Savez-vous quel est l’équivalent du salon de l’agriculture aux États-Unis ? Car une chose est sûre : les Américains n’attendent pas qu’un tel événement prenne place pour parler agriculture, paysans et… locavorisme.
Premier élément intéressant qui a fait un petit buzz sur la toile des éco-blog outre-Atlantique, une étude comparant l’impact environnemental et l’efficience énergétique des aliments. Publiée sur The Oil Drum et relayée en premier par True Cost, elle

nous apprend que la production d’une calorie de bœuf a besoin de 25 fois plus d’énergie que la production d’une calorie de maïs. Les produits laitiers, par leur densité calorique, sont considérés comme efficients. Si bien que les végétariens peuvent se vanter d’avoir un régime alimentaire qui utilise 90% d’énergie en moins que le régime alimentaire d’un Américain moyen !
Autre préoccupation très présente chez les Américains : la provenance des aliments. Alors que la révolution des locavores va toujours bon train, The Consumerist recommande 2 sites permettant d’y voir plus clair.
Le premier, permet – via un système de code, de savoir où sont les vaches à l’origine de votre doux breuvage. Le second, permet lui aussi de voir où sont les fermiers qui se sont occupés, par exemple, de faire pousser vos carottes. Vous pouvez même commenter ou noter les produits.
Grist nous révèle aussi que les sites connectant les agriculteurs à la terre ( !) sont en plein bourgeonnement. Symbole d’un vrai mouvement aux États-Unis ? Probable, mais encore faut-il que les agriculteurs s’emparent de la politique, comme le souligne Peter Smith dans Good Magazine.
Pour le coup, nous pouvons saluer en France la démarche des Jeunes Agriculteurs qui ont constitué une liste pour se présenter aux régionales et faire entendre leur voix dans le Nord-Pas-de-Calais . Si le lipdub n’est pas leur fort, il demeure que leur démarche est à saluer haut et fort : leur site « Mettez le Nord-Pas-de-Calais dans votre assiette » fait la promotion d’une agriculture locale, écologique articulée autour d’un nouveau contrat de société afin de recréer du lien entre le producteur et le consommateur.
Bon, si vous n’avez pas l’âme d’un agriculteur, mais souhaitez quand même remettre du vert dans la ville, sachez que vous pourrez bientôt vous entraîner sur un jeu vidéo à paraître très bientôt Guerrilla Gardening: Seeds of Revolution.
Plus sérieusement, vous pouvez également sensibiliser aux méfaits de l’huile de palme, ainsi que le suggère Treehugger en vous demandant si vous êtes prêt à donner la mort pour un cookie. 
Vous pouvez aussi utiliser cette infographie du site anglais NextGenerationFood pour sensibiliser aux méfaits du gaspillage alimentaire : lorsque l’on sait que chaque tonne de gaspillage alimentaire évitée représente 4,2 tonnes d’équivalents CO2, on comprend facilement l’impact de celui-ci sur le changement climatique. Si nous arrêtions tous de gaspiller la nourriture, cela aurait le même effet que de retirer une voiture en circulation sur 4…

©The Oil Drum
Morale de l’histoire : soignez votre assiette, vous soignerez la planète !

Nota Bene : si vous êtes sur twitter je vous conseille 2 fils pour suivre les enjeux de l’agriculture et de l’alimentation locale : @locavorespirit et @SoluLocales, le dernier étant lié à la sortie prochaine du film de Coline Serreau. Une affaire à suivre !…