Archive pour le mot-clef ‘maman’

Faut-il revenir à l’accouchement naturel ?

Mercredi 15 septembre 2010

C’est le débat de la semaine avec nous Isabelle, une jeune maman qui a choisi d’accoucher en douceur, et ça, dans une maison de naissance chez elle en suisse et le Professeur Philippe Descamps, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU d’Angers, qui pense évidemment que les accouchements médicalisés ont quand même du bon.

Risque minime ou risque réel ? Seriez-vous prêtes à accoucher à la maison?

Les anti-natalité font leur buzz

Mercredi 7 avril 2010

Pour eux, la Terre porte déjà trop d’habitants. Les « no-kids » ou « non-parents », comme ils s’appellent, s’affolent à l’idée que 200.000 petits Terriens s’ajoutent chaque jour à la population de notre planète. A leurs yeux il faut dès maintenant penser à avoir moins d’enfants. Voire cesser carrément de nous reproduire. La proposition est radicale et taboue. Alors les « no-kids » ou « non-parents », comme ils s’appellent, se retrouvent sur internet.

Pour suivre en temps réel le peuplement de notre petite planète, rendez-vous sur terriens.com (FR). Un lien vous emmènera directement vers le même compteur… pour la planète Mars.
Face à cette population croissante, certains, comme Démographie responsable (FR), militent pour que les couples limitent leur progéniture à deux enfants. Plus radicaux, les non-parents ne veulent pas d’enfants et l’assument. Comme Magenta Baribeau et son blog « Maman, non merci » (FR) ou comme les nombreux visiteurs du site Childfree by choice (EN) (Volontairement sans enfant) ou du réseau international No kidding (FR et EN). La dessinatrice Nina Paley (EN) leur apporte des arguments imagés avec ses cigognes reconverties en oiseaux de guerre.

Etape ultime, le VHEMT (FR et EN) milite pour l’arrêt complet de la reproduction humaine. Son objectif : parvenir à l’extinction volontaire de l’humanité…

Maman, écolo et féministe ? Oui, c’est possible !

Vendredi 26 février 2010

Avec son livre Le conflit, Elisabeth Badinter a jeté un pavé dans la mare. Elle y affirme que le «naturalisme» actuel fait du tort au féminisme, qu’il menace les acquis des femmes obtenus de haute lutte ces dernières décennies. Des femmes éco-activistes ont immédiatement riposté avec «Vertes de rage», une lettre ouverte à la philosophe. Chez Global mag nous avons sollicité une blogueuse maman et écolo, pour lui demander ce qu’elle en pensait.

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Frédérique et son fils

Avant la naissance de mon fils Émile, mon objectif n’était absolument pas d’être une maman écolo. D’ailleurs, il y a quatre ans, on entendait beaucoup moins parler de ce « modèle » de maman dans les médias. Durant ma grossesse, j’ai beaucoup réfléchi à comment je voulais vivre cette maternité, non pas en me basant sur une image parfaite de celle-ci mais plutôt sur mes désirs profonds.

Ce qu’on appelle le maternage – l’accouchement sans péridurale, l’allaitement longue durée, le co-dodo (dormir avec lui), le portage, l’alimentation bio, … – s’est imposé comme une évidence. Comme s’il était impossible pour moi de faire autrement.

Bon là, j’arrête tout de suite l’image que votre cerveau se fait de moi. Vous m’imaginez ultra naturelle, vêtue d’une robe fleurie en chanvre équitable buvant mon thé ayurvédique devant mes chèvres dans le Larzac ? C’est raté!

Je suis cheffe d’entreprise, j’adore sortir en ville, je vais acheter mon pain avec du mascara et du blush, je m’habille chez Zara et TopShop (la mode éthique est superbe mais trop chère pour moi) et je ne jure que par le café et le vin rouge.

Et, bien que je sois écolo, je mets un point d’honneur à ce que mon fils et moi-même, restions complètement adaptables à toutes les situations. S’il est invité au McDo par un de ses copains, qu’il y aille ! Les fast-food m’insupportent mais ils font partie de la vie, alors il faut qu’il connaisse.

Déçus ? Je casse votre belle image de la maman écolo. Sérieusement, si vous me voyez dans la rue, jamais vous ne penserez que je suis une adepte du maternage. Cerise sur le gâteau – n’en déplaise à Mme Badinter si je ne rentre pas dans son schéma – je suis féministe et pour rien au monde je ne renoncerais à mon travail. Je suis la preuve vivante que maternage, féminisme et vie professionnelle sont tout à fait compatibles.

Badinter

Source : Michèle Delaunay (Flickr)

Sauf que, soyons honnêtes. Tout ceci est possible parce que j’ai un mari extrêmement présent (presque plus féministe que moi !) et une famille adorable qui me soutient dans mes choix.

J’ai toujours pu allaiter sans gêne lors des repas de famille (mais non je ne montre pas mes seins à tout le monde, je fais ça discrètement). Pendant les tétées nocturnes, mon mari m’apportait gentiment une tisane pour me soutenir et il se levait le matin pour me laisser dormir un peu. Dans ces conditions, j’aurais pu allaiter des triplés pendant 10 ans !

Pour faire une petite parenthèse, un mari qui milite pour l’équité entre hommes et femmes ce n’est pas forcément la panacée : «Chérie peux-tu aller au garage changer le pneu crevé, je dois emmener le petit à l’éveil musical». Sympa la parité ! Vivement le retour du bon vieux partage traditionnel des tâches. Mais non Élisabeth du calme, je blague. Merci pour tout ce que tu as fait pour nous.

Mon secret n’est pas sorcier. Je prends plaisir à être une maman écolo. Je ne supporterais pas de le vivre comme une contrainte. C’est peut-être ça la clé, avoir du plaisir…

Mais je conçois que le maternage puisse ne pas convenir à toutes les femmes. Soit parce que cela ne correspond pas à leur personnalité, soit parce que leur entourage n’y est pas propice. Je suis mal placée pour les juger. Je serais surement une autre maman avec un mari macho et une famille qui critique mes choix.

Bref, tout cela démontre une chose très simple. Une famille, ça se gère à deux. Je constate que toutes les mamans écolos épanouies le sont notamment grâce à un compagnon aussi impliqué qu’elles. Le maternage est un projet commun, difficile à réaliser seule, mais ô combien riche lorsque bien vécu.

Frédérique Chartrand