Archive pour le mot-clef ‘tsunami’

Fukushima côté terre : entre inquiétude et désolation

Jeudi 15 septembre 2011

Six mois après le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire, les autorités de la commune japonaise de Fukushima se veulent rassurantes. La population, elle, est toujours traumatisée. Et la contamination est bien réelle, même si la municipalité veut limiter l’exode.

Un reportage de Philippe Lagnier

Sommaire du jeudi 15 septembre

Jeudi 15 septembre 2011

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Focus – Fukushima côté terre : entre inquiétude et désolation
Six mois après le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire, les autorités de la commune japonaise de Fukushima se veulent rassurantes. La population, elle, est toujours traumatisée. Et la contamination est bien réelle, même si la municipalité veut limiter l’exode.

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Le web organise la solidarité pour le Japon

Mardi 31 mai 2011

Afin de venir en aide aux victimes du séisme et du tsunami qui ont frappé le pays en mars dernier. Des publicitaires, des artistes et des anonymes se sont mobilisés pour venir en aide à ceux qui ont tout perdu.

Retrouvez les illustrations sélectionnées par Act Responsible ici, les bandes dessinées sur Tsunami Project, et les détails du projet Crochetons pour le Japon ici.

Depuis l’enregistrement du reportage, au total, les bénévoles de Crochetons pour le Japon ont reçu 7.641 carrés, ont déjà assemblé 10 couvertures et estiment en avoir 80 au final. Beaucoup plus que ce qui était initialement prévu !

Japon : « Ils déplacent tout très précautionneusement »

Vendredi 15 avril 2011

Max Streltsov est photographe. Il est actuellement au Japon. Arrivé le 8 avril, il s’est rendu dans le nord de l’île de Honshu, dans la préfecture de Miyagi, durement touchée par le tsunami qui a ravagé la côte le 11 mars dernier. Il nous raconte. Un reportage exclusif pour Global mag.

Photo de Minamisanriku/Max Streltsov

Photo de Minamisanriku/Max Streltsov

« Le tsunami a été tellement puissant qu’il a détruit les habitations à leur base. Comme la plupart des villes étaient situées dans les vallées, près de la côte, les murs, les voitures et le contenu des maisons, transformés en ruines, ont été déposés là où les montagnes commencent.»

Ville de Kessennuma / Max Streltsov

Ville de Kessennuma / Max Streltsov

« Les Japonais sont vraiment très efficaces. Ils récupèrent très vite : ils ont déjà nettoyé les routes, reconstruit des autoroutes… Et maintenant, ils commencent à nettoyer les ruines, dans les villes détruites. »

Ville de Kessennuma / Max Strelstov

Ville de Kessennuma / Max Strelstov

« Ce qui m’a beaucoup surpris, c’est que dans d’autres pays, après une catastrophe pareille, les gouvernements enlèvent les ruines et commencent à tout reconstruire : de nouvelles maisons, de nouvelles usines… Mais ici, ils déplacent tout très précautionneusement car ils savent qu’il y a des objets qui ont beaucoup de valeur aux yeux des gens. On a trouvé par exemple un endroit où les gens amènent les albums-photos de famille, les souvenirs trouvés dans les ruines. Les soldats font des recherches, fouillent, de façon très soigneuse, c’est vraiment surprenant. »

Ville de Rikuzentakata/Max Streltsov

Ville de Rikuzentakata/Max Streltsov

« Il y a aussi des gens qui cherchent dans les ruines de leurs maisons, ça dépend : certaines zones sont encore fermées aux civils. Dans les autres, on voit les anciens habitants et les soldats qui cherchent. »

Ville de Rikuzentakata/Max Streltsov

Ville de Rikuzentakata/Max Streltsov

« On est à 150km de Fukushima, il n’y a pas de menace nucléaire ici. Les gens portent des masques, mais ils en portent tout le temps, ce n’est pas pour se protéger d’éventuelles radiations. Pour le moment, ils s’inquiètent surtout pour leur maison et la façon dont ils vont vivre dans le futur. Et puis, ici, ça n’a rien à voir avec Fukushima. Là-bas, il y a des villes fantômes, d’où les gens ont dû partir le plus vite possible, en abandonnant tout. Il y a des corps encore là-bas. »

Kesennuma/Max Streltsov

Kesennuma/Max Streltsov

« Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est plutôt l’amiante et les usines chimiques situées près des côtes. L’amiante a été utilisée dans la construction de bâtiments par le passé, et maintenant elle est donc présente dans les ruines. Les gens portent donc des masques, pour se protéger quand ils fouillent. Et c’est aussi ce qu’on m’a recommandé de faire. »

Kessennuma/Max Streltsov

Kessennuma/Max Streltsov

Après être resté dans la région de Sendai, Max Streltsov prévoit maintenant de partir vers le sud, vers Fukushima.

Kessennuma/Max Streltsov

Kessennuma/Max Streltsov

Propos recueillis par Oriane Raffin

Japon : nouveau séisme, la zone d’exclusion va être élargie

Lundi 11 avril 2011

Un mois jour pour jour après le séisme et le tsunami qui ont secoué l’archipel, la population panse toujours ses plaies, alors que le gouvernement dénombre au moins 13.000 morts. Ce lundi, la terre a de nouveau tremblé, entraînant une nouvelle fois une alerte au tsunami sur la côte est du Japon.

Nouvelle plus encourageante, concernant la centrale de Fukushima, les autorités ont affirmé que le risque d’«une nouvelle fuite radioactive majeure s’est considérablement réduit». Thomas Breuer, de Greenpeace International est allé à plusieurs reprises faire des mesures autour de la centrale de Fukushima. Il nous raconte ce qu’il a constaté sur le terrain :

Décision qui devrait réjouir l’ONG : les autorités ont décidé d’élargir la zone d’exclusion -actuellement de 20km- autour de Fukushima. Elle pourrait passer à 30km autour du site, alors que certains pays, comme les Etats-Unis, recommandent à leurs ressortissants de ne pas s’approcher à plus de 80km.

O.R.