Archive pour le mot-clef ‘voiture’

Roule ma frite, roule mon canard

Vendredi 30 septembre 2011

Sur l’Ile d’Oléron, en Charente, une association récupère l’huile de friture dans les restaurants. Une fois filtrée, elle est utilisée dans les réservoirs du train touristique de l’île ou de certains véhicules diesel. En Dordogne, on fait pareil avec la graisse de canard.

Un reportage de Grégory Schepard

En route !

Mardi 17 mai 2011

Michel-LEROND11-150x150Depuis trois ou quatre décennies, dans les pays développés, et en France en particulier, tout a été fait pour favoriser la voiture au détriment des autres modes de déplacement. L’étalement urbain notamment (en 40 ans la distance domicile-travail en France est passée de 4 à 40 km) a rendu la voiture indispensable.

Par Michel Lerond

Les impacts de l’étalement urbain supposent de repenser les transports mais aussi la route elle-même. Les études d’impact relatives aux infrastructures routières ont beaucoup évolué et la mise en œuvre de suivis a été efficace quand à la définition des tracés et leur intégration la moins dommageable dans l’environnement. Il apparaît nécessaire maintenant d’intervenir plus en amont de cette évaluation avec une démarche prospective.

route

Un des éléments forts de caractérisation des infrastructures sont les plantations au bord des routes. Ces plantations répondaient, à l’origine, à plusieurs utilités comme la séparation des domaines public et privé, l’assèchement des voies, l’apport de bois et aussi… une recherche de beauté. Aujourd’hui ces alignements d’arbres ne conservent plus que des fonctions paysagères et sont, de plus en plus souvent, coupés pour élargir les voies ou prévenir des accidents, compte tenu de l’évolution du trafic.

Certes, les plantations ne doivent pas constituer un danger pour les usagers de la route, mais alors pourquoi ne pas repenser totalement la conception des infrastructures. Alors que l’on nous abreuve des conclusions du Grenelle de l’environnement, des trames vertes et bleues, des plans climat-énergie et autres programmes de développement durable, voilà une belle opportunité de passer du discours aux actes.

Si l’on considère la route, non seulement comme une infrastructure de déplacement, mais aussi comme une infrastructure d’aménagement du territoire, alors on peut lui attribuer des fonctions paysagères (esthétique du tracé routier et insertion dans le paysage traversé), des fonctions économiques (régulation de l’hydraulique de surface, alimentation des filières bois-énergie), des fonctions environnementales (biodiversité pour les oiseaux, insectes et chauve-souris particulièrement ; absorption des polluants dus à l’automobile), etc.

Cette façon de voir suppose une conception différente des plantations, pour passer d’alignements simples à de véritables corridors écologiques qui nécessitent une emprise plus importante. Cela n’est pas possible partout pour le réseau existant, mais ce peut être le cas dans la traversée de plaines de cultures ou de voies neuves. L’emprise se ferait quasiment toujours aux dépens des surfaces agricoles, c’est vrai, mais ce serait aussi une façon pour l’agriculture de « rendre les fonctions » qu’elle ne remplit plus… et d’y retrouver son compte (prévention de l’érosion des terres agricoles, inondations, biodiversité des prédateurs d’insectes, etc.). Ainsi plus réfléchies en amont, les routes pourraient aussi rassembler les réseaux divers enterrés (électricité, téléphone, eau et assainissement, etc.) et deviendraient ainsi des infrastructures totales, ce qui commence à se pratiquer, mais trop timidement encore. Cela suppose une volonté politique affirmée et une autre gouvernance de la multitude d’intervenants, au plus près du territoire, en passant par des collectivités territoriales restructurées de façon plus lisible… Vaste chantier !

Michel Lerond, écologue essayiste

Pour lire d’autres chroniques de Michel Lerond, consultez son blog ou jetez un oeil à son livre, Qu’est-ce qu’on attend, publié chez L’Harmattan en avril 2010 (14,50 euros).

Photo de Mtsrs sur FlickR

Course voiture/vélo dans les rues de Rome

Jeudi 17 février 2011

De la piazza del Popolo à la piazza Venezia, nos chroniqueurs Raphaël Hitier et Hélène Seingier se livrent à un nouveau challenge. Qui de la voiture ou du vélo arrivera en premier ?

Plus d’infos sur la ville de Rome.

Sommaire du jeudi 17 février

Jeudi 17 février 2011

EM29-OKCourse voiture/vélo dans les rues de Rome
De la piazza del Popolo à la piazza Venezia, nos chroniqueurs Raphaël Hitier et Hélène Seingier se livrent à un nouveau challenge. Qui de la voiture ou du vélo arrivera en premier ?

Sciences – la lutte contre les bouchons
Raphaël Hitier nous livre quelques solutions envisagées pour aider les automobilistes à éviter les pics de circulation et les voies encombrées. Le téléphone portable est un des outils d’avenir, mais d’autres alternatives futuristes sont à l’étude.

Contributif -Business écolo pour coursiers sourds
A Bombay, une entreprise offre un emploi à des livreurs sourds, qui ne peuvent donc pas conduire dans ce pays où les klaxons font la loi. Ils empruntent donc les transports en commun : une démarche écolo en plus d’être solidaire.

Focus – Comment choisir un détergent vert ?
Des spécialistes nous livrent des conseils pour bien choisir entre ces produits censés être verts et non toxiques. A la chasse aux labels…

Domino – Huile d’argan : succès en Europe, raréfaction au Maroc
Star des instituts de beauté occidentaux, la demande européenne a explosé, pour le bonheur des coopératives marocaines. Mais en raison de la désertification, l’arganier est en voie de disparition.

Les tribus de la route 2/5 – en voiture

Mardi 1 février 2011

Les automobilistes parisiens sont en rogne, dans la capitale la plus embouteillée d’Europe. Tensions, stress et accidents, au menu des conducteurs.

Plus d’infos sur le stress en voiture.