Archive pour la catégorie ‘Revue de web’

Revue de web #7 : Le web met les pieds dans le pétrole

Lundi 21 juin 2010
Revue de Blogs #8 – 18 Juin  2010 : Deep Water WebHorizon…
J’ai beau essayer, pour cette revue de web, d’être créative, de vous trouver des perles… je n’y arrive pas.
Je n’y arrive pas pour la simple et bonne raison que tout est englué, que la toile est bien sombre, aux couleurs de la marée noire.
La catastrophe est telle qu’elle suscite de nombreuses réflexions, de nombreuses initiatives, sur lesquelles j’ai donc décidé de me pencher.
Commençons par les articles de réflexion…
Sur Grist, plusieurs articles prennent du recul sur les effets de la marée noire : Gary Nabhan souligne les conséquences de la marée noire sur les cultures alimentaires du Golfe du Mexique (http://www.grist.org/article/oil-spill-threatens-to-smother-gulf-coast-food-cultures/) pendant que Tom Philpott explique que cela va obliger les 3 Etats du Golfe du Mexique (Louisiane, Alabama, Mississippi) à diversifier leur économie (http://www.grist.org/article/Oil-spill-underscores-need-for-Gulf-area-economies-to-diversify/). Kevin Grandia, sur the Huffingtonpost (qui consacre une section entière de son site à l’actualité de la marée noire) http://www.huffingtonpost.com/news/bp-oil-spill) s’inquiète que la marée touche maintenant 60% des marécages (http://www.huffingtonpost.com/kevin-grandia/bp-oil-slick-now-threaten_b_616556.html), pendant que Mother Nature Network en profite pour signaler que cela fait 50 ans, au Nigeria, que l’on souffre déjà des effets d’une marée noire toujours répétée… et qui n’attire pas pour autant l’attention des médias. (http://www.mnn.com/earth-matters/wilderness-resources/stories/think-the-gulf-spill-is-bad-nigeria-lives-daily-amidst-en).
Chez Worldchanging (http://www.worldchanging.com/archives/011286.html), Alex Steffen explique pourquoi la rédaction n’attache pas plus d’attention à la catastrophe qui sévit dans le Golfe du Mexique : pour eux, il ne s’agit que d’une goutte d’eau dans un océan de catastrophes quotidiennes. Il s’agit d’un symptôme de plus du malaise de la société actuelle, et le vrai courage politique serait de s’appuyer sur cet événement pour véritablement changer en profondeur les habitudes de notre société de consommation. Pour Ed Miliband, toujours sur Worldchanging, la crise engendrée par BP révèle surtout au grand jour la façon dont les dirigeants réfléchissent à court terme, et permet d’imaginer un autre futur. (http://www.worldchanging.com/archives/011275.html).
Une chose est sûre, les dirigeants de BP passent de sales quarts d’heure actuellement, comme l’explique cet article d’Euronews (http://fr.euronews.net/2010/06/18/maree-noire-tony-hayward-bppasse-un-moment-difficile-devant-le-congres/). Leur tentative d’acheter des mots clefs sur Google Ad a été fortement décriée (http://www.mnn.com/green-tech/computers/blogs/bp-redirects-the-flow-of-information-with-google-adwords), d’autant que de nombreux journalistes et photographes ont été interdits d’accès à certains sites. (http://www.mnn.com/earth-matters/energy/blogs/bp-still-blocking-access-to-the-media)
Pour sa part, dans le discours qu’il a prononcé il y a quelques jours dans le bureau ovale réservé aux temps de crise, Obama a insisté sur la façon dont cette catastrophe peut aider les Etats-Unis à adopter des politiques plus vertes (http://inhabitat.com/2010/06/16/obama-condemns-bp-says-us-should-seize-the-moment-to-be-green/). Le président des Etats-Unis n’hésite pas à qualifier la catastrophe de « 11 septembre écologique » (http://ecoloinfo.com/2010/06/16/un-11-septembre-ecologique-vraiment/) ce qui, d’après un sondage effectué par le Guardian, ne plaît pas à tout le monde. (http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/poll/2010/jun/14/barack-obama-oil-spill-9-11) Même si cela se justifie, explique Lila Nordstrom sur le Guardian : pour elle, l’effondrement des tours jumelles aurait beaucoup à apprendre au peuple américain sur la gestion de la marée noire en Louisiane. (http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/2010/jun/17/bp-oil-spill-september11)
Poursuivons par des chiffres et des images, atroces, douloureuses.
Sur le site Daily Dead Birds (http://www.dailydeadbirds.com/) et le fil twitter dédié (http://twitter.com/bpdeadbirds), vous pourrez suivre le mortel décompte d’animaux touchés par la marée noire.
Sur Grist, David Robert propose un dessin qui permet de visualiser l’énergie contenue dans le pétrole de la marée noire : elle correspondrait à l’énergie que gaspillent 75000 foyers en un an… (http://www.grist.org/article/2010-06-14-retrofitting-75000-houses-save-as-much-energy-as-gulf-spill)
Our Amazing Planet (http://www.ouramazingplanet.com/infographic-tallest-mountain-to-deepest-ocean-trench-0249/) vous propose de son côté un trèèèès long dessin vous donnant un bon ordre d’idée sur la profondeur du forage de la plateforme.
Si vous souhaitez vous rendre compte du désastre en photo, rendez-vous sur The Big Picture
(http://www.boston.com/bigpicture/2010/06/scenes_from_the_gulf_of_mexico.html)… les pélicans, les tortues mortes, le pétrole qui colle aux pattes… la nausée nous gagne. La colère, aussi. Une autre solution pour visualiser le périmètre sur lequel s’étend la marée noire : le site http://www.ifitwasmyhome.com/, qui prend en compte votre géolocalisation pour vous indiquer quelle étendue cela représenterait chez vous…
Humour noir
Malgré le marasme ambiant, plusieurs initiatives et campagnes d’activisme ont été lancées pour relativiser… disons qu’il s’agit d’une façon d’exprimer sa colère et sa frustration. Après le buzz (http://green.yahoo.com/news/afp/20100525/ts_alt_afp/usoilpollutionenvironmentinternettwitter.html) créé par le faux compte twitter de BP (http://twitter.com/bpglobalpr), place aux parodies : sur The Huffington Post, on trouve une parodie d’un film initialement réalisé pour la marque Domino Pizza (http://www.huffingtonpost.com/2010/06/17/bps-turnaround-changing-t_n_616257.html), qui explique comment BP pourrait prendre à son compte les critiques. Une autre vidéo qui fait un gros ramdam actuellement : celle où l’on voit comment l’équipe dirigeante de BP gère le débordement d’une tasse de café (http://www.guardian.co.uk/media/pda/2010/jun/18/digital-media).
On trouve aussi sur la toile des posters de célèbres dessins animés revisités avec le prisme de la marée, tel Nemo (http://animadiseno.blogspot.com/2010/06/imagenes-de-buscando-nemo-2.html).
Ou bien encore, via Ecorazzi, un détournement de l’affiche du film Armagedon (http://www.ecorazzi.com/2010/06/16/lost-creator-launches-the-armaggedon-of-all-bp-oil-spill-remedies/)
Greenpeace, qui suit activement la progression des événements dans le Golfe du Mexique (http://energie-climat.greenpeace.fr/maree-noire-dans-le-golfe-du-mexique-point-detape-sur-la-mobilisation), a également lancé un concours de révision du logo de BP (http://www.greenpeace.org.uk/files/tarsands/logo-competition.html). La créativité n’est pas en berne pour saper l’image de marque à hauteur des dégâts provoqués…
A noter : le 26 juin aura lieu la manifestation Hands accross the sand, (http://www.handsacrossthesand.com/) un moyen, explique Mother Nature Network (http://www.mnn.com/green-tech/computers/blogs/americans-join-hands-to-protect-beaches-from-big-oil) de se rassembler pour exprimer sa colère et éloigner la marée noire des plages..
Notons aussi ce morceau de Lenny Kravitz, Mos Def and More Jam for Gulf Aid composé pour venir en aide aux habitants du Golfe du Mexique. http://www.youtube.com/watch?v=MHHcpao52DQ&feature=player_embedded A passer en boucle cet été… ?

Par Anne-Sophie Novel, d’Ecolo-info.

J’ai beau essayer, pour cette revue de web, d’être créative, de vous trouver des perles… je n’y arrive pas. Je n’y arrive pas pour la simple et bonne raison que tout est englué, que la toile est bien sombre, aux couleurs de la marée noire. La catastrophe est telle qu’elle suscite de nombreuses réflexions, de nombreuses initiatives, sur lesquelles j’ai donc décidé de me pencher.

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Sur une plage d'Alabama le 4 juin 2010 - Source : Boston.com

Sur Grist, plusieurs articles prennent du recul sur les effets de la marée noire : Gary Nabhan souligne les conséquences sur les cultures alimentaires du Golfe du Mexique pendant que Tom Philpott explique que cela va obliger les trois Etats du Golfe du Mexique (Louisiane, Alabama, Mississippi) à diversifier leur économie. Kevin Grandia, sur the Huffingtonpost (qui consacre une section entière de son site à l’actualité de la marée noire) s’inquiète que la marée touche maintenant 60% des marécages, pendant que Mother Nature Network en profite pour signaler que cela fait 50 ans, au Nigeria, que l’on souffre déjà des effets d’une marée noire toujours répétée… et qui n’attire pas pour autant l’attention des médias.

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Militants du Mouvement pour l'émancipation du Delta du Niger - Source : Mother Nature Network.com/Zuma Press

Chez Worldchanging, Alex Steffen explique pourquoi la rédaction n’attache pas plus d’attention à la catastrophe qui sévit dans le Golfe du Mexique : pour eux, il ne s’agit que d’une goutte d’eau dans un océan de catastrophes quotidiennes. Il s’agit d’un symptôme de plus du malaise de la société actuelle, et le vrai courage politique serait de s’appuyer sur cet événement pour véritablement changer en profondeur les habitudes de notre société de consommation. Pour Ed Miliband, toujours sur Worldchanging, la crise engendrée par BP révèle surtout combien les dirigeants réfléchissent à court terme, et permet d’imaginer un autre futur.

Une chose est sûre, les dirigeants de BP passent de sales quarts d’heure actuellement, comme l’explique cet article d’Euronews. Leur tentative d’acheter des mots clefs sur Google Ad a été fortement décriée, d’autant que de nombreux journalistes et photographes ont été interdits d’accès à certains sites.

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Nettoyage des plages du Golfe par BP- Source : Mother Nature Network.com

Pour sa part, dans le discours qu’il a prononcé il y a quelques jours dans le bureau ovale réservé aux temps de crise, Obama a insisté sur la façon dont cette catastrophe peut aider les Etats-Unis à adopter des politiques plus vertes. Le président des Etats-Unis n’hésite pas à qualifier la catastrophe de « 11 septembre écologique » ce qui, d’après un sondage effectué par le Guardian, ne plaît pas à tout le monde.  Même si cela se justifie, explique Lila Nordstrom sur le Guardian : pour elle, l’effondrement des tours jumelles aurait beaucoup à apprendre au peuple américain sur la gestion de la marée noire en Louisiane.

Poursuivons par des chiffres et des images, atroces, douloureuses. Sur le site Daily Dead Birds et le fil Twitter dédié, vous pourrez suivre le mortel décompte d’animaux touchés par la marée noire.

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Décompte en direct des victimes de la marée noire - Source : Daily Dead Birds

Sur Grist, David Robert propose un dessin qui permet de visualiser l’énergie contenue dans le pétrole de la marée noire : elle correspondrait à l’énergie que gaspillent 75000 foyers en un an…

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L'énergie contenue dans le pétrole de la marée noire- Source : Grist.com

Our Amazing Planet vous propose de son côté un trèèèès long dessin vous donnant un bon ordre d’idée sur la profondeur du forage de la plateforme. Si vous souhaitez vous rendre compte du désastre en photo, rendez-vous sur The Big Picture… les pélicans, les tortues mortes, le pétrole qui colle aux pattes… la nausée nous gagne. La colère, aussi.

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Pélican, Louisiane le 5 juin 2010 - Source : Boston.com

Une autre solution pour visualiser le périmètre sur lequel s’étend la marée noire : le site ifitwasmyhome.com, qui prend en compte votre géolocalisation pour vous indiquer quelle étendue cela représenterait chez vous…

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L'étendue de la marée noire à votre échelle - Source : ifitwasmyhome.com

Malgré le marasme ambiant, plusieurs initiatives et campagnes ont été lancées pour relativiser… disons qu’il s’agit d’une façon d’exprimer sa colère et sa frustration. Après le buzz créé par le faux compte Twitter de BP, place aux parodies : sur The Huffington Post, on trouve une parodie d’un film initialement réalisé pour la marque Domino Pizza, qui explique comment BP pourrait prendre à son compte les critiques. Une autre vidéo qui fait un gros ramdam actuellement : celle où l’on voit comment l’équipe dirigeante de BP gère le débordement d’une tasse de café .

On trouve aussi sur la toile des posters de célèbres dessins animés revisités avec le prisme de la marée, tel Nemo.

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Affiche détournée de Nemo- Source : Le Blog de Chiboto

Ou bien encore, via Ecorazzi, un détournement de l’affiche du film Armageddon.

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Affiche détournée d'Armageddon- Source : Ecorazzi.com

Greenpeace, qui suit activement la progression des événements dans le Golfe du Mexique , a également lancé un concours de révision du logo de BP. La créativité n’est pas en berne pour saper l’image de marque à hauteur des dégâts provoqués…

A noter : le 26 juin aura lieu la manifestation Hands accross the sand,  une chaîne humaine planétaire. Le but, d’après Mother Nature Network : se rassembler pour exprimer sa colère et éloigner la marée noire des plages …

Notons aussi ce morceau de Lenny Kravitz, Mos Def et More Jam, composé pour venir en aide aux habitants du Golfe du Mexique.  A passer en boucle cet été… ?

Revue de web n°6 – Le vélo, la bagnole et le pétrole…

Lundi 17 mai 2010

Par Anne-Sophie Novel, d’Ecolo-info.

Alors que les beaux jours reviennent et que nous avons tous envie de pointer le bout du nez dehors, cette petite revue de web se concentre essentiellement sur notre mobilité et notre meilleur ami écolo en la matière : le vélo.

Pour comprendre pourquoi on s’intéresse de si près à la bicyclette ce mois-ci, il faut d’abord se rendre chez Grist : le célèbre site américain nous fait une revue photo des 10 raisons de ne pas posséder une voiture et s’interroge, « une mobilité durable, est-ce moins de voitures ou des voitures plus écolos ? ». A lire ces deux articles, on a envie de se mettre à la mode des petits mots doux anti-bagnoles et de prouver qu’il n’y a pas que la technologie propre qui nous sauvera : nous devons tous faire des choix communs responsables et décider ensuite de la technologie qui pourra nous conforter dans ce choix !

"Apprends à te garer, c..." - Une des amabilités à l'attention des automobilistes, relevées par Grist

"Apprends à te garer, c..." - Une des amabilités à l'attention des automobilistes, relevées par Grist

Alors en attendant, ainsi que le clame le récent ouvrage intitulé « Velo: Bicycle Culture and Design« , n’hésitons plus à le clamer : la vraie liberté commence avec 2 roues et le fait de pousser une pédale. Le vélo est un nouvel art de vivre et une icône du design contemporain. A côtoyer les puristes de la petite reine, on se rend compte que l’homme et la machine ne font plus qu’un, raconte le Spiegel. La relation symbiotique qu’ils entretiennent est donc à l’honneur dans cet ouvrage photographique publié par Robert Klanten and le designer Sven Ehmann.

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Des cyclistes "sculptés" par la petite reine... Extrait du livre "Velo - Bicycle Culture and Design"

Même si nous ne sommes encore pas tous des boby-buildés par le vélo (!), on a bien envie d’avoir plus de possibilités de l’utiliser… C’est pourquoi The Daily Camera propose à nos amis américains de rejoindre la campagne Peopleforbikes.org lancée par la Bike Belong Coalition. L’objectif ? Qu’un million de cyclistes pèsent ensemble de tout leur poids pour influencer la politique des transports aux Etats-Unis. D’ores et déjà quelques légendes du vélo (Gary Fisher, David Wiens ou encore Lance Armstrong) ont relayé la campagne et invité les cyclistes à rejoindre le mouvement !

Autre option, ainsi que cela se développe en Californie : l’usage de messages placardés à l’attention des automobilistes pour leur demander de prendre soin de leurs congénères à deux roues. A noter, en France, les conseils d’Elvire pour défendre l’usage de votre monture – et l’utiliser même sous les intempéries.

Vélos couverts

Le "Bite Bike", parapluie pour cyclistes - Source : James Dyson Award

Avec tout cela donc, pas étonnant que les blogueurs n’arrêtent pas de vanter les effets du vélo. Environmental Graffiti et Treehugger n’hésitent pas à vous souligner ses bienfaits : cela permet de facilement garder la ligne, de diminuer le risque de cancer du sein, de limiter les défaillances cardiaques, de faire des économies, de moins polluer, etc.

Fitness Pologne

Des adeptes du fitness... dont les efforts filtrent l'eau d'une rivière. Source : www.centrala.net.pl

En parlant de garder la ligne d’ailleurs, sachez qu’en Pologne on utilise même l’énergie créée par vos séances de fitness afin de purifier l’eau des rivières : un bon moyen de montrer comment nous avons le pouvoir d’améliorer le monde qui nous entoure…

Enfin, tant que nous sommes dans le bain, nous ne pouvons passer à côté de la marée noire… car là aussi il va falloir dépolluer tant que possible. A cette fin, The Daily Green vous propose 7 façons de visualiser la catastrophe… nous n’avons pas de quoi être fiers. Comment sera-t-il possible de nettoyer l’eau et rattraper les dégâts écologiques après cela ?

Imaginez la nappe de pétrole... sur Manhattan - Auteur : paulrademacher.com

Imaginez la nappe de pétrole... sur Manhattan - Auteur : paulrademacher.com

Car ainsi que le rappelle cette campagne vidéo de Greenpeace réalisée à l’occasion de la journée mondiale de la terre (le 25 avril dernier), il faut donner un coup de main à la Terre : “This fragile Earth deserves a voice. It needs solutions. It needs change. It needs you » : « Cette planète fragile mérite qu’on la défende. Elle a besoin de solutions. Elle a besoin de changement. Elle a besoin de vous. »

Pour l’instant, désolée, mais on pédale dans la semoule… heu, le pétrole…

Revue de web n°5 : On plonge !

Mercredi 14 avril 2010

Par Anne-Sophie Novel, d’Ecoloinfo.

Pour cette nouvelle revue de web, c’est décidé, on plonge. On plonge avant tout dans la campagne menée par Greenpeace contre Nestlé : l’ONG n’est pas décidée à laisser l’entreprise se reposer sur ses palmiers… La pause est amère, sanglante, la barre de chocolat prend un choc.

L’action a fortement usé le relais des blogs et des réseaux sociaux, et le site dédié à cette campagne contre KitKat est très bien fait ! Comme l’explique Osocio, Nestlé a répondu par un communiqué de presse expliquant sa politique en matière d’huile de palme tout en faisant retirer la vidéo de Youtube… ce qui a déchainé les activistes. Le fait le plus marquant est la façon dont la campagne a rapidement été reprise : comme l’explique l’excellent blog It’s getting hot in here, les fans de la page Facebook de Nestlé se sont transformés en non-fans pour manifester leur mécontentement. Il s’agit donc au final d’un cas d’école, comme le remarque très bien le blog d’Influencia.

bidon dans la merMais continuons à plonger… dans l’eau cette fois-ci : plusieurs campagnes signées par la Surfrider Foundation ont fait du bruit récemment. D’abord avec ce petit film pédagogique intitulé « The Cycle of Insanity – the real story of water » ( »Le cycle de la folie – la vraie histoire de l’eau) et relayé par Cocozen – en anglais. Et ensuite avec ces images réalisées par l’agence par l’agence Young & Rubicam Paris. Le credo ? « In the sea, there’s no such thing as a little bit of rubbish » ( »Dans la mer, il n’y a pas de petites ordures »)… Et l’appel : « Aidez-nous à garder la mer propre ».

pneu dans la mer

…puis avec d’autres images réalisées par l’agence Script pour l’antenne brésilienne de la Fondation, et qui met en garde contre la montée du niveau de la mer. Le slogan: “Faites quelque-chose contre le réchauffement climatique. Faites-le maintenant.”

grenade en eau

Et enfin avec la vidéo « Rise above plastic » et son site associé, destinés à dénoncer l’impact du plastique sur le milieu marin.

De quoi nous faire réfléchir n’est-ce pas ? Cela se passe de commentaire et nous amène à plonger encore plus profondément dans le monde des déchets…

A cette fin Treehugger proposait il y a peu cette vidéo assez intéressante, retraçant la vie d’un sac plastique, de son adoption en supermarché au long périple qui s’en suit… Avec une question en filigrane : quel est le sens de ma vie, en tant que sac plastique, où vais-je, pourquoi errer ainsi… ? C’est assez poignant.

Et si vous en voulez encore, ne loupez pas la nouvelle histoire animée d’Annie Leonard, au sujet de l’eau en bouteille cette fois-ci. Une fois encore, ses arguments sont clairs, nets et précis. Et comme l’expliquent Sustainable Table et Treehugger, cela a créé de nombreux débats aux Etats-Unis. Signalons notamment cette réponse de l’industrie de l’eau en bouteille effectuée par le biais d’une interview effectuée par de faux journalistes. Ce sont les Ecorazzi qui le dénoncent, et c’est sidérant.

bocal d'air fraisAlors avec tout cela j’imagine que vous avez besoin d’un bon bol d’air frais n’est-ce pas ?
Pas de problème, les Anglais n’en manque pas (d’air), avec cette idée du National Trust consistant à mettre de l’air frais en bocal afin d’encourager la population à passer plus de temps dehors… Chaque jarre (recyclée) contient 0,42 gramme d’un air saisi au vol dans différentes contrées du Royaume… Et elle donne accès à un week-end gratuit à la campagne. Sympa, non ?

Sachez toutefois que l’on trouve aussi d’autres agités du bocal à New York, avec le projet « Merci de jeter« , de l’artiste américain Justin Gignac qui a décidé d’attirer l’attention sur les déchets de la Grosse Pomme en commercialisant les détritus trouvés dans la rue dans des cubes de plastiques. Si vous avez envie de vous acheter de vieilles tasses de café ou des tickets de métro périmés, il vous en coûtera 50 $ le cube, soit environ 37 euros. De quoi réfléchir à deux fois au coût des déchets, n’est-ce pas ?

déchet en boite

Revue de Blogs #4 – Le retour à la terre

Lundi 15 mars 2010

Savez-vous quel est l’équivalent du salon de l’agriculture aux États-Unis ? Car une chose est sûre : les Américains n’attendent pas qu’un tel événement prenne place pour parler agriculture, paysans et… locavorisme.

Premier élément intéressant qui a fait un petit buzz sur la toile des éco-blog outre-Atlantique, une étude comparant l’impact environnemental et l’efficience énergétique des aliments. Publiée sur The Oil Drum et  relayée en premier par True Cost, elle

©The Oil Drum

nous apprend que la production d’une calorie de bœuf a besoin de 25 fois plus d’énergie que la production d’une calorie de maïs. Les produits laitiers, par leur densité calorique, sont considérés comme efficients. Si bien que les végétariens peuvent se vanter d’avoir un régime alimentaire qui utilise 90% d’énergie en moins que le régime alimentaire d’un Américain moyen !

Autre préoccupation très présente chez les Américains : la provenance des aliments. Alors que la révolution des locavores va toujours bon train, The Consumerist recommande 2 sites permettant d’y voir plus clair.

Le premier, permet – via un système de code, de savoir où sont les vaches à l’origine de votre doux breuvage. Le second, permet lui aussi de voir où sont les fermiers qui se sont occupés, par exemple, de faire pousser vos carottes. Vous pouvez même commenter ou noter les produits.

Good Magazine Grist nous révèle aussi que les sites connectant les agriculteurs à la terre ( !) sont en plein bourgeonnement. Symbole d’un vrai mouvement aux États-Unis ? Probable, mais encore faut-il que les agriculteurs s’emparent de la politique, comme le souligne Peter Smith dans Good Magazine.

Pour le coup, nous pouvons saluer en France la démarche des Jeunes Agriculteurs qui ont constitué une liste pour se présenter aux régionales et faire entendre leur voix dans le Nord-Pas-de-Calais . Si le lipdub n’est pas leur fort, il demeure que leur démarche est à saluer haut et fort : leur site « Mettez le Nord-Pas-de-Calais dans votre assiette » fait la promotion d’une agriculture locale, écologique articulée autour d’un nouveau contrat de société afin de recréer du  lien entre le producteur et le consommateur.

Bon, si vous n’avez pas l’âme d’un agriculteur, mais souhaitez quand même remettre du vert dans la ville, sachez que vous pourrez bientôt vous entraîner sur un jeu vidéo à paraître très bientôt Guerrilla Gardening: Seeds of Revolution.

Plus sérieusement, vous pouvez également sensibiliser aux méfaits de l’huile de palme, ainsi que le suggère Treehugger en vous demandant si vous êtes prêt à donner la mort pour un cookie. 
Vous pouvez aussi utiliser cette infographie du site anglais NextGenerationFood pour sensibiliser aux méfaits du gaspillage alimentaire : lorsque l’on sait que chaque tonne de gaspillage alimentaire évitée représente 4,2 tonnes d’équivalents CO2, on comprend facilement l’impact de celui-ci sur le changement climatique. Si nous arrêtions tous de gaspiller la nourriture, cela aurait le même effet que de retirer une voiture en circulation sur 4…

©The Oil Drum

©The Oil Drum

Morale de l’histoire : soignez votre assiette, vous soignerez la planète !

Nota Bene : si vous êtes sur twitter je vous conseille 2 fils pour suivre les enjeux de l’agriculture et de l’alimentation locale : @locavorespirit et @SoluLocales, le dernier étant lié à la sortie prochaine du film de Coline Serreau. Une affaire à suivre !…