Blanche

  6. Kircher dit :

    Monsieur, pouvez-vous me rappeler le nom du jeune homme de 14 ans qui a mis au point un groupe électrogène écolo ?Merci d’avance

  7. Coriolano dit :

    Alors je me déplace en fixe tout le temps dans Paris. J’ai un frein (ce qui est le cas de beaucoup) et je ne me le suis jamais fait piqué. (pour l’instant je croise les doigts). Perso je ne trouve ca plutôt adapté a une ville comme Paris, petite et plate.

    Quant au garde boue et cie, j’ai un pantalon antipluie qui fonctionne tout aussi bien.

    On n’est pas obligé d’avoir un hollandais non plus. Et y’a plein de gens qui roule dans Paris sur des vélo de course pas tellement plus équipé que les fixes en dehors des dérailleurs. Enfin bref les gaardes boue et le porte bagage c’est utile si on n’en a besoin mais on peut faire sans.

  8. jb dit :

    je roule en fixe également et l’article m’a beaucoup amusé ! c’est clairement une mode mais j’assume parce que ces vélos ont tout de même une allure très sympa. Après le coup de virer les deux freins c’est vraiment une mauvaise idée : surtout dans les descentes :)

  9. fm dit :

    Je suis également vélotafeur et j’ai du mal à comprendre qu’on puisse dire qu’un fixie est « adapté » au milieu urbain. Je comprends le côté fun mais de là à l’utiliser tous les jours en ville cela m’échappe:
    - en ville on a tout le temps besoin de s’arrêter (feux, stops, situations d’urgence) et de se relancer. N’avoir qu’une vitesse oblige donc à avoir un redémarrage très dur ou sinon à contrario d’être en train de mouliner avec les jambes sur les portions rapides. Sur un long trajet où on ne s’arrête pas je veux bien mais en ville cela m’échappe, les vitesse sont obligatoires à moins d’être vraiment masochiste. Cette contrainte a un autre effet pervers: le cycliste en fixie va encore moins s’arrêter au feux rouges.
    - en cas de pluie on oublie
    - l’hiver dans le noir on fait comment sans lumière ? (ok ya des lampes amovibles mais ça fait pas très classe sur un fixie le plus dépouillé possible)
    - pour transporter nos affaires on se charge le dos comme une mule ? super…
    Bref on peut s’amuser avec mais en utilisation de tous les jours je ne comprends vraiment mais vraiment pas où est l’avantage d’un tel engin.

  10. Coriolano dit :

    Ah bon je ne savais pas que mon vélo ne pouvait pas rouler sous la pluie. Perso je velotaff toute l’année en fixe. Pour la pluie j’utilise un pantalon de protection et pour la nuit, je met des lampes amovibles, je suis trop malin personne n’y avait pensé.

    Quand on a le rapport qui va bien (autour de 2,5) ca n’est pas du tout du masochisme, Paris étant une ville relativement plate.

    Quant à mouliner, je peux dire que toute l’année je vois des gens avec des dérailleurs qui moulinent bien plus que moi.

    L’avantage, en dehors du style des vélo (oui j’aime ca et j’assume) c’est que c’est assez sportif (ce que j’aime bien), c’est très facile a entretenir et les sensations quand on roule avec son excellente.

    Perso je ne vois pas comment on peut utiliser un hollandais qui roule pas toute l’année. Chacun ses préférences.

  11. TC dit :

    « A freiner sans péril on pédale sans gloire » : très bon !
    Pris au second degré, l’article est amusant.

    Avis perso (après 5 années de fixe quotidien), on freine mieux sur un pignon fixe que sur un vélo à roue libre dont les freins sont mal réglés : quand je vois les vélos à coté desquels je gare le mien, je suis serein.

  12. fm dit :

    @Coriolano
    Tu reviens à l’essentiel qui est le fait d’avoir du plaisir sur son vélo donc rien à dire à ça, au contraire :-)
    Assez d’accord aussi sur les gens qui moulinent, cela m’amuse de voir tout ces cyclistes (du dimanche?) qui oublient qu’ils ont des vitesses. Cependant je me vois mal utiliser le même rapport pour me relancer efficacement au démarrage d’un feu que pour les portions rapides (sur mon trajet ma vitesse varie de 0 à 35). Mon propos est sur le fait qu’un fixie soit « adapté » à la ville: je ne doute pas que ce soit possible et que certains adorent ça mais à mon avis ce n’est pas la monture qui correspond à l’environnement.
    Pourquoi un hollandais ne roule pas toute l’année? (pas le cas du mien en tk).
    Bon WE cycliste à tous !

  13. xavier dit :

    Bonjour,

    Alors que dire de tout ça…

    Merci pour l’article, il est très bon.

    Je roule en fixe depuis 4 ans, une année avec freins et 3 sans, seul accident rien de grave, mais impressionnant sur le coup… Une voiture qui m’a coupé la priorité, jeune conducteur :-( )…
    J’ai enlevé les freins sur mon vélo, après une année de pratique intensive, et franchement ce n’était pas pour la mode, car mon premier fixe n’étais pas des plus fashion. C’est plus le fait de ne plus utiliser le frein et pour les montées d’adrénaline (j’ai retrouver dans le fixe des sensation proche des sport de glisse)…
    Il est vrai, rouler brackless peu être dangereux et plus que déconseillé les premiers temps de pratique. Par la suite je pense que le comportement en lui-même est totalement différent…

    Depuis que je roule sans freins, je suis plus attentif à la route, toujours concentré, pas une seconde d’inattention…

    Enfin, je pense que cela regarde chacun, mais il est clair rouler Brackless juste pour la mode et sans maitrise est totalement stupide.

    Juste une petite correction pour le terme « fixie » c’est en faite la contraction de « fixed gear bike » qui est traduit par vélo a pignon fixe.

  14. xavier dit :

    bon week end

  15. schwarzpod dit :

    Plutôt crever que de rouler en pignon fixe sans frein ( :D ). Mon père et bien d’autres vieux utilisaient un pignon fixe pour les entrainements d’hiver et ça ne choquez personne, il y avait bien des freins puisque c’était leurs cadres de routes mais il y avait un véritable intérêt dans cette pratique, intérêt qui demeurent pour nous autres pauvres moutons ;) .

    Pour l’effet de mode, c’est une goutte d’eau dans un truc plus général qu’est le renouveau du déplacement en milieu urbain (de plus dans ce cas, on peut aussi parler de mode du vélo hollandais). Ceux qui souffriront le plus dès que l’effet de mode sera passé seront les bouclards spécialisés.

    Le point positif, c’est que certains deviendront mordus de bicyclettes et pourront s’adonner à des restaurations, intégrer des clubs de cyclotourisme… et insuffler un nouveau souffle dans ce milieu.

    Mais j’aime les PF sans freins, enfin j’adore surtout les doubler car quelques uns balisent vraiment de ne pas avoir de freins et roulent comme des vieux.

  16. Utilisateur pignon fixe dit :

    Visiblement vous ne connaissez absolument pas le mouvement et vous vous permettez d’écrire dessus (assez fréquent chez les journalistes en ce moment).
    pignonfixe.com, surplace.fr, reupee.com/blog/ allez faire un tour dessus on verra ensuite.

    « Le nouveau hummer » c’est vrai que les coursiers qui roulent en moyenne 100km n’ont rien compris (reupee.com pour le vélo).

    Vous parlez d’un vélo cher (http://www.surplace.fr/2011/02/un-pignon-fixe-a-moins-de-150euros/?x=6141) visiblement vous ne connaissez pas le concours un pignon fixe à moins de 150€ qui à eu lieu récemment.

    « Conduite par un jeunes branché mèchu qui se rit légèrement des dangers » Encore une énorme bêtise, gégé, cricri, hotbanana, granturismo, philippe, rebelbiker… quelques exemples de mecs de la communauté pignon fixe ils ont tous plus de 40ans et qui sont très très appréciés

    « pas de freins » C’est vrai que certains n’ont pas freins, mais beaucoup en ont un à l’avant, notamment chez ceux qui roulent depuis un moment par exemple dans le crew surplace qui organise 2 à 3 sorties par semaine ils ont cas y tous un freins

    « C’est pour ça qu’une mode, ça se suit : bêê. » certes mais ça à permis à énormément de monde de (re)découvrir le vélo. Une mode qui dure depuis plus de 5ans au USA, et environ 3à4 ans en France ça commence à faire long pour une « mode »

    Alors certes la catégorie d’usager que vous décrivez existe mais elle ne représente qu’une partie de la communauté pignonfixe. J’insiste bien sur le mot communauté.

    Un bon exemple d’article sur le pignonfixe mais assez incomplet http://www.digitalsport.fr/2010/12/le-pignon-fixe-influences-disciplines-actuelles-et-typologie-des-pratiquants/
    J’oublis de dire pleins de choses mais bon…

  17. Mathieu dit :

    Enfin, toujours est-il qu’une mode est une manière temporaire et collective de faire ou de penser. Alors quand vous dîtes « une mode, aussi débile soit-elle », il serait bien d’aller chercher la source et l’origine de la discipline. Parce qu’avant d’être un accessoire de mode, c’est une culture New-Yorkaise qui date des années 80.

    Pour l’historique, c’est ici : http://www.digitalsport.fr/2010/12/le-pignon-fixe-influences-disciplines-actuelles-et-typologie-des-pratiquants/

    Faut fouiller avant d’écrire, d’autant plus quand on maitrise mal un sujet, et encore plus lorsque l’on écrit pour Arte.

  18. La-Pendule dit :

    Pour les vitesses en ville ou sur long trajet en route, j’ai l’avis inverse de ce que j’ai pu lire plus haut.

    Cela fait 3 ans que je fais du vélo en ville pour mes trajets urbains et à peu près le même nombre d’années que je fais du vélo de route sur de très longs trajets.

    Eh bien, en ville, j’utilisais d’abord un dérailleurs mais je ne changeais jamais de vitesse, car en ville ce n’est pas pratique : un coup j’ai voulu speeder sur une ligne droite mais j’ai pas eu le temps de descendre les vitesses au feu, l’autre coup j’ai mouliné en côté mais j’ai pas pu me dégager rapidement du trafic car j’étais resté sur un rapport trop petit, etc., du coup je passais mon temps à chercher la vitesse idéale, et bien souvent, elle faisait croiser ma chaîne.

    Depuis, je roule en fixe, j’ai une seule vitesse, celle qui me plaît, qui ne me fait pas mouliner et qui n’est pas dure à lancer : c’est ma vitesse idéale, et je ne regrette à aucun moment le dérailleur.

    En revanche, sur la route, j’ai essayé le mono vitesse sur une centaine de bornes : insupportable, je sais que certains s’entraînent avec ça, mais sur de longs trajets comme ça où la fatigue arrivent très vite et où j’essaie de maintenir une allure, au moindre faut plat de plusieurs km, pour peu que ce soit en plaine avec un vent en pleine face, c’est la mort assurée … Je ne pense vraiment pas que le mono vitesse soit adapté à la route, mais bien plus à la rue !

    Et je dis ça selon ma propre expérience, après avoir testé un peu tout ce que je pouvais et un peu toutes les formules.

  19. La-Pendule dit :

    Ayant écrit ça tard le soir, je me permets juste de corriger les nombreuses fautes honteuses …

    Un dérailleur (sans s), mouliné en côte (et non en côté), où la fatigue arrive (singulier), faux plat (et non faut …)

  20. fixie love dit :

    pour info si vous aimez ces jolie vélo passez voir notre blog de passionné http://fixielove.fr/
    bonne lecture

  21. sccber dit :

    Bonjour,
    Je roule depuis vingt ans (15 ooo km cette année) – vtt, route, vélotaf – bientôt en pignon fixe. Ce sera mon cinquième vélo. Beaucoup d’inculture concernant l’histoire du vélo. Concernant l’effet mode, il y en eu un terrible, né à Paris vers 1860 quand Michaud inventa le vélocipède en adaptant des pédales sur la roue avant. Cette mode devint mondiale, et ne dura que quelques années. Vint le délire du grand-bi ( roue avant gigantesque pour augmenter la vitesse) trop casse-gueule pour être populaire et enfin la bicyclette dans la fin du XIXème siècle, avec l’invention de l’entraînement par chaine : d’abord à pignon fixe (éventuellement deux pignon de chaque côté de la roue (on changeait de pignon en l’inverssant), puis invention de la roue libre. Il est à noter que les instances sportives, toujours rétrogrades, mirent longtemPs à en autoriser la pratique. Paul de Vivie dit Velocio, chantre du cyclotourisme fut un moderniste qui prônât l’usage des pignons multiples sur les longues distances (appelées polymultipliées).
    Pour revenir à la mode, celle des vélocipèdes entraina selon les historien des moyens de transport l’apparition de la voiture : par exemple, Karl Benz (1844-1929) découvrit le vélocipède et décrit comment l’ivresse de la vitesse sur cet engin lui donna l’idée d’un engin individuel léger et motorisé. Sa première voiture à essence brevetée en 1886 est un tricycle identique au tricycle (vélocipède à trois roues) qu’il possèdait.
    Étonnant non !

  22. Delphes dit :

    Cet article est simplement scandaleux. On voit ici la stupidité des journalistes de nos jours.
    Tout d’abord, concernant l’effet de mode. Oui c’est un effet de mode mais ca on s’en fiche un peu, ils font ce qu’ils veulent. S’ils veulent avoir le plus beau velo de France sans rouler avec c’est leur problême. Seul les vrais en pignon fixe roulent à fond dans les rues sans craindre la moindre voiture. En effet en pignon fixe on est lié au vélo et donc nous avons une maitrise totale. On pourrait apparenter ca au roller, les debutants tombent et ne savent pas freiner, les pros font ce qu’ils veulent de leurs jambes.
    Ensuite concernant le Brakless ( enlever le frein ), cela concerne la personne et non pas la mode. Pour moi mettre un frein est plus dangereux que sans, car on perd tout maitrise du velo.
    Essayer le fixie plus 5 min c’est l’adopter. Fixe-it.

  23. Tibooles dit :

    Bonjour à tous !
    Personnellement, je fais du fixie depuis cette année et j’ai jamais utilisé de freins… Pas une gamelle, mais deux retroviseurs de cassés, la faute aux automobilistes qui ne savent pas ce que le terme de « clignotant » veut dire ni ce à quoi ça se rapporte sur leur véhicule… Le vrai danger en ville, c’est pas les vélos, avec pignon fixe ou non, c’est les automobilistes amateurs (et pas que les jeunes conducteurs, au contraire) qui se croient tout seul sur la route !
    Et je suis pas non plus d’accord avec ce stéréotype du « jeune meché », je vais en cours en costume, et ça m’empêche pas de faire du fixie tous les jours !!
    Bref, un grand merci aux journalistes qui savent toujours aussi bien parler de ce qu’ils ne connaissent pas !