Par Anouk Rijpma
Les vœux de l’année 2011 touchant à leur fin, j’ai pensé qu’un point écolo-planétaire de l’année passée s’avérait nécessaire, sans oublier de rendre hommage aux 295 000 personnes décédées pour cause de catastrophes naturelles.
La terre est la proie permanente de violents cataclysmes. D’une année sur l’autre, le nombre de catastrophes naturelles ne cesse de croître. Sécheresses, incendies, tremblements de terre, cyclones, inondations,…La liste est longue, s’allonge. Les discours pessimistes fusent, croulent sous cette horde d’évènements qui bouleversent l’équilibre planétaire.
Une année catastrophique
Cette dernière année a battu tous les records, dénombrant à elle seule près de 950 catastrophes naturelles, soit près d’un tiers de plus que les années précédentes. Depuis la sécheresse éthiopienne de 1983, ayant causé la mort de 295 000 personnes, les pertes humaines et matérielles n’avaient connu pareils dégâts.
En tête de liste, le séisme d’Haïti du 12 janvier, a compté à lui seul près de 250 000 victimes. S’en sont suivis la canicule russe, les inondations au Pakistan, la tempête Xynthia en Europe, le séisme d’avril en Chine. Sans compter, les éruptions des volcans Eyjafjoll en Islande et Merapi en Indonésie, les inondations australiennes,…A croire que leur énumération est vaine, tant elles sont multiples.
Outre la lourdeur effroyable du bilan humain, les dégâts matériels et financiers ont coûté à la communauté internationale, la somme de 130 000 milliards de dollars. Nous l’aurons compris, de strictes mesures s’avèrent urgentes et indispensables. Agir, prévenir, anticiper, éviter et atténuer les risques, tels sont les maîtres-mots.
L’identification des causes
Et pour anticiper, l’essentiel est de cerner les causes du phénomène. « Certaines catastrophes relèveraient du réchauffement climatique, tandis que d’autres, en elles-mêmes, relèvent du hasard ». Selon Hervé le Treut, climatologue, « nous commençons à voir des effets très évidents, mais cela ne reste que des indices ». Les gaz à effet de serre augmentent depuis le XIXème siècle, début de l’ère industrielle, mais « les effets ne sont visibles que depuis une dizaine d’années ».
Le bilan record de cette année 2010, tient-il du hasard, de la malchance? Est-il la conséquence de notre activité? Des questionnements qui agitent la communauté internationale, les consciences, tant l’enjeu est de taille.
Des tentatives préventives
Scientifiques et experts tentent ainsi de comprendre les mécanismes conduisant aux catastrophes.
Une question taraude, inquiète: l’impuissance de l’Homme face aux forces destructrices de la nature, rendrait-elle toute tentative vaine? Si nous nous en tenions à la fatalité d’un tel discours, la planète entière sombrerait.
Aussi, nombreux sont les dispositifs mis en œuvre afin de minimiser les risques et protéger les populations, mais leur mise en applications s’avère parfois inefficace, et surtout inégalitaire entre les différentes régions concernées. A titre d’exemple, citons Haïti. Le pays ne dispose pas des informations nécessaires à la prévention et à la gestion de la catastrophe, et encore moins des infrastructures capables de lui résister.
Et au-delà de cette question, peut-on vraiment devancer un évènement dans le temps et dans l’espace? La science progresse, mais « la prédiction des risques n’est pas une science exacte », affirme Hervé le Treut. En espérant un bilan 2011, moins «record».





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