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La revue des revues de web

Lundi 12 décembre 2011

Par Anne-Sophie Novel

Voilà, nous y sommes : Global est une émission qui se termine pour de bon. Et ces revues de web aussi, par la même occasion. Pour cette dernière chronique, je voulais donc commencer par remercier toute l’équipe de Global pour son beau travail et faire un clin d’œil particulier à Alban, Hélène et Oriane. Je voulais aussi revenir sur deux ans de revue de web écolos… car il s’en est passé des choses !!

Début 2010, je vous parlais recyclage solidaire des portables afin de soutenir l’action de la Croix Rouge à Haïti. Nous parlions aussi biodiversité, 2010 étant l’année internationale dédiée à ce sujet… Est-ce que les choses se sont arrangées depuis ? Je vous le demande…

En mars 2010, nous abordions la stratégie des marques en matière de développement durable, puis au fil des mois, nous avons parlé alimentation (ici et ), campagne de communication, vélo… Nous avons partagé les analyses autour de la catastrophe pétrolière dans le golfe du Mexique, connu des moments de détente au moment des vacances ( et )… Fin 2010, nous avons suivi l’attaque en règle de Greenpeace contre Facebook et l’effet bœuf de Lady Gaga revêtant une robe cousu de filets de viande.

Nous avons partagé des choses un peu plus « gores » aussi, puis des histoires à dormir debout… avant de revenir plusieurs fois sur les questions de climat et envisager, début 2011, de belles résolutions écolos.

Nous avons voulu croire aux super-héros écolos, avant d’être consternés en février 2011 par les événements ayant secoué le Japon… entre tsunami et catastrophe nucléaire… Après cela nous avons eu besoin de beaucoup d’amour et nous avons encouragé et rendu hommage à toutes les femmes éco-engagées dans le monde… avant de rendre hommage à Steve Jobs, dont le départ a aussi ébranlé la blogosphère verte…

Enfin, le mois dernier je m’attardais sur le mouvement des indignés partout dans le monde

Alors aujourd’hui, en faisant le bilan de deux ans de couverture web écolo, un exercice que j’ai adoré partager ici avec vous… un exercice qui prouve une fois encore, il me semble, combien l’écologie est la voie de l’avenir… j’ai juste envie de vous encourager à continuer à partager l’information et à pollenniser tant que possible les idées vertes un peu partout. J’ai envie de vous encourager à aller toujours plus loin dans vos idées, dans vos croyances, dans votre courage.

Non les écolos ne sont pas des arriérés, au contraire ! Ils ouvrent une voie qui fait encore peur à certains. Ils sont les pionniers, partout dans le monde, de la société qui vient. Souvent attaqués de toute part, ils sont de plus en plus nombreux, créatifs, innovants, encourageants, drôles, indignés, révoltés… Ils arriveront, vous le verrez un jour, je l’espère, à prouver que nous pouvons transformer nos sociétés pour mieux vivre, ensemble, demain, en préservant tant que possible notre belle planète… Restons optimistes, et à bientôt sur d’autres ondes !

Revue de web de novembre : indignés de tous pays unis pour un monde meilleur

Lundi 14 novembre 2011

Par Anne-Sophie Novel

Je vous l’accorde : ce titre est peut-être un peu naïf, mais il n’empêche que les différentes révoltes auxquelles nous assistons de par le monde aujourd’hui convergent toutes dans une seule et même direction, le changement de paradigme. Cette envie commune se ressent nettement dans la blogosphère verte, plusieurs signaux faibles le montrent récemment.

Dans cet article fort bien illustré de Treehugger, Lloyd Alter part du constat, partagé initialement par plusieurs analystes, que les raisons ayant mené aux mouvements de protestations dans le monde arabe et chez les indignés sont plus ou moins floues. Pourtant, à bien y regarder, certains chercheurs ont démontré l’existence de corrélations entre les manifestations et la flambée des prix alimentaires ou du cours du blé.

La corrélation est forte en effet entre la hausse des prix des denrées alimentaires et les différents mouvements de révolte, si bien que les crises politiques sont le fruit d’une préoccupation globale de populations vulnérables.

Preuve que ces mouvements de protestation dérangent, le gouvernement chinois empêche les requêtes Internet sur le terme « occupy » d’aboutir, comme le révèle Good. La Chine n’a pas envie de faire face à de telles protestations et bloque ainsi tout accès à l’information sur le mouvement Occupy Wall Street.

Sur Fast Company, une jolie infographie nous permet d’en savoir plus sur le profil des indignés américains. L’enquête a été effectuée via le site occupywallst.org et a démontré, début octobre, qu’il s’agissait essentiellement des blancs, étudiants, chômeurs, s’estimant indépendants politiquement. Fin octobre, les résultats obtenus sur un panel plus large se confirment.

Il serait intéressant de faire le même type d’enquêtes dans les autres pays, en France et en Espagne par exemple, pour avoir des éléments de comparaison. Même si un sondage effectué sur le web est moins parlant qu’une enquête de terrain, il demeure que les internautes s’intéressant au mouvement reflètent la grande majorité des citoyens impliqués dans la démarche.

Tant que nous sommes dans les chiffres, et parce que cet ensemble d’indignations interroge notre capacité à « vivre ensemble » et à véritablement « faire société », je vous rappelle que nous avons passé il y a quelques jours le cap des sept milliards d’habitants sur terre. Pour l’occasion, The Guardian propose une infographie interactive permettant d’évaluer la taille de la population à votre date de naissance… De quoi réaliser, concrètement, la hausse de la population mondiale.

Reste que les problèmes de développement étaient déjà là avant que nous ne passions ce cap, comme le rappelle indirectement, une fois encore cette vidéo réalisée pour l’ONG One, Free From Famine

One / Free From Famine from FutureDeluxe on Vimeo.

La bande son de cette campagne est faite pour marquer les esprits… One, 99 %, nous sommes encore dans les chiffres. Les indignés arriveront-ils à faire suffisamment masse pour arriver à leurs fins dans les semaines à venir ? Seul l’avenir nous le dira… Croisons les doigts, et profitons en en attendant pour réfléchir vraiment à ce que nous voulons comme monde demain…

Revue de Web d’octobre 2011 : Les blogs verts et la pomme

Lundi 10 octobre 2011

Par Anne-Sophie Novel

Steve Jobs nous a quitté le 5 octobre dernier. On ne compte plus les hommages rendus au fondateur de la marque à la pomme, la toile les dénombre par centaine de milliers. Mais que disent les blogs verts ?

pomme

Tous sont unanimes et dressent le même constat que la majorité des médias : Steve Jobs a révolutionné notre rapport à l’informatique et au numérique, sa façon de faire et sa vision ont rendu ces technologie plus accessibles. Il a tout simplement transformé nos vies.

pomme2

Mais sur le web vert, d’autres témoignages et hommages se sont exprimés. Il y a ceux qui rappellent comment Apple a progressé en matière de préservation de l’environnement : depuis 2007, nous dit Inhabitat, la marque a réduit la quantité de matériaux utilisés pour rendre ses produits plus compacts. Elle a également supprimé les produits toxiques qu’ils contenaient, amélioré le design, réduit les emballages, labellisé Energy Star certains de ses produits… Autant d’étapes que le blog anglais se plaît à rappeler, tout comme le site Mother Nature Network, soulignant toutefois que la marque ne doit pas pour autant se reposer sur ces acquis : « Apple a encore du chemin à parcourir avant d’être en tête des compagnies informatiques les plus vertes, ce à quoi nous l’inciterons ». PETA, la célèbre ONG luttant contre l’exploitation des animaux, a aussi rendu hommage à son engagement en faveur des animaux.

Sur Treehugger, on aime à rappeler cette citation du célèbre PDG : un ordinateur, c’est comme un vélo pour l’esprit («  It’s the equivalent of a bicycle for our minds »), cela nous aide à aller plus vite, et à accélérer nos capacités naturelles.

Ann Friedman, sur Good, explique en quoi Steve l’a incité à penser différemment : alors qu’elle prenait la tête de la rédaction de Good, un de ses meilleurs amis lui aurait recommandé de faire comme le PDG d’Apple, de prendre chaque semaine un peu de temps pour stimuler sa créativité. Ann a adopté cette pratique : tous les vendredi matin, elle prend quelques heures qu’elle « Steve Jobs it ». Force est de constater que ça marche : son train de vie est plus sain dit-elle et cela l’aide dans son travail au quotidien.

Steven est aussi un modèle pour beaucoup : ses recommandations en termes de mode de vie en inspirent plus d’un. Sur Greenbiz, on reprend sa célèbre citation « stay hungry stay foolish » prononcée en 2005 dans un discours sur le campus de Stanford pour insister sur le besoin de l’appliquer à des innovations durables, en mesure d’améliorer notre quotidien dans un avenir plus soutenable…

Rester fou, oui, penser différemment également, comme nous y incite le motto de la marque.

Une ligne de conduite qui tombe à pic au moment où le mouvement des indignés s’implante à Wall Street : le blog Osocio a repéré cette vidéo (voir ci-dessous) qui a le mérite de donner de la matière à réflexion : comme le souligne le blog, « Steve Jobs appartenait certainement au 1% les plus riches des Etats-Unis, mais l’idée évoquée là correspond parfaitement à celles évoquées par le mouvement des 99% qui occupe Wall Street actuellement ». Si Apple a encore beaucoup à faire pour améliorer ses pratiques dans les usines chinoises, cela n’enlève rien au génie des produits qu’ils proposent, indique aussi l’auteur du post.

Le génie… Steve Jobs était prévoyant, et à en croire Good, il aurait réfléchi à la création d’une Université Apple afin d’enseigner l’esprit et la philosophie propre à… Steve Jobs ! Histoire d’être certain que le mode de pensée soit préservé après sa disparition, il aurait demandé en 2008 à Joel Podolny, de la Yale Business School, d’aider la marque à internaliser ce « savoir-penser »… afin que les employés d’Apple sachent réfléchir et prendre des décisions comme s’ils étaient le fondateur d’Apple. Une affaire de grosse pomme à suivre, donc…

Revue de web de juin : rien ne va plus dans nos assiettes

Vendredi 1 juillet 2011

Du lait de vache au goût de lait humain maternel au poop-burger…

Par Anne-Sophie Novel

Pour cette dernière revue de web avant l’été, alors que beaucoup ont préparé leur arrivée sur la plage en se mettant au régime depuis des semaines, je vous propose de parler nourriture et alimentation… Car ce que les uns combattent dans un monde de
surabondance, d’autres en rêvent tant les denrées à leur disposition se font rares. La faim dans le monde est un fléau autant que ne l’est l’obésité, ne l’oublions pas.

Pour comprendre cette problématique que le web vert anglo-saxon a largement abordée ce mois-ci, voilà donc quelques liens qui ont retenu mon attention :

Tout d’abord, cette infographie publiée sur le site du Guardian : son objectif est de vous aider à comprendre la hausse des prix alimentaires, de comprendre qui dirige le commerce des aliments, et de voir comment nous pouvons nourrir une population en constante expansion. Sur la carte présentée sur le site, chacune des neuf zones indiquées illustre un aspect de la crise alimentaire. N’hésitez pas à prendre le temps de l’explorer donc…

Si vous souhaitez vous documenter plus en détail encore, Le Guardian a également publié le même jour un éditorial s’attardant sur le dernier rapport publié par l’ONG Oxfam dans lequel on apprend qu’un milliard de personnes souffrent de malnutrition dans le monde aujourd’hui. Un constat qui raisonne avec d’autres études récentes qui soulignent les risques d’émeutes de la faim dans plusieurs pays…

D’aucun expliqueront alors que les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) sont une solution pour enrayer ce problème de la faim… mais il n’en est rien – nous en aurions déjà la preuve sinon ! Une récente étude relayée par le blog Eat Drink Better confirme que le pesticide roundup produit par la firme Monsanto (et qui est associé à l’usage d’OGM) est à l’origine de malformations de naissances. Tant que nous sommes dans les produits phytosanitaires et phytotoxiques d’ailleurs, cet article de Mother Nature Network donne la liste des aliments les plus touchés par les pesticides : établie par l’Environmental Working Group, la liste met en tête les pommes (98% des 700 pommes conventionnelles testées par l’USDA contenait des pesticides), puis le céleri et les fraises, les pêches et les épinards… Autant manger bio donc et privilégier les modes de production agricole non intensifs !

Que penser alors, tant que nous sommes dans les OGM, de Roseta, cette vache dont le lait est aussi nutritif que le lait maternel…? L’animal a été génétiquement modifié par chercheurs argentins, mais les chinois auraient également réussi à le faire de leur côté et seraient même plus avancés en la matière. La question est donc de savoir si nous devons céder à ce genre d’innovations et accepter de trouver un tel lait dans les rayons à l’avenir ?

Mais il y a pire comme innovation… Comme l’a révélé Discovery News mi-juin, un scientifique japonais, Mitsuyuki Iked, a développé un « burger » composé de soja, d’essence de steak et de protéines issues d’excréments humains… L’information a été reprise sur de nombreux médias américains (Inhabitat ou bien encore Mother Nature Network) mais Discovery Channel est revenu sur l’information en précisant qu’il s’agissait peut être d’un hoax… Alors, le « poop burger », info ou intox ?

En attendant, comme nous sommes au Japon, prenez le temps de lire cet article publié sur Etsy au sujet de l’alimentation dans le japon d’après Fukushima, en proie aux irradiations nucléaires. La journaliste témoigne de la façon dont elle s’approvisionne et des différents comportements adoptés par les japonais, partagés entre prendre un risque et soutenir l’agriculture des petits paysans dont les produits sont directement affectés par la catastrophe…

C’est alors que l’on saisit pleinement la fragilité de nos écosystèmes et de l’importance de les préserver pour notre avenir et celui de nos enfants… alors, ayez l’œil !

Bonnes vacances à tous !

Revue de web : en mai, elles font ce qui leur plaît !

Lundi 6 juin 2011

Par Anne-Sophie Novel

Après un mois d’avril sous le signe de l’amour bio, les femmes engagées se sont déchainées en mai ! J’en connais certains qui ne savent plus où donner de la tête d’ailleurs… Est-ce lié à la fête des mères ? Rien n’est moins sûr… Pour comprendre l’ampleur du phénomène, voilà un petit récapitulatif de ce qui a affolé la blogosphère verte en ce joli mois de mai 2011.

Pour commencer, une question posée par le site The Green Horns via Des Moines Register qui remarque qu’aux Etats-Unis, dans l’état de l’Iowa, plus de la moitié des terres sont détenues et cultivées par des femmes. La question est alors de savoir si l’instinct maternel pousse les femmes à concevoir leur rapport à la terre de manière différente, en insistant plus sur le besoin de la préserver. Certaines avouent avoir converti les cultures dont elles ont hérité en bio, conscientes que nous sommes ce que nous faisons pousser et ce que nous mangeons. Dans l’Iowa, 10% des fermes sont tenues par des femmes célibataires qui ont plus de 75 ans et se font parfois avoir sur les prix des rentes : l’arrivée de nouvelles génération d’agricultrices devrait redonner du dynamisme au marché !

Cette question nous mène à un autre constat sur lequel s’est attardé Janet Biehl (Militante de l’écologie sociale, Burlington (Vermont, Etats-Unis). Auteure de Rethinking Eco-feminist Politics, South End Press, Cambridge (Massachusetts, Etats-Unis), 1991.) dans le Monde Diplomatique (Féminisme et écologie, un lien naturel) en posant également la question de savoir si les femmes sont plus « vertes » que les hommes, si elles ont un rapport particulier à la nature, ou un point de vue privilégié sur les problèmes d’écologie. Aux Etats-Unis, les livres sur le sujet se sont multipliés depuis la fin des années 1960. L’éco-féminisme y est donc fort développé. D’autant que certaines études réalisées depuis les années 1980 montrent que « dans les pays industrialisés, les femmes sont effectivement plus préoccupées que les hommes par la destruction de l’environnement. Et, selon certaines études, elles ont bien une empreinte carbone plus faible »…

On comprend donc aisément le succès de la rencontre organisée à Los Angeles le 14 mai dernier par le réseau « Women of the Green Generation ». Plus de 300 femmes se sont réunies pour échanger sur leurs « green initiatives » et partager ensemble une autre façon de concevoir le monde et le business vert aujourd’hui. Car oui, ces nanas en veulent changer le monde, collaborer à large échelle et faire avancer les choses concrètement, d’une autre manière. Un exemple à suivre de ce côté de l’Atlantique en fait et qui change de l’image trop souvent donné aux femmes écolos, trop souvent stigmatisées comme des mamans adeptes de l’allaitement et des couches lavables… alors que les mompreneurs sont nombreuses !

Mais quitte à revenir aux fondamentaux qui font qu’une femme est femme, parlons aussi de cette belle initiative qui a vu le jour au Costa Rica. Dans un article paru sur le site La Nacion et traduit par Green et Vert, on apprend que le Brésil a aidé le pays à ouvrir une banque du lait maternel à l’hôpital Carlos Luis Valverde Vega, dans la ville de San Ramon. Cette banque de lait profitera aux enfants hospitalisés ou ayant besoin de soins spécifiques : « pour la première fois au Costa Rica, une équipe de professionnels accueillera les mères dont la production de lait est suffisamment importante pour pouvoir donner, afin que d’autres enfants bénéficient eux-aussi des bienfaits de l’allaitement. » Si ce type d’initiative se multiplie, cela permettra de réduire la mortalité infantile « en offrant aux nourrissons qui en ont le plus besoin un bon départ dans la vie ».

Mais pendant ce temps, toujours en Amérique, dans la partie nord du continent cette fois-ci, d’autres utilisent ce même lait maternel pour fabriquer du fromage. A l’image de l’artiste new-yorkaise Miriam Simun qui organise régulièrement des dégustations de trois types de fromage en combinant le lait de trois femmes avec du lait de vache et de chèvre. L’objectif ? Sensibiliser aux choix alimentaires : « Nous maltraitons les animaux, nous exploitons les gens, nous polluons la terre, et détruisons notre corps par ce que nous mangeons. La nourriture est un terrain de lutte et de révolution ». Nous sommes là dans un niveau de réflexion un peu plus poussé que les glaces qui ont défrayé la chronique londonienne en février dernier, les « baby gaga » étant alors (vendues comme des petits pains cela dit !) au prix de 16,5 euros…

La démarche a toujours le don d’interroger en tout cas…

…Alors qu’au même moment, en Suisse, Nestlé lance l’équivalent de la machine Nespresso mais pour lait maternel. Babynes, de son petit nom, n’est commercialisée que dans le royaume helvétique pour le moment… le débat ne fait pas encore rage, mais cela ne saurait tarder tant le créneau marketing est évident. De quoi, assurément, éveiller la contestation des éco-féministes !

Pour terminer cette revue de web, intéressons nous maintenant à deux jolis projets : le premier est porté par la belle Demi Moore, qui selon le site Ecorazzi est en train de réaliser un documentaire, Nepal’s Stolen Children, sur le trafic sexuel d’enfants au Népal. Cette initiative prend place dans le cadre du Freedom Project de la chaîne CNN dont le but est de lutter contre les formes d’esclavage moderne. Une affaire à suivre donc.

Le second est un calendrier réalisé par le photographe indien Suresh Natarajan dans le cadre de l’année internationale de la forêt. Les Green Guardians sont là pour montrer qu’en toute saison il est nécessaire de préserver nos surfaces boisées de la déforestation. Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit environ un quart de la superficie de la France. Une façon de rappeler que nous avons bien besoin de gardiennes contre la folie des hommes…