Archive pour 27 juin 2011

Une robe en mégots

Lundi 27 juin 2011

Flore, une jeune Parisienne a créé une robe à partir de 2.850 mégots de cigarettes, ramassés dans les rues de la capitale. Un défi qui lui permet de récolter des fonds pour l’association Cœur de forêt, qui aide à la reforestation au Pérou.

Vendre des lampes solaires, une idée lumineuse

Lundi 27 juin 2011

Diplômée d’une école de commerce, Ann Kihengu a eu une idée écolo et utile : vendre de petits panneaux solaires chez elle, en Tanzanie. Une initiative qui fonctionne bien, dans un pays où le réseau électrique est presque inexistant et où la majorité de la population s’éclaire au kérosène.

Le corail de Corse

Lundi 27 juin 2011

Le corail est un petit animal qui vit collé aux rochers sous marins. Le littoral corse en est riche mais cette ressource, utilisée pour la fabrication de bijoux, est menacée par la surpêche, le braconnage et le changement climatique. L’Ile a réagi et tente de le préserver.

Images sous-marines de Georges Antoni

Légumes-sur-Seine : mes courses au marché flottant du 4e

Lundi 27 juin 2011

Notre Eco’Respondante Claire Friedel a testé pour Global le tout nouveau marché flottant parisien. Des fruits et légumes qui viennent des environs, en bateau. Et bio s’il vous plait.

« Marché flottant ». Dans ma tête sont immédiatement apparues des images d’Asie et de Venise. Sauf, que là, c’est « marché flottant du 4e » (arrondissement de Paris). Vais-je circuler sur des pontons ? Ou me tenir sur le bord d’un quai et acheter des cœurs d’artichaut par-dessus la balustrade d’un vaporetto réaménagé ?

Marché flottant - Claire Friedel

Marché flottant - Claire Friedel

Bon, pas tout à fait. Cette première expérience de marché flottant parisien est moins extravagante. Il s’agit en réalité d’une petite barge amarrée quai Henri-IV, presque en face de l’île Saint-Louis. Dimanche 26 juin, les Parisiens pouvaient y acheter fruits et légumes, vin et confitures. Les salades viennent de Cergy, en banlieue, m’assure Xavier Guille, co-organisateur de l’événement. Acheminés par la route jusqu’à Gennevilliers, les légumes ont ensuite été déposés sur la barge, qui a fait les quatre heures de navigation nécessaires pour arriver jusqu’à ce quai. Produits selon des préceptes de l’agriculture bio ou raisonnée, courgettes et pois ont en outre emprunté un chemin court, et propre.

Marché flottant - Claire Friedel

Marché flottant - Claire Friedel

Pendant qu’il prépare une assiette mêlant crudités et fromage de chèvre frais, Xavier Guille me résume les trois objectifs de l’opération : promouvoir une nouvelle utilisation des voies sur berges, véritables autoroutes urbaines, remettre en place un système de batellerie via la Seine et imposer un circuit le plus court possible. Bercée par le léger roulis et la dégustation d’un rosé pétillant rafraîchissant sous le soleil de plomb, je me dis qu’en plus de réduire les émissions de CO2, ce marché flottant est bien plus agréable que le rayon primeur de mon supermarché de quartier.

Assise sur une chaise en carton ondulé, sous l’un des maigres arbres du quai, je savoure un lassi aux framboises bio. Devant moi, des gens font la queue pour remplir une bouteille au distributeur de lait frais, sur le bord du quai. De jeunes couples empruntent la passerelle pour descendre de la barge, sacs en kraft au bout des bras. A quelques mètres d’eux, allongés sur les pavés, des corps musclés et huilés grillent sous le soleil. Drôle de décalage.

Marché flottant - Claire Friedel

Marché flottant - Claire Friedel

Je fais un dernier tour sur le bateau, pour admirer les confitures aux étiquettes si sophistiquées, « citron de Sicile-gingembre », « orange de Corse-chocolat-piment d’Espelette ». Et pour récupérer mes légumes. Car pour cette première édition de l’opération, j’ai droit à un panier gratuit. Laitue, courgettes, carottes.

Conscience sauve, balade agréable, et de quoi préparer le dîner. Non, vraiment, c’était une bonne idée, ce marché flottant.

Claire Friedel

Tuer la viande que l’on mange, une bonne solution ?

Lundi 27 juin 2011

C’est une annonce qui a fait des remous sur la toile : Mark Zuckerberg le célèbre fondateur de Facebook a décidé qu’en 2011, il ne mangerait que la viande d’animaux qu’il a lui même tués.

zuckerbergLe but de la démarche ? Il l’a expliqué au magazine Fortune : « Mon challenge personnel c’est d’être reconnaissant pour la nourriture que je mange. Je pense que beaucoup de gens oublient que des êtres vivants doivent mourir pour eux afin qu’ils puissent en manger la viande, donc mon objectif c’est de ne pas oublier ça et d’être reconnaissant de ce que j’ai. »

Résultat, selon lui, depuis le début de l’année, il est devenu « presque végétarien ». Concrètement, il explique avoir mangé un homard et un poulet, ébouillanté et tué de ses propres mains. Et pour ne pas tirer complètement un trait sur la viande, l’inventeur de Facebook a décidé de se mettre à la chasse.

« Une démarche anecdotique »

Une démarche qui ne convainc pas les plus fervents défenseurs de la cause animale. Pour Muriel Arnal, présidente de l’association One Voice, « c’est une démarche atypique » mais qui reste « anecdotique ». « Il y a certes un problème au niveau de l’industrie, qui prépare la viande de façon à ce que l’on oublie que c’est de la chair tuée, et c’est très bien si la décision de Mark Zuckerberg peut encourager des gens à en prendre conscience, mais tuer un animal, ça reste quelque chose de très violent ! Et il n’y a pas besoin de tuer des animaux pour faire passer des messages ».

Du coup, elle estime que « cette démarche bizarre n’a rien à voir avec le respect de l’animal ou de l’environnement ». Une analyse partagée par le sociologue de l’INRA Arouna Ouedraogo. Spécialiste de l’acceptabilité des aliments et du végétarisme, il explique que « l’abattage, la chasse, ce sont des activités de prédation, violentes, aux antipodes de l’idéologie végétarienne ».

Retour aux sources ?

viandeSelon lui, la démarche de Mark Zuckerberg se rapproche davantage de la pratique du « fait-maison », qu’on assimile à la qualité. « Ce que je fais, ce que je cuisine, je peux l’accompagner de la production à la consommation. On a une préférence pour cette traçabilité, synonyme pour beaucoup de qualité ».

Et c’est surtout « quelque chose qui est presque une banalité pour les personnes qui vivent à la campagne, qui ont vu leurs grands-parents tuer les animaux de la ferme. Une démarche dans le respect du vivant, par rapport au protocole de mise à mort, qui renvoie à une culture agraire, rurale ». A mille lieues de la culture du milliardaire Mark Zuckerberg, qui lui, fait plutôt partie de ces urbains pour qui « de telles pratiques deviennent quasiment ésotériques ».

O.R.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Une telle démarche est-elle positive pour la défense des animaux ? Ou est-ce juste une nouvelle lubie de milliardaire ?

Crédits photos :
Mark Zuckerberg : Guillaume Paumier

Viande : Олександр, Creative Commons sur FlickR