Archive pour 12 septembre 2011

Les vacanciers 2011 : en caravane à Lacanau

Lundi 12 septembre 2011

Toute la semaine, Global part sur la route des vacances, en Gironde, tester le côté vert des tribus des plages. Rencontre avec la famille Gondin qui passe ses vacances dans le même camping depuis 30 ans. Caravanes, équipement dernier cri, piscine chauffée : on est loin de la communion avec la nature que véhicule l’image de la tente.

Un reportage de Claire Leisink

Qui sont les éco-terroristes ?

Lundi 12 septembre 2011

Aux Etats-Unis, des activistes sont considérés comme « terroristes » par les tribunaux. Condamnés à plusieurs années de prison, on leur reproche, par exemple, d’avoir mobilisé les foules ou mené des actions de défense de l’environnement considérées comme « radicales » par les autorités.

Un reportage d’Irène Bénéfice

Streetfishing dans la capitale

Lundi 12 septembre 2011

Ce mouvement, développé par de jeunes citadins, prend de l’ampleur depuis 3 à 4 ans. Des Parisiens se retrouvent avec leurs cannes à pêche sur les bords de Seine, pour pêcher des poissons entre amis.

Un reportage de Réza Pounéwatchy, tourné par Martin Vanden Bossche

Que traite-t-on sur le site nucléaire de Marcoule ?

Lundi 12 septembre 2011

>> L’actualité en temps réel sur la situation à Marcoule, c’est par là

Situé sur les bords du Rhône, dans le Gard, le site de Marcoule est là où a été construit l’un des premiers réacteurs nucléaires français, à la fin des années 50. Depuis, les trois réacteurs les plus anciens ont été arrêtés, mais pas intégralement démantelés. Aujourd’hui, il s’agit de l’un des neuf centres de recherche du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), qui abrite différentes unités.

Centraco, à Marcoule / Crédits : Socodei

Centraco, à Marcoule / Crédits : Socodei

«Ce n’est pas comme une centrale nucléaire, mais c’est un site à risque», prévient Roland Desbordes, président de la Criirad, contacté par Global mag. «Il y a des réacteurs, un site de retraitement, de la recherche sur le traitement des déchets, etc.…», précise-t-il. Et notamment un centre de production du Mox, le fameux combustible nucléaire utilisé à Fukushima. Là, ce lundi, c’est dans l’enceinte de Centraco, le site de retraitement des déchets faiblement radioactifs, qu’a eu lieu l’explosion

Que s’est-il passé à Centraco ?
Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire, dans un communiqué, «il s’agit d’une explosion d’un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité». Le site conditionne en effet des déchets radioactifs, afin d’en réduire le volume, explique Roland Desbordes.

Quels sont les déchets traités à Centraco ?
«Normalement, il n’y a pas de déchets de haute activité radioactive», précise Roland Desbordes. Concrètement, il peut s’agir de déchets issus d’hôpitaux ou encore d’équipements (gants ou protection).

Une porte-parole d’EDF, contactée par Global, explique qu’il s’agit principalement de tous les déchets d’objets qui entrent dans le réacteur d’une centrale. «Quand un objet ressort du réacteur, on le teste, s’il a un faible degré de radioactivité, il ne ressort pas comme ça : on le traite». Il est alors envoyé à des sites comme Centraco, à Marcoule.

A Marcoule, on traite tout ce qui est faiblement radioactif «soit des robinets, des valves, des pompes métalliques, soit des déchets combustibles, comme des gants ou des combinaisons de travail», précise la porte-parole.

Centraco dispose de deux unités : l’une pour l’incinération (pour les vêtements), l’autre de fusion, pour le métal contaminé. Ce lundi, c’est un four à métal, qui chauffe jusqu’à 1600°C qui a explosé.

Pourquoi le four a-t-il explosé ?

EDF a lancé une enquête et ignore pour le moment les causes de l’accident. Francis Sorin, de la Société française d’énergie nucléaire, interrogé par Europe 1, a indiqué qu’il s’agissait sans doute d’une «réaction chimique peu violente». «Ça peut être aussi une explosion due à la criticité c’est- à-dire qu’à un moment, il y a une réaction nucléaire, une réaction en chaîne qui s’amorce mais qui ne peut pas durer. Elle est de très faible intensité mais elle suffit pour faire une explosion», a-t-il précisé.

Oriane Raffin

Explosion d’un four sur le site nucléaire de Marcoule

Lundi 12 septembre 2011

Dernière information : Selon le CEA, l’accident est terminé. Le plan d’urgence interne du site de Marcoule a été levé à 15h05. Aucun rejet dans l’environnement n’aurait été constaté et le confinement du personnel a été levé.

Un four a explosé vers 11h45, ce lundi matin, dans l’usine de retraitement de déchets nucléaires Centraco, situé sur le site de Marcoule, à Codolet, dans le Gard, selon la préfecture, contactée par Global mag. Un employé du site a été tué et quatre autres seraient blessés, dont l’un grièvement, précise le site de Midi Libre.

>> Que fait-on sur le site de Marcoule ? Que traite l’usine Centraco où a eu lieu l’explosion ? Nos explications ici

La société Socodei, filiale d’EDF et exploitante du site, contactée par Global mag, n’a pas voulu donner d’informations. «Le système de confinement et la ventilation sont opérationnels» selon la préfecture du Gard, qui précise qu’il n’y a eu «aucun rejet» pour le moment. Selon le CEA, joint par Global, aucun périmètre de sécurité n’a été mis en place.

«Aucune contamination n’a été détectée» par la Criirad

La Criirad (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) a mis en place ses balises de détection de la radioactivité atmosphérique située dans la zone, annonce-t-elle sur son site Internet. A 14h15, «aucune contamination n’a été détectée par les balises gérées par la Criirad», y lit-on.

Les habitants, eux, n’ont eu aucune information explique une restauratrice, contactée par Global mag. «Il y a un système d’information de la préfecture en cas de problème, si on doit se confiner chez nous par exemple, explique-t-elle. Mais pour le moment, nous n’avons pas été informés». Cette habitante de Codolet, qui vit là depuis 30 ans, ne se dit «pas inquiète», tout comme un de ses confrères, qui n’a «rien entendu» et n’a vu passer «qu’un seul camion de pompiers», alors qu’il travaille à 1km du site.

La Ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé sur Twitter qu’elle était en train de se rendre sur place. Le ministère de l’Intérieur a pour sa part précisé que les blessés «n’ont pas été contaminés» et que l’employé décédé a été tué par l’explosion.

Oriane Raffin

La préfecture du Gard a mis en place un numéro de téléphone d’information : 0 805 55 70 30