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Avril sur le web écolo : il y a de l’amour dans l’air !

Lundi 2 mai 2011

Par Anne-Sophie Novel

Le printemps est bel et bien arrivé en ce mois d’avril 2011. Et sur le web, il fait souffler un vent de légèreté : il y a bel et bien de l’amour dans l’air !

Naturellement, c’est le mariage royal qui a fait parlé de lui ces derniers temps : comment passer à côté, alors que 2 milliards de personnes l’ont suivi dans le monde ?

Plusieurs sites écolos sont revenus sur l’événement, en détaillant scrupuleusement les engagements pris pour minimiser l’impact de l’événement.

Pour le site d’informations britannique Just4ThePlanet qui suit depuis longtemps les engagements écologiques du
Prince Charles – Clarence House a pris un certain nombre de mesures pour réduire l’impact environnemental de l’événement. « La soutenabilité est inconditionnelle aussi bien pour Clarence House que pour Buckingham Palace, donc le repas comme les fleurs seront assurément de saison et de provenance responsable » aurait confié une source proche des instances royales avant le jour J.

Et le site de donner la parole à Rosie Ames, fondatrice de l’agence de mariage Green Union : pour elle, un mariage dans les règles de l’art de l’éco-chic devrait faire en sorte que la robe de la mariée soit cousue de coton et de soie équitable ayant subis des traitements naturels ; que les fleurs soient des lys, des tulipes, des pois de senteurs ou des roses arrivées tôt dans la saison ; que l’éventuel Saumon vienne d’Ecosse et que les asperges proviennent de la vallée d’Evesham ; que l’usage des Rolls-Royce soit minimisé même si le carrosse est naturellement un attelage éco-responsable. Même si la spécialiste du mariage vert n’encourage jamais à la compensation par la plantation d’arbres, elle reconnaît que de nombreux couples demandent à ce que les invités passent par un organisme de replantation pour assurer la plantation de certains arbres en guise de cadeau de mariage. Pour la lune de miel, l’Australie et les Caraïbes sont deux des destinations évoquées, mais le plus cohérent serait de retourner en Ecosse, là où ils se sont rencontrés…

Et alors, les deux tourtereaux ont-ils respectés ces principes ? Reprenons point par point.

Les cartons d’invitation
Toujours d’après Just4ThePlanet, Clarence House a envoyé des invitations virtuelles plutôt que papier pour le mariage. Les documents imprimés le furent sur du papier recyclé. Et le bois utilisé pour les stands des médias était certifié FSC (Forest Stewardship Council).

La robe

Comme le souligne le site GreenDiary, la mariée pourrait utiliser une robe réalisée à partir de fioles contenant des médicaments… Un travail délicat mais qui montre aussi le potentiel de certains artistes en la matière !

robe

Mais tel ne fût pas le choix de la mariée, la cure médicamenteuse n’étant pas du goût de tout le monde à la Cour probablement… Et comme le révèle Ecouterre parmi d’autres nombreux sites, la robe a été réalisée par Sarah Burton, qui fut l’assistante d’Alexander McQueen pendant dix ans, avant que le célèbre créateur ne se suicide en 2010. Ainsi que le précise Bloomberg, la robe de Catherine Middleton a été conçue dans le respect de la tradition et de la modernité, comme une fleur épanouie, avec du satin, une jupe réalisée à la main par l’école Royale de couture, le tulle de soie intégrant dans ses détails le chardon écossais, la jonquille du pays de Galles et le trèfle irlandais.

Le site Ethical style revient aussi en détail sur la dentelle française utilisée sur la jupe. Une dentelle provenant en réalité de la manufacture Sophie Hallette fondée en 1887 à Caudry.

Les bijoux
Pour l’alliance, Ecouterre révèle aussi que l’alliance a été réalisée par un bijoutier gallois, à partir d’or provenant des mines situées près des montagnes d’Anglesey au Pays de Galles. La pépite d’or utilisée appartenait à la Reine Elizabeth II, qui l’a donné à son petit fils à l’occasion de ses fiançailles. Des fiançailles pour lesquelles la bague offerte à Kate
fut héritée de sa mère, la princesse Diana.

La couronne tenant le voile de Kate appartenait également à la Reine Elizabeth II (fabriqué par Cartier Ltd. “halo” tiara en 1936). Mais pour les boucles d’oreillles que portait Kate, il s’agit d’un cadeau de ses parents pour le mariage, sans que l’on sache d’où proviennent les diamants…

Les fleurs
Pour la décoration florale, comme le rapporte MMN , le couple princier a fait appel au fleuriste londonien Shane Connolly pour créer les arrangements de l’abbaye de Westminster et du Buckingham Palace. Connu pour ses engagements durables, le fleuriste a utilisé des azalées, des rhododendrons, des euphorbes, du bois de hêtre, de la glycine et des lys.

Le menu
La réception a été organisée par le restaurateur suisse Anton Mosimann, un ami proche du Prince Charles. Connu pour une approche « naturelle » de la cuisine, il limite l’utilisation de beurre, de crème et d’alcool. Dans une interview accordée au Guardian, il déclare utiliser des produits frais et locaux.

La pièce montée a été « créée par la célèbre pâtissière Fiona Cairns, personnellement choisie par le duc et la duchesse de Cambridge, à la fois royal et chic, dont le décor sonne comme un écho à la magnifique robe de Kate » nous révèle le blog Positive Eating, un fruit cake « décoré de 16 fleurs symbolisant le bonheur (la rose), la tendresse (le lys), le mariage (le lierre)… » Sans parler du gâteau en chocolat spécialement conçu pour le prince William « confectionné à partir des fameux « tea biscuits » McVitie’s dont le prince raffolait enfant ».

Le bilan carbone
Avec l’ensemble des efforts fournis, le bilan carbone du mariage est plus éco-responsable que le mariage de Charles et Diana il y a 30 ans. La demande d’énergie générée en 1981 était de 1800 MW (l’équivalent de 720 000 bouilloires fonctionnant simultanément), contre 1400 MW cette année.

D’après le cabinet Landcare Research, les noces royales auraient généré au total 6.765 tonnes de CO2, soit 12 fois les émissions annuelles du palais royal ou 1.230 fois les émissions annuelles du ménage britannique moyen. La majorité
des émissions provenant du transport des invités et du public venu exprès pour assister à l’événement.

Liste de mariage philanthrope
Enfin, en ce qui est de la liste de mariage, cela ne vous aura pas échappé, le couple avait demandé à ce que les invités versent de l’argent à un ensemble d’organisations caritatives. Une consigne que n’a pas respecté l’ONG PETA (qui défend le droit des animaux), comme le révèle le site Pure People, en offrant « du faux gras végan, autrement dit une version sans cruauté de cette gourmandise typiquement française, qui promet toutes les saveurs du foie gras traditionnel, obtenues sans aucune souffrance animale. »

Un petit pied de nez dira-t-on… Espérons que cet engagement des mariés sera encore plus approfondi à l’avenir en tout cas, et qu’ils sauront inspirer les jeunes générations sur les voies de la durabilité… !

Revue de web #17 : le Japon secoue la toile

Mardi 29 mars 2011

Par Anne-Sophie Novel

Il y a de fortes chances pour que le 11 mars 2011 marque les mémoires autant que le 11 Septembre 2001. Le violent séisme qui a frappé le Japon a été suivi par un tsunami dont les ravages ont engendré, outre les dizaines de millier de morts et les dégâts matériels, une catastrophe nucléaire comparable à celle de Tchernobyl. Difficile, dans ces conditions, de parler d’autre chose pour débuter cette revue de web.

Le blog de Global Mag ayant largement couvert les différents aspects du désastre japonais, attardons nous ici sur la créativité que la catastrophe a suscité auprès des internautes désireux d’exprimer leur soutien au Japon. De nombreux artistes et professionnels de la communication se sont mobilisés, tels Naoyuki Sato, alias Satonao à l’origine de l’initiative #prayforjapan (priez pour le Japon) qui encourage les internautes à envoyer des messages de soutien aux Japonais (via les sites de micro-blogging comme Twitter et à faire des dons).

prayforjapan

Citons également le site homonyme Pray for Japan, qui récolte les clichés envoyés par les internautes et utilisateurs de Twitter en guise de soutien, ou bien encore cette page mise en place sur le site d’Act Responsible afin d’inciter à l’envoi de dons à la Croix Rouge Internationale.

En France, la communauté de créatifs Café Salé a lancé le projet Tsunami, des images pour le Japon. Il s’agit de « mettre en oeuvre un savoir faire commun pour venir en aide de manière effective aux victimes de la catastrophe via trois moyens principaux:

- une vente aux enchères, organisée grâce à la collaboration de la Galerie Arludik à Paris (le 30 avril), des dessins originaux réalisés pour l’occasion et dont les bénéfices seront reversés à une association de soutien aux victimes de la catastrophe.

- la création d’un ouvrage collectif dont les bénéfices seront également reversés à Give2Asia – Sortie prévue en septembre 2011.

- la réalisation d’une exposition itinérante pour populariser notre action »

Les images envoyées par les artistes sont toutes fort émouvantes et il y a fort à parier pour que cette initiative permettra aussi de lever des fonds importants pour aider les japonais.

Cette catastrophe a logiquement engendré un large débat sur le nucléaire. Dans plusieurs pays (France, Allemagne, Etats-Unis, mais aussi bien sûr au Japon), nombreux sont ceux qui soulignent les dangers de cette technologies. Sur Purple Diary on ressort des affiches de concerts anti-nucléaires datant de 1979.

affiche-nuke

Bill Mc Kibben, l’un des principaux activistes environnemental anglo-saxon, signe une tribune dans laquelle il rappelle combien nous vivons dangereusement et combien les termes « durable », « stable » et « solide » sonnent désormais plus doux à l’oreille.

D’autres utilisent des dessins animés pour expliquer avec simplicité et pédagogie ce qui se passe dans la centrale. Ainsi, Nuclear Boy compare les rejets radioactifs à du caca, on peut difficilement faire plus parlant…

C’est un vrai pied de nez aux dessins animés utilisés jusqu’à maintenant par les lobbies pour exercer un contrôle social sur le sujet.

En attendant, les événements qui secouent le Japon actuellement nous rappellent aussi combien l’homme est capable d’auto-destruction, à l’image du petit film Joy of Destruction tourné au ralenti avec des collages de papier afin de souligner ce systématisme…

Mais passons maintenant à un autre sujet : la journée mondiale de l’eau se déroule chaque année le 22 mars. A cette occasion, de nombreux articles soulignent à nouveau la nécessité de prendre soin des ressources en eau disponibles sur la planète.

Une vidéo a particulièrement été relayée cette année sur le web : réalisée pour Solidarités international par l’agence BDDP Unlimited et Hush, elle a pour objectif de sensibiliser le grand public et inciter le plus grand nombre à signer la pétition sur www.votregouttedeau.org qui sera remise au Président de la République et aux organisateurs du Forum Mondial, en Mars 2012.

Une autre vidéo très bien faite a également circulé sur la toile : réalisée par l’agence brésilienne Ageisobar pour l’Instituto Ambiental Reciclar, on y voit le travail d’une femme qui dénonce la sécheresse frappant le nord du Brésil en remplissant des bouteilles de sable coloré… représentant les plus grandes marques d’eau au monde…

Une campagne qui résonne bizarrement, à bien y réfléchir, avec l’initiative québécoise suivante :

Cette « flashmob » (mode d’activisme positif) avait pour objectif de rappeler l’importance de recycler. L’opération s’est déroulée au centre Eaton de Montréal afin de communiquer sur l’importance de prendre soin de l’environnement. La vidéo s’est diffusée comme une traînée de poudre sur le web ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est très bien vue !

Enfin, pour terminer ce petit tour des événements ayant marqué le web ce mois-ci, comment ne pas parler de Knut, cet ours polaire qui avait ému le monde lors de sa naissance il y a 4 ans… Knut est décédé le 19 mars des suites de lésions cérébrales, ainsi que l’explique Treehugger qui a par ailleurs consacré une rétrospective imaginée au célèbre ours polaire. De nombreux sites ont évoqué le décès de Knut… en relayant des vidéos de l’ourson… Bref, une information qui a également attristé la toile… mais profitons en justement pour mettre en avant le travail de l’association sud-coréenne Green Korea qui milite pour l’arrêt de la capture des ours sauvages.

Cette lutte passe – comme bien souvent – par de la sensibilisation. Comme le rappelle le blog Paper Plane, « l’idée est de prouver que si l’Homme continue à rester passif face à toutes ces captures, les ours finiront tous en cage. Ce concept est mis en scène grâce à une technique de colle qui retient les impuretés. Un ours, présenté sobrement et libre, est petit à petit emprisonné et ce à cause des impuretés laissées par les passants. Une technique assez basique, mais qui permet de parfaitement illustrer le message et d’interpeller le chaland. L’affiche est associée à un QR Code renvoyant vers le site dédié à la campagne : We Love Bears. »

A bon entendeur… après l’émotion, place à l’action !!

Revue de web #16 : Comme un air de super-héros écolos !

Vendredi 25 février 2011

Par Anne-Sophie Novel.

Ce mois de février 2011 est marqué par une tendance majeure sur le web vert : l’émergence de « super green-heroes » qui sauvent la planète. Cette revue de web s’est donné pour mission de mieux cerner le phénomène.

A quoi ressemble un super-héro ?
Certains sont habillés de noir et jaune et arrosent les passants qui jettent leurs déchets dans la rue… à l’image de Super Titi, un héros bien de chez nous, originaire de Grenoble.

D’autres, comme GreenBoy, se présentent comme des super-normal-héros-écolo : en parcourant les villes du monde entier, GreenBoy a pour objectif de lutter contre l’horreur quotidienne. Sa pire ennemie: DirtyGirl, est à la solde de l’industrie pétrolière. Vous pouvez soutenir ses actions en vous abonnant à sa page Facebook.

Eco-Joe pour sa part fait équipe avec d’autres pour montrer que l’union fait la force, ainsi que le montre cette vidéo réalisée par Good en partenariat avec GE Ecomagination.

Mais il existe aussi des héros du quotidien, à l’exemple de la famille Johnson, filmée il y a peu par NBC et dont la vidéo a été reprise sur de nombreux supports écolos anglo-saxons. Eux ne sont pas affublés de costumes voyants pour assurer leur mission : au contraire, ils éliminent tout ce qui est superflu. Depuis 4 ans, le couple Johnson et leurs enfants ont pour principe de ne conserver que ce qui les rend vraiment heureux. Pourquoi ? « Parce que cela fait sens, et que cela est nécessaire pour le futur de mes enfants » affirme Béa Johnson, la maman.

A quoi carbure le super héro ?
schisteAu bio, naturellement ! Mais certains ne manquent pas d’humour et inventent des boissons redynamisantes destinées à soutenir leur cause. A l’image de Valérie l’Italien, jeune designeuse qui a décidé de dénoncer le scandale des gaz de schiste avec la création suivante, au bon goût de schiste.

Il s’agit là bien sûr d’un clin d’œil au problème de la contamination de l’eau contenue dans les nappes phréatiques, sujet largement dénoncé dans le film Gasland, LE documentaire qui a le plus fait parlé de lui sur le web ces dernières semaines. Au Canada (comme en France), la gronde monte, on ne comprend pas pourquoi l’économie passe avant l’écologie et la santé. Alors que la contestation s’organise des deux côtés de l’Atlantique, voilà de quoi « péter le feu » n’est-ce pas !

Le lieu de communication du super héro ?

Récemment, les efforts effectués par les héros écolos du quotidien ont eu des effets sur le Super Bowl, événement majeur aux Etats-Unis. Comme le révèle Green et Vert à partir d’articles publiés sur EcoRazzi et FastcompagnyCapture d’écran 2011-02-25 à 15.19.29

Notons que certaines fausses publicités ont été imaginées à l’occasion de l’événement : les héros de l’association PETA (People For The Ethical Treatment of Animals , qui prône le végétarisme) ont imité une séance de “Casting Couch” pour faire passer le message…

Une technique qui n’est pas au goût de tout le monde, d’autres héros écolo préférant que l’énergie générée pour réaliser de tels clips soit utilisée pour réaliser un spot qui serait vraiment diffusé pendant le SuperBowl.

Les icones des super-héros ?
Actuellement, c’est Natalie Portman, actrice tenant le premier rôle dans le film Black Swan, qui est reconnue pour ses comportements exemplaires. Ecorazzi ne cesse de parler d’elle : alors qu’elle est enceinte de son premier enfant, elle a pris la tête d’une coalition de mamans américaines réclamant une limitation de la pollution au mercure auprès de l’Environmental Protection Agency : aux Etats-Unis aujourd’hui une femme sur 6 en âge d’avoir un enfant a suffisamment de mercure dans le corps pour que leur fœtus présente des malformations si elles tombent enceintes.

Mais ce n’est pas tout : son fiancé, Benjamin Millepied, a été fort attentif et cohérent dans le choix de la bague qu’il a offert à sa douce. Il s’agit d’une création du designer Jamie Wolf à partir de platinum recyclé, d’un diamant dont la provenance est garantie hors zone de conflit. Il savait que sans cela la belle n’aurait pas apprécié !

Enfin, si elle a accepté d’être l’égérie de la campagne Miss Dior Cherie c’est parce que Dior a accepté de respecter ses convictions végétariennes et de ne pas utiliser de cuir pour les chaussures qu’elle a du porter à l’occasion.

A noter : en termes d’icones de super-héros écolos, on peut aller piocher dans la sélection des 10 films environnementaux les plus marquants réalisée par Mother Nature Network :  Une vérité qui dérange, le jour d’après, Avatar, Erin Brockovich et WALL-E font partie de la sélection !

Dans la panoplie du super-héro, on trouve…
Pour se déplacer, au-delà du vélo, le super-héro a de l’imagination. A l’image de la série diffusée depuis peu par Green Autoblog en partenariat avec BMW…  à voir si cela les inspire tous les héros masculins !?

RWeb16Côté mode et féminin, on peut aussi rêver d’éco-chic avec cette magnifique robe mise en avant pendant le Sundance Film Festival Alive : réalisée par la designeuse Amit Ayalon, elle est faite de sacs réutilisables de la marque Envirosax, très connue outre Atlantique pour sa démarche éco-responsable.

Et devinez qui a récemment inspiré la créatrice ? Les films du Seigneur des Anneaux et Avatar ! Comme quoi ;-) Une chose est sûre, avec un tel talent, on ne pourra plus dire que les super-héros s’habillent comme des sacs !!

Pour conclure ?
Comment parler de super-héros sans rendre hommage à tous ces héros du quotidien qui se battent depuis deux mois au Moyen-Orient pour que liberté et démocratie soient enfin instaurées dans leur pays ?

In fine, comme le rappelle une récente campagne de communication réalisée par Advertisers Without Borders (AWB), pas besoin d’être un super-héro pour agir ! A bon entendeur… !

Revue de Web #15 – Un début d’année entre bilans et prospectives

Mardi 25 janvier 2011

Par Anne-Sophie Novel.

Nous voilà donc en 2011, et pour cette première revue de web de l’année, l’heure est aux bilans tout comme à la prospective.

Pour commencer, en guise de clin d’œil à l’année écoulée, revenons sur 2 éléments marquants de 2010 : le tremblement de terre en Haïti et la marée noire dans le Golfe du Mexique. Sur le site du Boston Globe, le blog Big Picture vous propose de faire le point sur la situation en Haïti, un an après… des images qui, pour certaines, se passent de commentaires.

Ou que vous pouvez regarder en écoutant en parallèle le webdocumentaire “Goudou Goudou, les voix ignorées de la reconstruction” de Benoît Cassegrain et Giordano Cossu.

Sur Grist, c’est un article de Kate Sheppard qui fait le point sur les récents travaux de la Commission en charge d’étudier les causes de l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon et de définir, par conséquent, le futur des forages offshore des Etats-Unis (voir cet article du Monde pour une explication en français). Le hic, c’est que les mesures contenues dans le rapport de 300 pages s’en remettent pour beaucoup à des décisions du nouveau Congrès Américain. Or en l’état actuel des choses, il y a peu de chance que ce dernier se positionne en faveur de changements majeurs…

Mais que cette pointe de pessimisme ne nous empêche pas d’entrer avec plus d’enthousiasme dans la nouvelle année ! Certes, la population mondiale atteindra bientôt les 7 milliard… un sujet qui en préoccupe plus d’un actuellement, en témoigne une vidéo  réalisée par la revue National Geographic, très remarquée ces dernières semaines, ou cet article de Grist fournissant 8 conseils de comportement au regard de la surpopulation. Le temps de se poser enfin les bonnes questions et d’entrer dans
une démarche prospective plus constructive, non ?

Oiseau mortSans doute, car plusieurs éléments nous y incitent depuis quelques temps. Telles ces nuées d’oiseaux morts de début d’année  qui ont fait coulé beaucoup d’encre, chacun s’interrogeant sur les raisons de ces décès en masse… et nombreux sont ceux y discernant un signe annonciateur de l’apocalypse. Pour le New York Time relayé par Treehugger, ce fut aussi l’occasion de se pencher plus en détail sur la mortalité des volatiles et de révéler un rapport selon lequel 5 milliards d’oiseaux meurent chaque année aux Etats-Unis, soit 13,7 millions d’oiseaux par jour ! Les causes ? Certes, les chats, mais plus principalement l’usage de pesticides, les baies vitrées et les fenêtres des immeubles, les accidents de la route, et, dans une moindre mesure, les installations électriques et les lignes à haute tension. Autant dire que le facteur humain pèse lourd sur cette mortalité… Croisons les doigts pour qu’à terme la seule chance de les entendre chanter ne soit pas seulement au travers d’une base de données !

Essayons donc de changer sérieusement maintenant que nous sommes bien entrés dans la seconde décennie du XXIème siècle. Besoin d’idées concrètes pour agir ? En voilà quelques unes :

- Appliquer à la lettre les recommandations du rapport Nourishing the Planet de l’institut WorldWatch () afin que les pays pauvres retrouvent un minimum d’autonomie alimentaire.

- Etre aussi motivé que les jeunes kenyans et rapper pour lutter contre l’invasion des déchets, le tube Trash is Cash permettant d’attirer l’attention sur une problématique majeure dans les bidonvilles de Nairobi. Cela a-t-il un lien avec l’interdiction des sacs plastiques intervenue quelques jours après ? Peut-être !

- Ecouter attentivement Bill McKibben vous parler d’économie du bonheur dans le dernier documentaire « tendance locavore » diffusé actuellement outre-Atlantique. Puis suivre ses préconisations !

- Comprendre qu’il ne faut pas attendre que les grands de ce monde et les stars changent avant de modifier vos comportements : de toute façon, leur influence est nulle – ou presque – sur vos petites habitudes, ce sont nos proches qui nous influencent le plus !

- Prendre exemple, en revanche, sur Mark Kennedy, ce policier anglais dont l’histoire a fait le tour du web écolo : venu faire la taupe dans les rangs écologiste, il s’est tellement pris au jeu qu’il en est devenu suspect aux yeux de ses confrères
policiers comme de ses collègues écologistes
… Il semble bien converti aux enjeux écologiques maintenant, mais condamné à ne plus fréquenter ni les rangs de la police, ni ceux des écologistes dirait-on…

- Adopter 7 habitudes pour une vie simple, comme vous le recommande MNN. De l’alimentation à la gestion des déchets, de l’énergie et de votre mobilité, ces conseils devraient vous permettre de changer durablement…

- Réfléchir à votre tour au design des taxis de demain ! Et devenir plus créatifs à l’avenir ?

Voilà donc de bonnes résolutions il me semble… de quoi vous souhaiter, au final, une excellente année 2011 !

Photo : glasseyes view

Revue de web #9 – Reprise en douceur

Lundi 30 août 2010
Revue de Web #10 – Août 2010
Photos de vacances et reprise en douceur
Je vous vois revenir, là, tous frais, comme de vrais gardons à peine sortis du ruisseau, près à vous remettre au boulot… C’est bien joli tout ça, mais pendant que vous preniez du repos, qui s’est occupé de votre petite revue de web aoutienne ? C’est Bibi ! Comme l’heure est à la nostalgie estivale en regardant les photos des copains brûlés sur la plage, je vous propose, une fois n’est pas coutume, une revue de web en images et en clichés…
Pour commencer, voilà une photo prise dans les canyons dans le sud de l’Utah. Les garçons sur la photo, je ne vous raconte pas : ce sont des geeks finis, et leur trip consiste à partir pendant 3 jours en pleine nature afin de déconnecter afin de voir comment l’usage des nouvelles technologies altère notre manière de penser ( HYPERLINK « http://www.nytimes.com/2010/08/16/technology/16brain.html?ref=technology » http://www.nytimes.com/2010/08/16/technology/16brain.html?ref=technology et  HYPERLINK « http://www.internetactu.net/2010/08/23/ce-quil-y-a-de-bon-dans-la-deconnexion/ » http://www.internetactu.net/2010/08/23/ce-quil-y-a-de-bon-dans-la-deconnexion/ pour la version française). Résultat de l’opération ? Ca a du bon de faire un break…
A mon avis, si vous voulez faire un vrai break, arrêtez tout, tout de suite et mettez vous en lévitation jusqu’à la fin de l’année, car nous vivons à crédit depuis le 21 août ! Chaque année, l’ONG Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » – le jour où l’humanité a utilisé plus de ressources naturelles dans l’année que ce que la Terre est capable de produire. (« Earth Overshoot Day » in English –   HYPERLINK « http://www.footprintnetwork.org/en/index.php/GFN/page/earth_overshoot_day/ » http://www.footprintnetwork.org/en/index.php/GFN/page/earth_overshoot_day/). Comme l’explique GreenIT ( HYPERLINK « http://www.greenit.fr/article/acteurs/samedi-21-aout-jour-du-depassement-3077″ http://www.greenit.fr/article/acteurs/samedi-21-aout-jour-du-depassement-3077), c’est un peu comme si vous aviez dépensé « l’intégralité de vos revenus annuels en neuf mois (…), la situation n’en est pas moins terrible lorsqu’il s’agit de notre budget écologique »
Bien entendu, comme tout le monde n’est pas capable d’entrer en lévitation et d’arrêter toute consommation, j’ai trouvé d’autres solutions pour vous aider à passer ce mauvais cap. Pourquoi ne pas faire comme mon ami Tristan Lecomte, et mettre la main à la pâte (heu, à la terre, plutôt) ? Lui qui, depuis 12 ans, interroge les producteurs dans le cadre de la marque Alter Eco, a décidé de franchir le pas et de devenir à son tour, le temps d’une saison, petit producteur. Il témoigne de cette expérience sur son blog (http://tristanlecomte.altereco.com/tristan/), et tout cela est passionnant.
INCLUDEPICTURE « http://tristanlecomte.altereco.com/.a/6a00d83452c51b69e2013486600a5c970c-800wi » \* MERGEFORMATINET
Vous pouvez aussi imiter l’artiste américain Doug Aitken ( HYPERLINK « http://www.dougaitkenworkshop.com/ » \t « _blank » http://www.dougaitkenworkshop.com/) et vous entraîner à écouter parler la terre. A l’aide d’un pavillon sonore aux murs de verre réalisé pour l’Instituto Cultural Inhoti, dans le sud du Brésil, il enregistre le langage terrestre. C’est à déguster avec des écouteurs bien ancrés sur les oreilles, et ça se passe par là. ( HYPERLINK « http://www.anothermag.com/exclusives/dougaitken » http://www.anothermag.com/exclusives/dougaitken)
INCLUDEPICTURE « http://www.greenmuze.com/images/stories/photos/art/artists/art310/rainforest2.jpg » \* MERGEFORMATINET
Autre solution dans le genre, faire comme Bjork… ( HYPERLINK « http://www.lecridurenne.fr/blog/2010/08/19/l-islande-defendu-par-bjork.html » http://www.lecridurenne.fr/blog/2010/08/19/l-islande-defendu-par-bjork.html)… L’artiste est révoltée que son pays, l’Islande, ait vendu une de ses plus grandes usines géothermiques à des Canadiens.  INCLUDEPICTURE « http://www.lecridurenne.fr/media/4551″ \* MERGEFORMATINET
Bon, ce genre de démarches n’étant pas des plus aisées, j’ai cherché d’autres idées, et je vous propose de rejoindre les rangs du collectif Knitta Please, une initiative lancée par Magda Sayeg, qui a décidé de tricoter notre mobilier urbain. C’est gai, c’est doux, et ça donne du pep’s en cette rentrée, non ?
INCLUDEPICTURE « http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/files/2010/07/extreme-knit1.1279987218.jpg » \* MERGEFORMATINET
Autre suggestion : vous mettre au graffiti de mousse pour exprimer votre envie de re-végétaliser votre entourage. La recette est simple : pour la colle, mélangez de la farine, de la bière, du yaourt et du sucre. Pour la mousse, récupérez là dans un jardin ou dans des friches urbaines par exemple. D’après le blog Cultures Mobiles ( HYPERLINK « http://blog.culturemobile.net/index.php/2010/08/09/447-graffitis-ecologiques » http://blog.culturemobile.net/index.php/2010/08/09/447-graffitis-ecologiques), « une démonstration sera faite en septembre sur le  HYPERLINK « http://www.naturel-brut.fr/dans-paris/ » \l « happening-graffitis-ecolos » circuit Art et biodiversité organisé par WWF. » D’autres conseils et recettes sont disponibles sur le site des Guerilla Gardening Parisiennes ( HYPERLINK « http://guerillagardeningparis.xooit.fr/t53-Graffiti-en-mousse.htm » http://guerillagardeningparis.xooit.fr/t53-Graffiti-en-mousse.htm)
Bon, il y a aussi une façon un peu plus radicale de dire les choses, si vraiment vous insistez : envoyer balader votre entourage…
A l’image du clip en « motion typography » de CeeLoGreen (le Ben Oncle Soul américain),  HYPERLINK « http://www.youtube.com/watch?v=CAV0XrbEwNc&feature=player_embedded » http://www.youtube.com/watch?v=CAV0XrbEwNc&feature=player_embedded, la campagne de levée de fonds lancée dans le cadre de la marée noire  HYPERLINK « http://www.unf–kthegulf.com/ » http://www.unf–kthegulf.com/ est assez explicite !
<iframe src= »http://player.vimeo.com/video/12968475″ width= »400″ height= »225″ frameborder= »0″></iframe><p><a href= »http://vimeo.com/12968475″>Oil Spill Charity « F-Bomb-A-Thon »</a> from <a href= »http://vimeo.com/user4141097″>UnF–kTheGulf.com</a> on <a href= »http://vimeo.com »>Vimeo</a>.</p>
Allez, on y va tous en cœur ! Ambiance garantie ! Si certains sont choqués vous n’aurez qu’à dire que c’est tendance… Sans trop vous faire mousser bien sûr…
Je vous vois revenir, là, tous frais, comme des gardons à peine sortis du ruisseau, prêts à vous remettre au boulot… C’est bien joli tout ça, mais pendant que vous preniez du repos, qui s’est occupé de votre petite revue de web aoutienne ? C’est Bibi ! Comme l’heure est à la nostalgie estivale en regardant les photos des copains brûlés sur la plage, je vous propose, une fois n’est pas coutume, une revue de web en images et en clichés…
Un des neuro-scientifiques testant les vertus de la déconnexion totale... - Source : New York Times

Un des neuro-scientifiques américains testant les vertus de la déconnexion totale... - Source : New York Times

Pour commencer, voilà une photo prise dans les canyons dans le sud de l’Utah. Ce monsieur et ses collègues sont neuro-scientifiques et ils se sont offert une session de rafting en pleine nature. Objectif – très sérieux : opérer une déconnexion totale afin de voir comment l’usage des nouvelles technologies altère notre manière de penser (ici en version française). Résultat de l’opération ? Ca a du bon de faire un break…
Au 30 août 2010, l'humanité avait utilisé 103% des ressources naturelles de l'année... - Source : Global Footprint Network

Au 30 août 2010, l'humanité avait utilisé 103% des ressources naturelles de l'année... - Source : Global Footprint Network

A mon avis, si vous voulez faire un vrai break, arrêtez tout, tout de suite, et mettez vous en lévitation jusqu’à la fin de l’année, car nous vivons à crédit depuis le 21 août ! Chaque année, l’ONG Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » – le jour où l’humanité a utilisé plus de ressources naturelles dans l’année que ce que la Terre est capable d’offrir. Comme l’explique GreenIT, c’est un peu comme si vous aviez dépensé « l’intégralité de vos revenus annuels en neuf mois (…), la situation n’en est pas moins terrible lorsqu’il s’agit de notre budget écologique ».

Bien entendu, comme tout le monde n’est pas capable d’entrer en lévitation et d’arrêter toute consommation, j’ai trouvé d’autres solutions pour vous aider à passer ce mauvais cap. Pourquoi ne pas faire comme mon ami Tristan Lecomte, et mettre la main à la pâte (heu, à la terre, plutôt) ? Lui qui, depuis 12 ans, interroge les producteurs dans le cadre de la marque Alter Eco, a décidé de franchir le pas et de devenir à son tour, le temps d’une saison, petit producteur. Il témoigne de cette expérience sur son blog, et tout cela est passionnant.
Tristan Lecomte, d'Alter Eco, en plein apprentissage de la culture du riz - Source : tristanlecomte.altereco.com

Tristan Lecomte, d'Alter Eco, en plein apprentissage de la culture du riz - Source : tristanlecomte.altereco.com

Vous pouvez aussi imiter l’artiste américain Doug Aitken et vous entraîner à écouter parler la terre. A l’aide d’un pavillon sonore aux murs de verre réalisé pour l’Instituto Cultural Inhoti, dans le sud du Brésil, il enregistre le langage terrestre. C’est à déguster avec des écouteurs bien ancrés sur les oreilles, et ça se passe par là.
L'installation de l'artiste Doug Aitken pour enregistrer le son de la Terre... - Source : Doug Aitken

L'installation de l'artiste Doug Aitken pour enregistrer le son de la Terre... - Source : Doug Aitken

Autre révolte d’artiste, celle de Bjork… L’artiste est révoltée que son pays, l’Islande, ait vendu une de ses plus grandes usines géothermiques à des Canadiens.
Bjork à l'écoute de la terre de son pays : elle veut défendre les usines de géothermie nationale - Source : Le cri du renne
Bjork à l’écoute de la terre d’Islande : elle veut défendre les usines de géothermie nationales – Source : Le cri du renne
Bon, ce genre de démarches n’étant pas des plus aisées, j’ai cherché d’autres idées, et je vous propose de rejoindre les rangs du collectif Knitta Please, une initiative lancée par Magda Sayeg, qui a décidé de tricoter notre mobilier urbain, des plots de trottoir… aux bus. C’est gai, c’est doux, et ça donne du pep’s en cette rentrée, non ?
Un bus de Mexico passé par les mains tricoteuses du collectif Knitting - Source : magdasayeg.com

Un bus de Mexico passé par les mains tricoteuses du collectif Knitta Please... - Source : magdasayeg.com

Autre suggestion : vous mettre au graffiti de mousse pour exprimer votre envie de re-végétaliser votre entourage. La recette est simple : pour la colle, mélangez de la farine, de la bière, du yaourt et du sucre. Pour la mousse, récupérez là dans un jardin ou dans des friches urbaines par exemple.
Quand l'art urbain s'inscrit dans la mousse... - Source : Cultures Mobiles

Quand l'art urbain s'inscrit dans la mousse... - Source : Cultures Mobiles

D’après le blog Cultures Mobiles, « une démonstration sera faite en septembre sur le circuit Art et biodiversité organisé par WWF ». D’autres conseils et recettes pour des graffitis écolos sont disponibles sur le site des Guerilla Gardening Parisiennes.
Il y a aussi une façon un peu plus radicale de dire les choses, si vraiment vous insistez : utiliser le fameux mot anglais en F… La campagne de levée de fonds lancée dans le cadre de la marée noire pour nettoyer le Golfe du Mexique ( »unf–kthe gulf » en version censurée) est assez explicite !
Allez, on y va tous en cœur, ambiance garantie ! Si certains sont choqués vous n’aurez qu’à dire que c’est tendance… Sans trop vous faire mousser bien sûr…