Archive pour 9 septembre 2011

Ils changent de vie : du marketing au nettoyage bio

Vendredi 9 septembre 2011

Ils travaillaient dans le luxe où tout n’est que stress et superficialité. Caroline et Rémi ont décidé de s’évader dans le Luberon pour créer une entreprise de nettoyage écologique. Une vie paisible et proche de la nature qu’ils n’échangeraient pour rien au monde.

Sommaire du vendredi 9 septembre

Vendredi 9 septembre 2011

Toute la semaine, en attendant la rentrée de Global, lundi 12 septembre, nous vous proposons des rediffusions des émissions tournées dans le XIIIème arrondissement parisien. Avec ce soir à 19h30 :

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Planète durable – Des vêtements teints en green
Nos vêtements en font voir de toutes les couleurs à la nature. L’industrie emploie des colorants de synthèse très polluants pour teinter les tissus. Il est pourtant possible de revenir aux recettes simples et écolo des anciens : les teintures végétales.

Zone verte – EPR et Fukushima, rien à voir ?
L’EPR, c’est le réacteur nucléaire nouvelle génération vanté par EDF pour sa sûreté. Mais Laure Noualhat est sceptique, surtout après Fukushima. Elle part donc à la pêche aux renseignements et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’EDF est optimiste.

Weekend vert – Les Bouches du Rhône à l’heure verte
Comme toujours, Réza a décidé de sortir des sentiers battus. Pas de plage surpeuplée donc, mais des chambres d’hôtel transparentes pour admirer les étoiles, une excursion dans les grottes de la Ciotat ou encore dans les fameuses calanques.

Ils changent de vie – Du marketing au nettoyage écolo
Ils travaillaient dans le luxe où tout n’est que stress et superficialité. Caroline et Rémi ont décidé de s’évader dans le Luberon pour créer une entreprise de nettoyage écologique. Une vie paisible et proche de la nature qu’ils n’échangeraient pour rien au monde.

Témoignage – Le light painting, graffiti vert
Moins répandu que le traditionnel tag à la bombe, le light painting consiste en un jeu de lumière, immortalisé par un appareil photo. Effet garanti ! Et en plus ça ne pollue pas. Rencontre avec Thomas Canto.

Témoignage – Pistes cyclables dessinées à la main
Au Mexique des jeunes férus de vélo ont pris les choses en main. Devant l’immobilisme des pouvoirs publics, ils ont acheté peinture et pinceaux pour tracer des voies cyclables ouvertes à tous.

C’est la rentrée !

Vendredi 9 septembre 2011

Michel-LEROND11-150x150A ses débuts, l’éducation à la protection de l’environnement avait pour objet de faire évoluer les comportements individuels. Qu’en est-il maintenant avec l’éducation au développement durable, qui suppose un changement global de la société et qui nécessite une démarche pédagogique plus complexe et plus transversale. Comment expliquer que les Français aient encore une sensibilité environnementale aussi faible ?

Par Michel Lerond

L’éducation à l’environnement n’est pas vraiment une nouveauté puisque c’est dans les années… 1940 qu’elle a commencé. Ainsi, par exemple le Museum de Rouen innovait en projetant des films scientifiques dès 1945 pour sensibiliser le public à la nature. Dans les années 1970, le même Museum met en place des expositions, causeries, projections, activités d’éveil pour les enfants et un centre de documentation largement ouvert. C’est dans la même décennie que se sont multipliées, à l’initiative des institutions et des associations, les activités de sensibilisation pour tous publics. Que reste-t-il de ces centaines d’initiatives une génération plus tard ? Des avancées certaines dans la sensibilisation du public, mais tellement de lacunes encore dans les comportements individuels et les décisions publiques… Il y a matière à s’interroger sur cette faible « rentabilité » pédagogique.

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Pourtant des initiatives nombreuses se poursuivent, tels que les « lycées du développement durable », et tant d’autres interventions en dehors de l’école comme celles d’associations ou les Clubs protection de la nature. Il est vrai que dès cette rentrée scolaire de 2011, les lycéens auront l’occasion de passer un baccalauréat développement durable orienté vers les métiers relatifs à l’écologie et l’environnement. C’est une belle avancée, mais quid de la nature et de l’écologie dans cette formation ?

L’intégration du développement durable dans les programmes scolaires, ça existe toutefois déjà… au Bénin, en partant du constat que les programmes sont insuffisamment consacrés à la protection de la nature. Ecolojah est une école d’enseignement primaire où l’on met l’accent sur la protection et la valorisation de la nature par des travaux pratiques sur l’artisanat, l’architecture, le maraîchage et les données bio-climatiques.

Chez nous il faut peut être aussi que l’école accepte de se remettre en cause. Notre système éducatif reconnaît surtout l’intelligence conceptuelle (priorité aux maths). Les intelligences manuelle ou sensible, ne sont considérées qu’au second plan. Seule l’école maternelle prend en compte cette diversité. Si les fondamentaux de l’école sont bien lire, écrire et compter, ils doivent aussi intégrer les bases de notre relation biologique à la nature, ceci dès la maternelle et le primaire. Au cours des études secondaires, il convient de donner à l’écologie/environnement le rang de discipline principale. En supérieur, il faut enseigner les données concrètes relatives au triptyque : bases de l’écologie/comportement individuel/gouvernance collective dans toutes les disciplines. Enfin, en formation professionnelle et continue et pour toutes les formations, il faut enseigner les aspects spécifiques des professions concernées quant à leur impact sur la nature. L’enseignement va devoir être encore davantage imaginatif plutôt que revendicatif, prospectif plutôt que conservateur. Quelle responsabilité collective et quel beau challenge !

Michel Lerond, écologue essayiste

Pour lire d’autres chroniques de Michel Lerond, consultez son blog ou jetez un oeil à son livre, Qu’est-ce qu’on attend, publié chez L’Harmattan en avril 2010 (14,50 euros).

Photo Alain Bachellier, Creative Commons, sur FlickR